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Peter Brook. De Timon d'Athènes à Hamlet
Banu Georges
FLAMMARION
20,30 €
Épuisé
EAN :9782082100533
C'est d'un parcours que ce livre parle. Celui que Peter Brook commença à Paris avec Timon d'Athènes en 1974 et qui s'est poursuivi jusqu'à Hamlet un quart de siècle plus tard. Refusant l'immobilité, Brook est passé ainsi du cycle du c?ur au cycle du cerveau. A travers le " théâtre des formes simples ", le metteur en scène a aussi bien visité des chefs-d'?uvre du répertoire qu'adapté de grands textes des cultures non européennes. Il a dispensé des leçons ouverture qui lui ont permis d'aborder des territoires inconnus ou d'explorer la " planète secrète " du cerveau. Il a fait sienne une conviction : celui qui n'avance pas recule. Les Bouffes du Nord, théâtre devenu emblématique, ont servi de foyer à une quête accomplie à travers des spectacles aussi célèbres que La Conférence des oiseaux, La Tragédie de Carmen, La Cerisaie, Le Mahabharata, La Tempête et, plus récemment, L'Homme qui ou Je suis un phénomène. Ainsi Brook affirma-t-il son art du théâtre. Art de la relation. Art de la présence et de l'immédiateté sur fond de mémoire des origines ou d'expédition au c?ur de la maladie : révéler ce qui est caché, voilà son but. Art réalisé grâce à des acteurs venus d'horizons différents et soucieux de conquérir un public qui reconstitue fa communauté tout entière. Un théâtre de l'affirmation et de la plénitude. C'est en témoin que Georges Banu écrit. Nourri par la connaissance directe du parcours de Peter Brook aux Bouffes du Nord, il conjugue l'analyse et l'aveu en signant un livre personnel où l'on retrouve la trace de cet art lumineux où, toujours, la vie l'emporte.
La Cerisaie est une parabole. On le savait, mais ceci s'impose aujourd'hui plus que jamais. Les assimilations sont frappantes car, pareils aux "anciens maîtres", nous sommes nombreux à ne pas trouver de réponse aux questions de jadis, converties en aiguës questions actuelles : comment sauver le livre et les bibliothèques ? Que faire du théâtre et de ses salles ? Il y a beaucoup de "cerisaies" que l'on s'apprête à abattre. Que faire, quand les "nouveaux maîtres" arrivent ? Se retirer, s'allier, combattre les vainqueurs du millénaire qui débute ? Si, dans la Russie de 1904, La Cerisaie annonçait les écartèlements du siècle à venir, elle se trouve maintenant au carrefour d'un combat des valeurs. C'est dans la perspective de cette inquiétude actuelle qu'elle sera relue. "La Cerisaie invite aussi à déceler, ici et là, des aspects peu explorés, des détails inaperçus ou non interprétés, à même d'enrichir l'analyse grâce à des prélèvements ponctuels opérés sur le tissu du texte si souvent visité. Seuls les chefs-d'oeuvre permettent cette approche microscopique, apte à dévoiler des secrets dont la révélation prend le sens d'une signature discrète de la lecture proposée. "L'essai se consacre aussi à la saisie des réponses emblématiques avancées par les grandes mises en scène de La Cerisaie depuis plusieurs décennies. Elles nous confortent dans l'idée que tout grand texte à large ouverture permet un traitement prismatique rebelle à l'égard de ce mirage trompeur qu'est l'interprétation exemplaire. Le spectateur que je suis s'efforcera d'esquisser, dans le sens barthésien du terme, l'éventail de puncta scéniques repérés chez Strehler, Brook, Stein, Zadek ou Braunschveig... Récit personnel d'un témoin des Cerisaie qui ont dialogué avec l'esprit d'une époque et ont enregistré ses troubles. "L'essai se situera au croisement, affirmé comme subjectif, de ces trois directions. Une manière de rappeler le jeu d'échos suscités par cette oeuvre maîtresse érigée en figure symbolique de la séparation."
Résumé : Horatio est un personnage d'Hamlet, de William Shakespeare. Il est l'ami loyal du prince Hamlet et apparaît souvent à ses côtés. Georges Banu, spectateur inlassable de la scène européenne, a entendu les voix essentielles des grands metteurs en scène de sa génération. Il revient sur leurs rencontres, l'amitié qu'ils ont partagée, la façon dont ils se sont dévoués, ensemble, au théâtre et dessine ici un livre autobiographique.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)