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Le corps, ses dimensions cachées. Pratiques scéniques
Freixe Guy
DEUXIEME EPOQUE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782377690183
La modernité a inventé de nouvelles subjectivités grâce notamment à un changement profond de sa conception de la corporéité. Le corps, lieu de projection de l'identité personnelle, a été la fabrique de l'identité moderne. Entre l'écriture dramatique et l'écriture scénique, la force d'apparition prise par le corps de l'acteur au début du XXe siècle a été un événement essentiel. Aujourd'hui, les enjeux liés à cette prédominance de la pensée du corps en scène et de son émancipation dans la représentation sont vastes et complexes. Le corps, tel qu'il est questionné dans cet ouvrage, tient à la fois du corps visible et de l'invisible qui, comme son ombre, l'accompagne. Dans une perspective pluridisciplinaire, à la croisée des arts du théâtre, de la danse, du mime, du cirque, de la marionnette, nous souhaitons interroger dans cet ouvrage le corps prismatique de l'acteur-performeur, entre organicité et artifice, plasticité et insoumission, fêlure et énigme. Un corps qui ouvre un au-delà du sens et du sensible, et rayonne à partir du mystère de l'en-dedans.
Après une série d'ateliers - menés dans les écoles nationales de marionnette et d'art dramatique ESNAM et ENSATT, à l'association de recherche des traditions de l'acteur ARTA et à l'association DJARAMA à Dakar - Guy Freixe fait une synthèse de son parcours pédagogique. La culture et la pratique du masque constituent pour lui une véritable école de l'acteur reliée aux sources du théâtre : "Cet ouvrage ne se veut pas une méthode d'apprentissage technique du jeu masqué, parce que je ne pense pas que le masque soit une technique de jeu parmi d'autres. Je le considère plutôt comme un instrument, infiniment précieux, qui donne accès aux fondamentaux du jeu de l'acteur. [...] Non seulement le masque donne à l'acteur son pouvoir d'incarnation mais il lui demande une mise en forme pour représenter la vie. Cette forme passe par le corps, par la métaphore, par la transformation. [...] Ce livre cherche à faire partager mes trente-cinq années d'engagement dans une pédagogie qui se rattache à cette "voie française de la scène européenne" qui passe par Copeau, Dullin, Jouvet, Vitez, Lecoq, Mnouchkine. Le masque comme école de jeu ! " Nous devons la riche illustration photographique du "Masque en jeu" à Christophe Loiseau, spécialiste reconnu dans l'art du portrait, qui a suivi les différents ateliers pour retranscrire par l'image les processus pédagogiques et montrer comment le masque permet de devenir l'Autre.
L'ouvrage Le Théâtre et l'Esprit du temps permet d'examiner le théâtre dans son rapport avec ce qui surgit dans le présent et le bouleverse. Le livre dissocie les différentes positions à l'égard du "? nouveau ? " et de son insertion sur la scène contemporaine. Georges Banu sépare ici les découvreurs de "? l'esprit du temps ? " les lanceurs, les suiveurs et les épigones. Il s'agit d'un processus qui naît de l'émergence et de ses conséquences, jusqu'à l'érosion et l'épuisement de cette radicalité propre à "? l'esprit du temps ? " notamment lorsque de grands artistes le mettent à jour. A cela s'ajoutent les réflexions sur "? le grand format et son incidence au niveau de la création et de la perception des spectacles longue durée ? " , de même que l'examen de l'ouverture du théâtre vers d'autres arts, le roman ou encore le cinéma. Le livre analyse également des motifs récurrents de la mise en scène tels que "? le monde comme hôpital ? " ou "? le croisement des durées ? ", avec tout ce que cela entraîne et les solutions inédites qui permettent d'enrichir le champ visuel de la scène contemporaine.
Des premières Dionysies sous l'acropole d'Athènes (Ve siécle av. J.-C.) aux représentations jusque dans les confins de l'empire gréco-romain (IVe siècle ap. J.-C.), l'acteur n'a joué que masqué. Or, les études sur le théâtre antique examinent principalement les textes dramatiques et ce faisant négligent encore trop souvent l'appareillage scénique, pourtant capital à cette théâtralité où la parole ne faisait qu'un avec la musique, le chant et la danse. Parmi les éléments du langage scénique, bien plus que le costume, les accessoires ou le décor, le masque, d'ordinaire délaissé, occupe la première place. Il était grand temps de réévaluer la période que constitue l'Antiquité classique dans l'histoire des arts du spectacle à partir d'un objet aussi essentiel au jeu de l'acteur. De manière totalement inédite, les grands genres du théâtre gréco-romain (tragédie, comédie, drame satyrique, pantomime, atellane, palliata) sont abordés à partir du masque lui-même. Les trois premiers chapitres de l'ouvrage retracent les origines et les significations du masque antique jusqu'à ses évolutions au cours de voyages dans l'espace comme dans le temps, le quatrième est consacré aux transferts et répercussions de ces masques aux XXe et XXIe siècles, le cinquième à des ateliers d'expérimentation scénique. Présenter le masque antique dans sa réalité scénique, ses fonctions et usages, ses évolutions, sa typologie, voila l'ambition du présent ouvrage qui croise les études de chercheurs et d'artistes A travers une approche qui se veut interdisciplinaire et internationale.
