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Toucher par la pensée. Théâtre critique et résonances poétiques
Beaufils Eliane
HERMANN
39,20 €
Épuisé
EAN :9791037013422
Des théâtralités spéculatives invitent les spectateurs à questionner des concepts et des comportements. Leur tentative d'approcher des objets de pensée est visible, elles se montrent comme expérimentations et sont de ce fait autoréflexives. Mais cela suffit-il à faire penser les spectateurs ? Et à les toucher par la pensée ? Ce livre revient sur deux vecteurs qui permettent sans doute de le faire. D'une part les spectacles étudiés dans ce livre naissent d'une crise critique et la répercutent. Abdiquant de l'idée de se saisir des comportements de pensée avec assurance, ils usent d'autre part d'une langue singulière, et développent un " dire poétique " . Les textes s'ouvrent et appellent les spectateurs à s'engager sur une scène de la pensée suspendue. Un tel usage du langage ménage la possibilité d'une résonance, apte à dépasser certaines formes d'aliénation contemporaine telles que les définit Hartmut Rosa. Elle tend à faire des objets critiqués des " objets qui nous sont chers " (Latour). Au-delà des concepts, les spectacles appellent ainsi les contemporains à se pencher sur " ce qui les fait penser " (Stengers). Ils fraient la voie à des modes de dire et de faire sens profondément relationnels, ancrés dans une expérience partagée, dont nous avons peut-être urgemment besoin en ces temps de virtualisation du sensible, du sens et des relations.
Au moment où nait la politique des Monuments historiques, à l'heure du mouvement qui rend hommage au Moyen Age et à la Renaissance, Louis-Philippe, passionné d'histoire et d'architecture, fait de Fontainebleau à la fois un château d'apparat, un livre d'histoire et une maison de famille. Tout en conservant l'héritage de ses prestigieux prédécesseurs, le roi des Français orchestre la restauration des grands décors de la Renaissance et modernise la "maison des siècles" afin quelle offre le plus grand confort au quotidien : calorifères, lampes à huile, "chaise volante" ou encore canapé-lit. Si celui que l'on nommera le "roi bourgeois" aime la vie de famille et les promenades dans les jardins, le parc et la forêt, il n'en reçoit pas moins à Fontainebleau la nouvelle société parisienne, composée de la noblesse d'Ancien Régime comme de barons d'Empire, de diplomates, de banquiers et d'intellectuels, de Mademoiselle Mars à la comtesse de Boigne, de Stendhal et Talleyrand à Michelet. Tout en évoquant la vie mondaine et culturelle de la Monarchie de Juillet, ce catalogue entraîne le lecteur dans les appartements restaurés de la résidence royale, au coeur du mouvement néo-Renaissnce que l'héritage de Louis-Philippe à Fontainebleau inspire à la capitale.
Résumé : Cet album photographique est une véritable malle aux trésors qui s'ouvre au lecteur. On y découvre ce que furent les visages, la vie quotidienne des Biarrots, les rues, les édifices, les animations, les ambiances d'autrefois...
Qu'est-ce que la violence sur scène? Le théâtre des années 1990 s'ouvre à des explosions de douleur, des mises à mort sanglantes, des tortures indifférentes. On assiste partout à la fin de l'être, une fin rendue chair dans le déchaînement de questions sans réponse. Le jeu ainsi arrimé au corps et à l'interrogation du spectateur est un appel qui invite le public à accompagner les gens de théâtre dans le franchissement de limites. Mais la violence, si forte soit-elle, ne suscite pas nécessairement l'adhésion du spectateur à l'exploration de nouveaux possibles. Il convient donc d'étudier les modalités de son esthétisation, le jeu des signifiés et de ses effets psychophysiologiques dans un contexte idéologique bouleversé. A l'aube de ce nouvel âge qui suit l'affrontement Est-Ouest, le théâtre de Dea Loher et de Moritz Rinke interroge l'humain, alors que celui de Dirk Dobbrow ou d'Hans Jörg Schertenleib opère des transgressions plus cyniques. Quand la violence ne s'inscrit plus dans un cadre linéaire, dramatique, l'attention requise est plus grande encore, car il n'y a plus d'adéquation entre les signes sociaux connus, leurs signifiés et leurs effets. L'agression va de pair avec une explosion des tabous, des discours et de l'imagerie scénique. S'arracher à ses attentes produit, avec Albert Ostermaier, un mouvement ludique, mais Hermann Nitsch, Elfriede Jclinek et Werner Schwab se montrent d'une cruauté exigeante, furieuse ou douloureuse.
L'urgence climatique impose au théâtre la réflexion sur les changements à opérer et les formes d'engagement à développer. Elle amène des établissements et des compagnies à transformer, parfois radicalement, leur modèle de production. Des spectacles interpellent également les spectateurs-citoyens, invités à l'action selon des modalités très diverses. Les artistes cherchent à infléchir l'appréhension de la réalité et de l'action, à promouvoir l'écologisation de la culture et remettent ainsi en jeu l'acception de cet art profondément anthropocentrique que reste le théâtre. A l'aune de ces expériences, cet ouvrage interroge l'expérimentation des enchevêtrements écologiques sur la scène, le potentiel transformateur des émotions et de l'imagination, ainsi que la place donnée au tragique et à la pensée critique.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.