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Scènes en partage. L'être-ensemble dans les arts performatifs contemporains
Beaufils Eliane ; Morant Alix de
DEUXIEME EPOQUE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782377690145
Depuis la fin du XXe siècle, les arts de la scène ont multiplié les expériences de partage que ce soit par la participation. l'immersion, l'interaction, ou des spectacles aux messages troubles qui se dérobent à une narration linéaire et close, a la figuration et à l'identité. Induisant des mouvements de sens en commun, quoique non communs, ces spectacles contemporains rejoignent à maints égards l'aspiration du philosophe Jean-Luc Nancy à promouvoir " l'être-ensemble ". Ce concept-clé de Nancy renvoie à la nécessité de repenser le commun. Cherchant à éviter des pensées déterminatrices de la communauté, il conçoit l'être-ensemble comme une dynamique sans achèvement, un mouvement de sens qui se nourrit de tous les échanges. Ce mouvement est d'abord partage, et lieu de la question. Quand les scènes présentent des dispositifs ouverts, elles ne cherchent pas à transmettre un sens de façon autoritaire ni marne simplement à " activer " le public. Elles deviennent ainsi le lieu d'une mise en jeu de soi, de questions. de gestes. Elles performant un être-ensemble. La nature de ces échanges varie néanmoins d'un spectacle a l'autre : elle n'est pas simplement sémiologique, performative ou participative, mais complexe. Les études rassemblées dans cet ouvrage tentent de sonder les vecteurs de sens, les terrains du partage sensible et les rapports intersubjectifs induits par les dispositifs théâtraux. Elles analysent la dimension réflexive et autoréflexive de ces relations qui stimule le partage... autant qu'elle l'empêche d'aboutir.
Qu'est-ce que la violence sur scène? Le théâtre des années 1990 s'ouvre à des explosions de douleur, des mises à mort sanglantes, des tortures indifférentes. On assiste partout à la fin de l'être, une fin rendue chair dans le déchaînement de questions sans réponse. Le jeu ainsi arrimé au corps et à l'interrogation du spectateur est un appel qui invite le public à accompagner les gens de théâtre dans le franchissement de limites. Mais la violence, si forte soit-elle, ne suscite pas nécessairement l'adhésion du spectateur à l'exploration de nouveaux possibles. Il convient donc d'étudier les modalités de son esthétisation, le jeu des signifiés et de ses effets psychophysiologiques dans un contexte idéologique bouleversé. A l'aube de ce nouvel âge qui suit l'affrontement Est-Ouest, le théâtre de Dea Loher et de Moritz Rinke interroge l'humain, alors que celui de Dirk Dobbrow ou d'Hans Jörg Schertenleib opère des transgressions plus cyniques. Quand la violence ne s'inscrit plus dans un cadre linéaire, dramatique, l'attention requise est plus grande encore, car il n'y a plus d'adéquation entre les signes sociaux connus, leurs signifiés et leurs effets. L'agression va de pair avec une explosion des tabous, des discours et de l'imagerie scénique. S'arracher à ses attentes produit, avec Albert Ostermaier, un mouvement ludique, mais Hermann Nitsch, Elfriede Jclinek et Werner Schwab se montrent d'une cruauté exigeante, furieuse ou douloureuse.
Cet ouvrage s'adresse principalement aux étudiants préparant le concours du CAPES de physique et chimie et le CAPLP mathématiques-sciences physiques. Il intéressera. également les collègues enseignants et formateurs du secondaire et de première année d'université.. L'ouvrage présente un certain nombre d'expériences exploitant les nouvelles possibilités d'expérimentation (acquisition automatique, pilotage) et d'analyse. de mesures (traitement numérique, modélisation) rendues possibles par l'instrumentation actuelle. Pour autant le souci a été de garder des expériences simples, l'objectif étant la maîtrise des bases techniques et la compréhension des. expériences. L'ouvrage comporte ainsi plus de 80 expériences largement illustrées : schématisations de principe, schémas de montages, photographies des dispositifs, copies d'écran. . . Daniel Beaufils, d'abord professeur agrégé de physique, a été détaché à l'Institut national de recherche pédagogique (INRP) où ses recherches ont porté sur les questions didactiques liées à l'utilisation des outils informatiques dans l'enseignement de la physique. Il est, depuis de nombreuses années, maître de conférences et enseigne à l'université Paris II, notamment dans le cadre de la préparation au CAPES de physique et chimie.
