Grâce à l'irruption et à la généralisation du podcasting depuis vingt ans, une nouvelle époque a commencé pour la radio de création dans les domaines de la fiction et du documentaire. La production et l'écoute de podcasts ont en partie déplacé les enjeux de concurrence et de publics vers le web. Elles ont aussi modifié la perception de la place de la radio dans la production et la transmission de mondes sonores intéressants. L'ouvrage met en avant des auteurs et des réalisateurs (Sebastian Dicenaire, Mariannick Bellot, Pierre Senges, François Pérache, Alexandre Plank, Christophe Rault, Sébastien Schmitz, Tanguy Viel, côté fiction ; José Pivin, Kaye Mortley, Irène Omélianenko, Sophie Simonot, Elise Andrieu, côté documentaire). Il aborde diverses facettes de la création de fictions ou de documentaires (l'esthétique du studio et du hors-studio, le format court, les types d'écoute, la composition musicale, la voix audio-fictionnelle, le rapport au visuel, les conditions de production à France Culture, les enjeux éthiques du documentaire, le mélange des genres...). Il propose quelques panoramas critiques (la fiction jeunesse, les ouvres primées...). Il associe auteurs, réalisateurs, producteurs, responsables de programmes et chercheurs afin d'éclairer la métamorphose actuelle de la radio de création, principalement en France et en Belgique.
Des théâtralités spéculatives invitent les spectateurs à questionner des concepts et des comportements. Leur tentative d'approcher des objets de pensée est visible, elles se montrent comme expérimentations et sont de ce fait autoréflexives. Mais cela suffit-il à faire penser les spectateurs ? Et à les toucher par la pensée ? Ce livre revient sur deux vecteurs qui permettent sans doute de le faire. D'une part les spectacles étudiés dans ce livre naissent d'une crise critique et la répercutent. Abdiquant de l'idée de se saisir des comportements de pensée avec assurance, ils usent d'autre part d'une langue singulière, et développent un " dire poétique " . Les textes s'ouvrent et appellent les spectateurs à s'engager sur une scène de la pensée suspendue. Un tel usage du langage ménage la possibilité d'une résonance, apte à dépasser certaines formes d'aliénation contemporaine telles que les définit Hartmut Rosa. Elle tend à faire des objets critiqués des " objets qui nous sont chers " (Latour). Au-delà des concepts, les spectacles appellent ainsi les contemporains à se pencher sur " ce qui les fait penser " (Stengers). Ils fraient la voie à des modes de dire et de faire sens profondément relationnels, ancrés dans une expérience partagée, dont nous avons peut-être urgemment besoin en ces temps de virtualisation du sensible, du sens et des relations.
Au moment où nait la politique des Monuments historiques, à l'heure du mouvement qui rend hommage au Moyen Age et à la Renaissance, Louis-Philippe, passionné d'histoire et d'architecture, fait de Fontainebleau à la fois un château d'apparat, un livre d'histoire et une maison de famille. Tout en conservant l'héritage de ses prestigieux prédécesseurs, le roi des Français orchestre la restauration des grands décors de la Renaissance et modernise la "maison des siècles" afin quelle offre le plus grand confort au quotidien : calorifères, lampes à huile, "chaise volante" ou encore canapé-lit. Si celui que l'on nommera le "roi bourgeois" aime la vie de famille et les promenades dans les jardins, le parc et la forêt, il n'en reçoit pas moins à Fontainebleau la nouvelle société parisienne, composée de la noblesse d'Ancien Régime comme de barons d'Empire, de diplomates, de banquiers et d'intellectuels, de Mademoiselle Mars à la comtesse de Boigne, de Stendhal et Talleyrand à Michelet. Tout en évoquant la vie mondaine et culturelle de la Monarchie de Juillet, ce catalogue entraîne le lecteur dans les appartements restaurés de la résidence royale, au coeur du mouvement néo-Renaissnce que l'héritage de Louis-Philippe à Fontainebleau inspire à la capitale.
MODULE 0. GYNECOLOGIE A. L'examen gynécologique B. Anatomie gynécologique C. Cycle hormonal ovarien D. Le frottis cervico-vaginal (FCV) MODULE 2. DE LA CONCEPTION A LA NAISSANCE 15. Examen prénuptial 16. Grossesse normale. Besoins nutritionnels d'une femme enceinte 17. Principales complications de la grossesse : - hémorragies génitales - interruption spontanée de grossesse - fièvre et grossesse - hypertension artérielle et grossesse - diabète et grossesse - menace d'accouchement prématuré 18. Grossesse extra-utérine 20. Prévention des risques foetaux : infections, médicaments, toxiques, irradiation 21. Prématurité et retard de croissance intra-utérin : facteurs de risque et prévention 22. Accouchement, délivrance et suites de couches normales 24. Allaitement et complications 25. Suites de couches pathologiques : pathologie maternelle dans les 40 jours 26. Anomalies du cycle menstruel. Métrorragies 27. Contraception 28. Interruption volontaire de grossesse 29. Stérilité du couple : conduite de la première consultation 30. Assistance médicale à la procréation : principaux aspects biologiques, médicaux et éthiques MODULE 5. VIEILLISSEMENT 55. Ménopause MODULE 7. SANTE ET ENVIRONNEMENT - MALADIES TRANSMISSIBLES 88. 1. Infections génitales de la femme. Leucorrhées 88. 2. Salpingites MODULE 10. CANCEROLOGIE - ONCOHEMATOLOGIE 147. Tumeurs du col utérin, tumeur du corps utérin 153. Tumeurs de l'ovaire 159. Tumeurs du sein MODULE 11. SYNTHESE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE - DE LA PLAINTE DU PATIENT A LA DECISION THERAPEUTIQUE - URGENCES 196. Douleur abdominale aiguè chez la femme enceinte 218. Syndrome pré-éclamptique DEUXIEME PARTIE. MALADIES ET GRANDS SYNDROMES 243. Hémorragie génitale chez la femme TROISIEME PARTIE. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE 292. Algies pelviennes chez la femme 296. Aménorrhée 342. Tuméfaction pelvienne chez la femme
L'urgence climatique impose au théâtre la réflexion sur les changements à opérer et les formes d'engagement à développer. Elle amène des établissements et des compagnies à transformer, parfois radicalement, leur modèle de production. Des spectacles interpellent également les spectateurs-citoyens, invités à l'action selon des modalités très diverses. Les artistes cherchent à infléchir l'appréhension de la réalité et de l'action, à promouvoir l'écologisation de la culture et remettent ainsi en jeu l'acception de cet art profondément anthropocentrique que reste le théâtre. A l'aune de ces expériences, cet ouvrage interroge l'expérimentation des enchevêtrements écologiques sur la scène, le potentiel transformateur des émotions et de l'imagination, ainsi que la place donnée au tragique et à la pensée critique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.