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Upanishads du yoga
ANONYME
GALLIMARD
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070719532
Le yoga, dont nous sommes si justement curieux mais si légèrement férus, pourrait bien remonter à la civilisation de Mohenjo-Daro, au monde protodravidien. Les Aryens qui envahirent l'Inde voilà près de quatre mille ans eurent donc à compter avec ce yoga archaïque, individualiste, opposé aux principes des Veda, selon que le salut s'obtient en accomplissant d'abord scrupuleusement tous les devoirs d'état et peut-être même d'Etat. Accepter le yoga, c'eût été, notamment, répudier le système des castes. Eliade, Filiozat, Masson-Oursel ont permis aux Français de connaître les vrais principes du yoga.Et voici que nous leur apportons des textes essentiels, dans la traduction d'un des meilleurs indianistes français, M. Jean Varenne, professeur à l'université d'Aix. Eclairés par une substantielle introduction, qui élucide l'histoire et le contenu de la notion, les Upanishads du yoga, tant bien que mal intégrées dans ce canon védique qu'en un sens elles tendent à miner, se présentent comme des poèmes spéculatifs et didactiques rédigés en sloka (strophes de quatre octosyllables un peu lâches de facture). L'essentiel ici n'est pas la métrique, évidemment, mais les idées, la méthode: l'ensemble des techniques permettant de trancher les liens qui retiennent l'âme captive. Cet oiseau migrateur souffre en captivité. On suivra avec profit le cheminement qui conduit du retrait des sens à la contemplation, de celle-ci au recueillement parfait, avant d'atteindre à l'autonomie absolue. Pas de subitisme, par conséquent, dans cette doctrine. Un gradualisme attentif, méticuleux, plutôt. Nous sommes loin du Yoga pour lui, pour elle, pour tous. Voici le yoga pour ceux qui le méritent.
Nous continuons la publication de nos célèbres Mille et Une Nuits, dans la superbe traduction - la meilleure - de Miquel et Bencheikh. Nous avons choisi de donner un volume plus court, pour ne pas gêner la future Pléiade qui a redémarré, et pour être moins cher et plus facile à vendre. Le volume reçoit son titre de Sindbâd : ce célèbre roman (120 pages !), qui a inspiré onze films de 1948 à 1980, a fasciné l'Occident. Son héros n'est pourtant pas un marin ; il suit toujours le même itinéraire, de Bagdad à Bassora, et va d'île en île pour vendre ses marchandises. D'une aventure à l'autre, il tire une leçon : la fortune ne s'acquiert que dans le danger. Pendant longtemps, ce récit a été indépendant des Mille et Une Nuits. C'est Galland qui l'y a adjoint, nous livrant ainsi le premier "une parole vivante", qui nous entraîne "vers un rêve qui se peuple de désirs". Les autres récits sont beaucoup plus brefs, qu'il s'agisse des fables animalières ou des "brèves de contes" : - Les fables font parler les animaux, comme chez Esope ou Bidpaï, dans une langue très littéraire, parsemée de maximes et de poèmes. Le thème central est la félonie de l'homme qui exploite, puis tue les animaux. Mais s'agit-il d'animaux, ou d'hommes asservis ? - Les brèves de contes (qui parfois ne dépassent pas cinq pages) traitent des sujets les plus divers : de la générosité à la conquête de l'Espagne, et aux luttes pour le califat. Il s'agit donc d'un recueil très varié, mais toujours de lecture facile - et fascinante. Plusieurs de ces contes sont inédits en français, en particulier les fables animalières.
La jeune Berlinoise qui a rédigé ce journal, du 20 avril 1945 - les Soviétiques sont aux portes - jusqu'au 22 juin, a voulu rester anonyme, lors de la première publication du livre en 1951, et après. A la lecture de son témoignage, on comprend pourquoi. Sur un ton d'objectivité presque froide, ou alors sarcastique, toujours précis, parfois poignant, parfois comique, c'est la vie quotidienne dans un immeuble quasi en ruine, habité par des femmes de tout âge, des hommes qui se cachent: vie misérable, dans la peur, le froid, la saleté et la faim, scandée par les bombardements d'abord, sous une occupation brutale ensuite. S'ajoutent alors les viols, la honte, la banalisation de l'effroi. C'est la véracité sans fard et sans phases qui fait la valeur de ce récit terrible, c'est aussi la lucidité du regard porté sur un Berlin tétanisé par la défaite. Et la plume de l'auteur anonyme rend admirablement ce mélange de dignité, de cynisme et d'humour qui lui a permis, sans doute, de survivre.