Grâce à l'irruption et à la généralisation du podcasting depuis vingt ans, une nouvelle époque a commencé pour la radio de création dans les domaines de la fiction et du documentaire. La production et l'écoute de podcasts ont en partie déplacé les enjeux de concurrence et de publics vers le web. Elles ont aussi modifié la perception de la place de la radio dans la production et la transmission de mondes sonores intéressants. L'ouvrage met en avant des auteurs et des réalisateurs (Sebastian Dicenaire, Mariannick Bellot, Pierre Senges, François Pérache, Alexandre Plank, Christophe Rault, Sébastien Schmitz, Tanguy Viel, côté fiction ; José Pivin, Kaye Mortley, Irène Omélianenko, Sophie Simonot, Elise Andrieu, côté documentaire). Il aborde diverses facettes de la création de fictions ou de documentaires (l'esthétique du studio et du hors-studio, le format court, les types d'écoute, la composition musicale, la voix audio-fictionnelle, le rapport au visuel, les conditions de production à France Culture, les enjeux éthiques du documentaire, le mélange des genres...). Il propose quelques panoramas critiques (la fiction jeunesse, les ouvres primées...). Il associe auteurs, réalisateurs, producteurs, responsables de programmes et chercheurs afin d'éclairer la métamorphose actuelle de la radio de création, principalement en France et en Belgique.
Si le terme "performance" recouvre diverses acceptions dans le langage courant, la notion de "performance artistique" n'en est pas moins riche, polysémique et transdisciplinaire. L'ouvrage revient sur les moments-clés du festival Préavis de Désordre Urbain qui a accueilli pendant dix ans, à Marseille, plus de 280 artistes venus du monde entier. Trainings, workshops et résidences ont donné corps à une multitude de créations contemporaines in et outdoor, bouleversant non seulement les disciplines traversées, mais également le geste même de la performance en l'inscrivant dans l'espace public. Samuel Wahl a plongé dans ces expériences, interrogeant artistes, participants et promoteurs de Préavis de Désordre Urbain. Il livre un récit critique en mettant en lumière les approches artistiques et l'évolution des enjeux qui se font jour au fil des années dans la confrontation sensible à l'espace urbain et humain.
Pour comprendre la veine créatrice de la compagnie du Théâtre du Mouvement, nous devons nous interroger sur la notion de théâtralité du mouvement et parler des frontières de l'art du mouvement, de l'art du mime et du geste, et de l'art théâtral. Toutes ces dimensions inspirent autant de fascination, sont autant de plaques vibrantes et inspiratrices. A travers une expérience de plus de 40 ans, Claire Heggen et Yves Marc, en partage avec de nombreux acteurs de mouvement, ont développé cette notion large de théâtralité du mouvement qui dépasse les frontières. La pratique corporelle de l'acteur entre mobilité et présence dramatique, le regard aiguisé des metteurs en scène, leur dialogue réciproque et leurs utopies ont nourri la création au sein de la compagnie. Ainsi se sont construites peu à peu, entre sensibilité et réflexion, les recherches créatives ainsi que les bases d'une pédagogie et d'une transmission. Entre autres, la démarche d'Etienne Decroux vers un acteur corporel et dramatique, reste le haut lieu de leurs références sensibles. Il a ouvert la voie d'un genre théâtral en dehors du mot, où la formalisation poétique a autant d'importance que la narration. En plus de leur propre réflexion sur l'art, les auteurs dévoilent dans ce livre les coulisses de leurs parcours et de leurs expériences, au travers de témoignages, de retranscriptions de conférences ou d'entretiens et d'articles de recherche. Une théâtrographie détaillée et commentée permet de saisir le contexte. Les propos sont enrichis d'une centaine de photographies retraçant l'histoire du Théâtre du Mouvement et illustrant plus de 40 ans d'existence.
Résumé : Dans divers champs artistiques, en danse en particulier, la référence à la "contemporanéité" est fréquemment utilisée et se retrouve sur nombre de continents. En même temps, elle fait l'objet de différentes interprétations selon les espaces géographiques, leur histoire, le contexte social, économique, politique, mais aussi selon les chorégraphes et les danseurs, ce qui rend impossible une définition générale. De plus, une pluralité de termes et de notions entre en jeu pour nommer ce phénomène qui n'a pour l'instant pas trouvé de consensus : fusion, hybridation, métissage, modernité, branchement... Ce volume se propose ainsi de traiter de la notion de " contemporanéité " dans les pratiques chorégraphiques scéniques, de considérer ses définitions, ses utilisations, ses enjeux. Il s'agit plus précisément de saisir la manière dont les acteurs l'interprètent et l'utilisent en mettant en regard l'Afrique et l'Asie du Sud. Comment les praticiens se positionnent-ils ? Quelles transformations, quelles dynamiques, quels paradoxes entraînent, ou non, le passage à la "scène contemporaine" ? Y a-t-il des logiques communes et des relations entre Afrique et Asie du Sud sur ce point et/ou des spécificités propres à chaque continent et même à chaque pays ?