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Le théâtre et l'esprit du temps
Banu Georges ; Freixe Guy
DEUXIEME EPOQUE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782377690985
L'ouvrage Le Théâtre et l'Esprit du temps permet d'examiner le théâtre dans son rapport avec ce qui surgit dans le présent et le bouleverse. Le livre dissocie les différentes positions à l'égard du "? nouveau ? " et de son insertion sur la scène contemporaine. Georges Banu sépare ici les découvreurs de "? l'esprit du temps ? " les lanceurs, les suiveurs et les épigones. Il s'agit d'un processus qui naît de l'émergence et de ses conséquences, jusqu'à l'érosion et l'épuisement de cette radicalité propre à "? l'esprit du temps ? " notamment lorsque de grands artistes le mettent à jour. A cela s'ajoutent les réflexions sur "? le grand format et son incidence au niveau de la création et de la perception des spectacles longue durée ? " , de même que l'examen de l'ouverture du théâtre vers d'autres arts, le roman ou encore le cinéma. Le livre analyse également des motifs récurrents de la mise en scène tels que "? le monde comme hôpital ? " ou "? le croisement des durées ? ", avec tout ce que cela entraîne et les solutions inédites qui permettent d'enrichir le champ visuel de la scène contemporaine.
La Cerisaie est une parabole. On le savait, mais ceci s'impose aujourd'hui plus que jamais. Les assimilations sont frappantes car, pareils aux "anciens maîtres", nous sommes nombreux à ne pas trouver de réponse aux questions de jadis, converties en aiguës questions actuelles : comment sauver le livre et les bibliothèques ? Que faire du théâtre et de ses salles ? Il y a beaucoup de "cerisaies" que l'on s'apprête à abattre. Que faire, quand les "nouveaux maîtres" arrivent ? Se retirer, s'allier, combattre les vainqueurs du millénaire qui débute ? Si, dans la Russie de 1904, La Cerisaie annonçait les écartèlements du siècle à venir, elle se trouve maintenant au carrefour d'un combat des valeurs. C'est dans la perspective de cette inquiétude actuelle qu'elle sera relue. "La Cerisaie invite aussi à déceler, ici et là, des aspects peu explorés, des détails inaperçus ou non interprétés, à même d'enrichir l'analyse grâce à des prélèvements ponctuels opérés sur le tissu du texte si souvent visité. Seuls les chefs-d'oeuvre permettent cette approche microscopique, apte à dévoiler des secrets dont la révélation prend le sens d'une signature discrète de la lecture proposée. "L'essai se consacre aussi à la saisie des réponses emblématiques avancées par les grandes mises en scène de La Cerisaie depuis plusieurs décennies. Elles nous confortent dans l'idée que tout grand texte à large ouverture permet un traitement prismatique rebelle à l'égard de ce mirage trompeur qu'est l'interprétation exemplaire. Le spectateur que je suis s'efforcera d'esquisser, dans le sens barthésien du terme, l'éventail de puncta scéniques repérés chez Strehler, Brook, Stein, Zadek ou Braunschveig... Récit personnel d'un témoin des Cerisaie qui ont dialogué avec l'esprit d'une époque et ont enregistré ses troubles. "L'essai se situera au croisement, affirmé comme subjectif, de ces trois directions. Une manière de rappeler le jeu d'échos suscités par cette oeuvre maîtresse érigée en figure symbolique de la séparation."
Résumé : C'est d'un parcours que ce livre parle. Celui que Peter Brook commença à Paris avec Timon d'Athènes en 1974 et qui s'est poursuivi jusqu'à Hamlet un quart de siècle plus tard. Refusant l'immobilité, Brook est passé ainsi du cycle du c?ur au cycle du cerveau. A travers le " théâtre des formes simples ", le metteur en scène a aussi bien visité des chefs-d'?uvre du répertoire qu'adapté de grands textes des cultures non européennes. Il a dispensé des leçons ouverture qui lui ont permis d'aborder des territoires inconnus ou d'explorer la " planète secrète " du cerveau. Il a fait sienne une conviction : celui qui n'avance pas recule. Les Bouffes du Nord, théâtre devenu emblématique, ont servi de foyer à une quête accomplie à travers des spectacles aussi célèbres que La Conférence des oiseaux, La Tragédie de Carmen, La Cerisaie, Le Mahabharata, La Tempête et, plus récemment, L'Homme qui ou Je suis un phénomène. Ainsi Brook affirma-t-il son art du théâtre. Art de la relation. Art de la présence et de l'immédiateté sur fond de mémoire des origines ou d'expédition au c?ur de la maladie : révéler ce qui est caché, voilà son but. Art réalisé grâce à des acteurs venus d'horizons différents et soucieux de conquérir un public qui reconstitue fa communauté tout entière. Un théâtre de l'affirmation et de la plénitude. C'est en témoin que Georges Banu écrit. Nourri par la connaissance directe du parcours de Peter Brook aux Bouffes du Nord, il conjugue l'analyse et l'aveu en signant un livre personnel où l'on retrouve la trace de cet art lumineux où, toujours, la vie l'emporte.