Les collectifs artistiques, l'actualité en est pleine. Cet ouvrage replace ce phénomène dans son sillon historique. Alors que les années soixante et soixante-dix voient fleurir les communautés artistiques, les années quatre-vingt marquent le déclin des utopies politiques et le retour des signatures individuelles des metteurs en scène. Aujourd'hui, les collectifs bousculent les modes de création. L'acteur reprend les rênes et invente une écriture de plateau éclatée, rebelle, libertaire. Cette autre façon de créer est aussi un geste politique : les collectifs dans leur fonctionnement et leur esthétique questionnent notre démocratie et proposent un théâtre en prise avec notre temps, vivant, libre, qui redonne du souffle à la scène actuelle.
Résumé : Dans divers champs artistiques, en danse en particulier, la référence à la "contemporanéité" est fréquemment utilisée et se retrouve sur nombre de continents. En même temps, elle fait l'objet de différentes interprétations selon les espaces géographiques, leur histoire, le contexte social, économique, politique, mais aussi selon les chorégraphes et les danseurs, ce qui rend impossible une définition générale. De plus, une pluralité de termes et de notions entre en jeu pour nommer ce phénomène qui n'a pour l'instant pas trouvé de consensus : fusion, hybridation, métissage, modernité, branchement... Ce volume se propose ainsi de traiter de la notion de " contemporanéité " dans les pratiques chorégraphiques scéniques, de considérer ses définitions, ses utilisations, ses enjeux. Il s'agit plus précisément de saisir la manière dont les acteurs l'interprètent et l'utilisent en mettant en regard l'Afrique et l'Asie du Sud. Comment les praticiens se positionnent-ils ? Quelles transformations, quelles dynamiques, quels paradoxes entraînent, ou non, le passage à la "scène contemporaine" ? Y a-t-il des logiques communes et des relations entre Afrique et Asie du Sud sur ce point et/ou des spécificités propres à chaque continent et même à chaque pays ?
Une interrogation traverse les grandes réformes du théâtre moderne : le rapport de l'acteur, corps de chair, à la sculpture, corps de pierre. Pour devenir "art", la scène engage le dialogue avec les autres arts et c'est à sa relation, jamais étudiée auparavant, avec la sculpture, que ce livre se consacre. Il s'agit ici de placer le théâtre au coeur du dialogue avec l'art de la sculpture et de convoquer les propos et les visions des historiens de l'art ou d'un Auguste Rodin, Antoine Bourdelle ou Alberto Giacometti afin d'éclairer conjointement la quête du théâtre et de la sculpture. Monique Borie interroge les enjeux de la matière aussi bien que les tensions entre le vivant et l'inerte, le mouvement et l'immobilité, la vie et la mort. Elle se situe au carrefour des arts en découvrant comment le corps de pierre regarde du côté du corps de chair. Tandis que le théâtre, lui, art du corps de chair, regarde du côté du corps de pierre.
Pour comprendre la veine créatrice de la compagnie du Théâtre du Mouvement, nous devons nous interroger sur la notion de théâtralité du mouvement et parler des frontières de l'art du mouvement, de l'art du mime et du geste, et de l'art théâtral. Toutes ces dimensions inspirent autant de fascination, sont autant de plaques vibrantes et inspiratrices. A travers une expérience de plus de 40 ans, Claire Heggen et Yves Marc, en partage avec de nombreux acteurs de mouvement, ont développé cette notion large de théâtralité du mouvement qui dépasse les frontières. La pratique corporelle de l'acteur entre mobilité et présence dramatique, le regard aiguisé des metteurs en scène, leur dialogue réciproque et leurs utopies ont nourri la création au sein de la compagnie. Ainsi se sont construites peu à peu, entre sensibilité et réflexion, les recherches créatives ainsi que les bases d'une pédagogie et d'une transmission. Entre autres, la démarche d'Etienne Decroux vers un acteur corporel et dramatique, reste le haut lieu de leurs références sensibles. Il a ouvert la voie d'un genre théâtral en dehors du mot, où la formalisation poétique a autant d'importance que la narration. En plus de leur propre réflexion sur l'art, les auteurs dévoilent dans ce livre les coulisses de leurs parcours et de leurs expériences, au travers de témoignages, de retranscriptions de conférences ou d'entretiens et d'articles de recherche. Une théâtrographie détaillée et commentée permet de saisir le contexte. Les propos sont enrichis d'une centaine de photographies retraçant l'histoire du Théâtre du Mouvement et illustrant plus de 40 ans d'existence.
En reproduisant près de 300 dessins, croquis et montages, ce livre donne accès à l'oeuvre du grand metteur en scène polonais selon un angle nouveau, absolument essentiel. Il révèle à quel point il est un artiste complet en mettant au jour la part graphique de son travail, autre versant de sa production artistique. Il manifeste la part de l'image dans ses productions scéniques à travers de nombreux dessins de scénographie et de costumes ; il ouvre sur l'imaginaire et les visions qui fondent son univers artistique ; il donne à voir, sensiblement, son processus de création, tant le dessin est pour lui comme une forme d'expression première, un acte indispensable dans le cheminement créateur de ses spectacles. Accompagné de textes retraçant son parcours et éclairant son oeuvre plastique, sa création théâtrale, et le dialogue permanent entre les deux, cet ouvrage permet de mieux connaître l'artiste exceptionnel qu'est Krystian Lupa.