Eiríck le Rouge, condamné au bannissement à la suite des meurtres de Eyjóld la Fiente et de Hrafn le Duelliste, met les voiles et part à la découverte du Groenland. Leifr, fils d? Eiríck et de Thjódhildr, part du Groenland vers la Norvège mais son bateau est détourné vers les Hébrides ? Quant à Thorfinn Karlsefni, fils de Thórdr Tête-de-cheval, il part à la découverte du Vinland, contrée lointaine de Terre-Neuve?Le nom d?Eiríck le Rouge évoque l?aventure, la bravoure, la magie des vikings et les découvertes de contrées sauvages du Grand Nord?
Prostituées, entremetteuses, filous, rufians, épouses à la cuisse innombrable, maris trompés ou complaisants, prêtres et moines également goinfres et paillards, étudiants un peu trop lestes et marchands un peu trop malins, miracles de carnaval et hauts faits de mauvais lieux, telle est la substance des fabliaux dont le comique énorme, la truculence déjà rabelaisienne sont comme l'envers du Moyen Âge courtois et la dérision du monde chevaleresque.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : L'Urgence est de vivre dans l'espace de la conscience, qui ne connaît ni commotion du désir, ni rumeur de la pensée, le paradoxe de l'existence. C'est le message de Krishna à son disciple et ami Uddhava : " [...] maître des sens, maître de ta pensée, cet univers, regarde-le comme déployé en toi, et toi, regarde-toi comme déployé en moi, le Souverain de toute chose. " III.7 t 9. Krishna se situe perpétuellement au confluent de la fiction et de la réalité, en ce point magique d'où s'écoulent des milliers de fleuves, emportant chacun une existence, pour finir par le résorber dans l'océan de la Conscience. Il cristallise son message en termes invisibles, comme une épée de lumière au c?ur d'un foisonnement de couleurs. Tout n'est qu'un unique océan, fait d'Être, de Conscience et de Béatitude. Le catalyseur dans cet échange ultime est d'une totale simplicité, c'est le courant d'amitié qui réduit à néant les rôles respectifs et temporaires de maître et de disciple. Ce texte sublime du Xe siècle, est un trésor de l'humanité. Il en émane la clarté fulgurante d'un traité philosophique, l'harmonie d'un hymne antique, l'intimité d'un secret murmuré, destiné à changer la vie. Traduit du sanskrit par Alain Porte.
Ou'est-ce que l'hindouisme ? Ce n'est pas une religion du type des nôtres qu'on pourrait définir d'abord négativement en isolant d'elles l'ensemble des formes non religieuses de l'existence. A certains égards, il est inséparable de la spéculation philosophique ; à d'autres, de la vie sociale." Cet ouvrage explore une pensée aussi importante que peu connue en Occident et nous fait découvrir à la fois sa littérature fondatrice, ses mythes, ses concepts, ses rites et son histoire, depuis ses origines jusqu'à l'époque contemporaine.
La voie de la non-violence n'est pas seulement l'apanage des saints et des sages, mais aussi bien de tous les autres hommes. «La non-violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L'esprit somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force physique. La dignité de l'homme exige d'obéir à une loi supérieure : à la force de l'esprit.» Dans l'histoire de l'humanité, Gandhi est le premier à avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan social et politique.
Ramana Maharshi (1879-1950) compte parmi les plus grands maîtres de l'Inde contemporaine. Sans aucune étude ni initiation, il atteignit l'illumination et vécut en ermite dans la sainte montagne d'Arunachala. Son enseignement principalement oral attira à lui des milliers d'Indiens et d'occidentaux. A la fois conforme à la vérité la plus profonde des textes sacrés de l'hindouisme et détachée d'une érudition sclérosante, sa parole s'autorisait des excursions dans la pensée évangélique qu'il éclairait d'un jour nouveau. En maître socratique, il ne donnait jamais de leçons magistrales, mais se contentait de répondre aux questions qu'on lui posait et d'en susciter de nouvelles. Plus de trente ans après la première traduction française de ces entretiens, voici enfin une édition critique et intégrale de ce classique de la spiritualité vivante.