Plusieurs propositions scéniques contemporaines mettent en scène des comédiennes et comédiens non-professionnels, et des acteurs professionnels handicapés, figures singulières du théâtre. Ils appartiennent pour la plupart à des "publics empêchés" : réfugiés (les Cantieri Meticci), ex-détenus (Iliade, Une longue peine), issus de quartiers ou de classes populaires (F(l)ammes, Moi, Corinne Dadat), ou bien en situation de handicap (les spectacles de Madeleine Louarn). Ces créations inclusives et novatrices, parfois militantes, déploient des écarts entre nos imaginaires cloisonnés et les réalités irréductibles de chaque vie ou fiction. Dans cet ouvrage collectif, metteurs en scène, comédiens et théoriciens reviennent sur les processus, les enjeux et la réception de ces spectacles qui ébranlent parfois, ou mettent à nu, le dispositif théâtral. Que suscitent ces espaces d'accès à l'attention et aux métamorphoses, quand c'est de fiction qu'il s'agit ? De quelle façon ces créations interrogent-elles nos classifications sociales ou esthétiques, et en définitive, nos regards de spectateurs et spectatrices ? Gageons que ces manières de faire et d'être sur les plateaux viennent ouvrir nos scènes, instaurer de possibles liens et enrichir la perception que nous avons des autres dans l'ordinaire de nos vies.
Depuis la fin du XXe siècle, les arts de la scène ont multiplié les expériences de partage que ce soit par la participation. l'immersion, l'interaction, ou des spectacles aux messages troubles qui se dérobent à une narration linéaire et close, a la figuration et à l'identité. Induisant des mouvements de sens en commun, quoique non communs, ces spectacles contemporains rejoignent à maints égards l'aspiration du philosophe Jean-Luc Nancy à promouvoir " l'être-ensemble ". Ce concept-clé de Nancy renvoie à la nécessité de repenser le commun. Cherchant à éviter des pensées déterminatrices de la communauté, il conçoit l'être-ensemble comme une dynamique sans achèvement, un mouvement de sens qui se nourrit de tous les échanges. Ce mouvement est d'abord partage, et lieu de la question. Quand les scènes présentent des dispositifs ouverts, elles ne cherchent pas à transmettre un sens de façon autoritaire ni marne simplement à " activer " le public. Elles deviennent ainsi le lieu d'une mise en jeu de soi, de questions. de gestes. Elles performant un être-ensemble. La nature de ces échanges varie néanmoins d'un spectacle a l'autre : elle n'est pas simplement sémiologique, performative ou participative, mais complexe. Les études rassemblées dans cet ouvrage tentent de sonder les vecteurs de sens, les terrains du partage sensible et les rapports intersubjectifs induits par les dispositifs théâtraux. Elles analysent la dimension réflexive et autoréflexive de ces relations qui stimule le partage... autant qu'elle l'empêche d'aboutir.
Pour comprendre la veine créatrice de la compagnie du Théâtre du Mouvement, nous devons nous interroger sur la notion de théâtralité du mouvement et parler des frontières de l'art du mouvement, de l'art du mime et du geste, et de l'art théâtral. Toutes ces dimensions inspirent autant de fascination, sont autant de plaques vibrantes et inspiratrices. A travers une expérience de plus de 40 ans, Claire Heggen et Yves Marc, en partage avec de nombreux acteurs de mouvement, ont développé cette notion large de théâtralité du mouvement qui dépasse les frontières. La pratique corporelle de l'acteur entre mobilité et présence dramatique, le regard aiguisé des metteurs en scène, leur dialogue réciproque et leurs utopies ont nourri la création au sein de la compagnie. Ainsi se sont construites peu à peu, entre sensibilité et réflexion, les recherches créatives ainsi que les bases d'une pédagogie et d'une transmission. Entre autres, la démarche d'Etienne Decroux vers un acteur corporel et dramatique, reste le haut lieu de leurs références sensibles. Il a ouvert la voie d'un genre théâtral en dehors du mot, où la formalisation poétique a autant d'importance que la narration. En plus de leur propre réflexion sur l'art, les auteurs dévoilent dans ce livre les coulisses de leurs parcours et de leurs expériences, au travers de témoignages, de retranscriptions de conférences ou d'entretiens et d'articles de recherche. Une théâtrographie détaillée et commentée permet de saisir le contexte. Les propos sont enrichis d'une centaine de photographies retraçant l'histoire du Théâtre du Mouvement et illustrant plus de 40 ans d'existence.
Si le terme "performance" recouvre diverses acceptions dans le langage courant, la notion de "performance artistique" n'en est pas moins riche, polysémique et transdisciplinaire. L'ouvrage revient sur les moments-clés du festival Préavis de Désordre Urbain qui a accueilli pendant dix ans, à Marseille, plus de 280 artistes venus du monde entier. Trainings, workshops et résidences ont donné corps à une multitude de créations contemporaines in et outdoor, bouleversant non seulement les disciplines traversées, mais également le geste même de la performance en l'inscrivant dans l'espace public. Samuel Wahl a plongé dans ces expériences, interrogeant artistes, participants et promoteurs de Préavis de Désordre Urbain. Il livre un récit critique en mettant en lumière les approches artistiques et l'évolution des enjeux qui se font jour au fil des années dans la confrontation sensible à l'espace urbain et humain.