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Corps de pierre, corps de chair. Sculpture et théâtre
Borie Monique
DEUXIEME EPOQUE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782377690220
Une interrogation traverse les grandes réformes du théâtre moderne : le rapport de l'acteur, corps de chair, à la sculpture, corps de pierre. Pour devenir "art", la scène engage le dialogue avec les autres arts et c'est à sa relation, jamais étudiée auparavant, avec la sculpture, que ce livre se consacre. Il s'agit ici de placer le théâtre au coeur du dialogue avec l'art de la sculpture et de convoquer les propos et les visions des historiens de l'art ou d'un Auguste Rodin, Antoine Bourdelle ou Alberto Giacometti afin d'éclairer conjointement la quête du théâtre et de la sculpture. Monique Borie interroge les enjeux de la matière aussi bien que les tensions entre le vivant et l'inerte, le mouvement et l'immobilité, la vie et la mort. Elle se situe au carrefour des arts en découvrant comment le corps de pierre regarde du côté du corps de chair. Tandis que le théâtre, lui, art du corps de chair, regarde du côté du corps de pierre.
De ce travail d'une grande originalité d'approche et d'une vraie nouveauté émerge un autre Antonin Artaud, qui n'est plus le «fou» ou le «littérateur» entre lesquels oscille l'hagiographie artaudienne, mais un anthropologue qui se consacre à l'exploration intérieure des «sources» : sources imaginaires ou plutôt sources de l'imaginaire, les «mondes perdus» tels les Galapagos de la légende, sources historiques (Rome et la Syrie de Héliogabale), mythes des origines, et, enfin, terre réelle, celle des Tarahumaras.Ce retour aux sources, Artaud l'accomplit parce qu'il a d'abord rejeté le matérialisme et la technologie de l'Occident, l'idéologie du progrès, le faux rationalisme qui devient une pensée séparatrice. Et que l'exercice de la création, en peinture, en poésie, au théâtre, converge avec l'«ethnologie combattante» qui va s'accomplir dans l'expérience du Mexique et «l'impossible voyage vers les sources». Le théâtre réalisant toutes les potentialités que la démarche d'Artaud a explorées.C'est par là que le point de vue de Monique Borie - ne pas s'attarder sur la démence - et ses recherches, notamment sur la peinture d'Artaud, ses rapports avec l'alchimie et l'ésotérisme occidental, renouvellent profondément la critique d'Artaud. C'est sans artifice ni violence que l'auteur restitue à son ?uvre une cohérence et une profondeur que la légende et les polémiques ont souvent empêché de saisir.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : Le monde de la construction peut-il évoluer vers les Modes alternatifs de règlement des différends (MARD) là où l'affrontement était d'usage ? La médiation peut-elle apporter des réponses satisfaisantes et appropriées ? Professionnel du secteur, l'auteur a rédigé un guide sur le sujet. La dimension juridique que prennent de plus en plus souvent les conflits entre intervenants d'une opération de construction ont conduit les pouvoirs publics à privilégier un règlement amiable des différends par un recours à la médiation. L'auteur analyse les relations entre exécutants et donneurs d'ordres et les spécificités de leurs métiers respectifs, ce qui permet de comprendre leurs différends et d'en faciliter la résolution. 15 fiches pratiques décrivent les différends MARD à la lumière de leurs applications spécifiques. La méthode est illustrée par 40 exemples, groupés par thèmes.
Résumé : Comment vivre, à la fois, la décadence et le progrès ? C'est de ce dilemme qu'est née, au XIXe siècle, la notion de modernité, et de lui qu'elle tire sa nécessité. Jean Borie nous montre ici la modernité présente déjà, furtivement, dans les romans de Balzac et de Stendhal, puis dévoilée et militante chez Baudelaire, énigmatique enfin dans le roman carthaginois de Flaubert. L'archéologie de la modernité tente de suivre le déroulement d'une stratégie, de repérer les lieux surprenants où elle nous conduit : dans les coulisses bariolées de la société bourgeoise et aux marges de l'Occident - là où des " Barbares " imposent leur splendide cruauté comme la certitude d'une origine retrouvée.
La modernité a inventé de nouvelles subjectivités grâce notamment à un changement profond de sa conception de la corporéité. Le corps, lieu de projection de l'identité personnelle, a été la fabrique de l'identité moderne. Entre l'écriture dramatique et l'écriture scénique, la force d'apparition prise par le corps de l'acteur au début du XXe siècle a été un événement essentiel. Aujourd'hui, les enjeux liés à cette prédominance de la pensée du corps en scène et de son émancipation dans la représentation sont vastes et complexes. Le corps, tel qu'il est questionné dans cet ouvrage, tient à la fois du corps visible et de l'invisible qui, comme son ombre, l'accompagne. Dans une perspective pluridisciplinaire, à la croisée des arts du théâtre, de la danse, du mime, du cirque, de la marionnette, nous souhaitons interroger dans cet ouvrage le corps prismatique de l'acteur-performeur, entre organicité et artifice, plasticité et insoumission, fêlure et énigme. Un corps qui ouvre un au-delà du sens et du sensible, et rayonne à partir du mystère de l'en-dedans.
Si le terme "performance" recouvre diverses acceptions dans le langage courant, la notion de "performance artistique" n'en est pas moins riche, polysémique et transdisciplinaire. L'ouvrage revient sur les moments-clés du festival Préavis de Désordre Urbain qui a accueilli pendant dix ans, à Marseille, plus de 280 artistes venus du monde entier. Trainings, workshops et résidences ont donné corps à une multitude de créations contemporaines in et outdoor, bouleversant non seulement les disciplines traversées, mais également le geste même de la performance en l'inscrivant dans l'espace public. Samuel Wahl a plongé dans ces expériences, interrogeant artistes, participants et promoteurs de Préavis de Désordre Urbain. Il livre un récit critique en mettant en lumière les approches artistiques et l'évolution des enjeux qui se font jour au fil des années dans la confrontation sensible à l'espace urbain et humain.
José Sánchez et Philippe Grand poursuivent le défi de transmettre à l'aide de livres-CD une culture de transmission orale. Ils proposent de revisiter les grands standards du flamenco et construisent avec soin une méthode originale, ouverte au plus grand nombre et extrêmement documentée. Cette "anthologie" est chantée par Alberto García, accompagnée à la guitare par José Sánchez et aux percussions et jaleos par Juan Manuel Cortes. Tous les chants sont aussi donnés dans des versions a cappella, offrant un outil pour les musiciens souhaitant travailler l'accompagnement du chant. Le livre apporte de nombreuses ressources à cet effet : textes des chants et leurs traductions, explications historiques et théoriques, partitions et tablatures, grilles d'accords... Ce deuxième volume de la série "L'oeil de la letra" vient compléter le premier en présentant les principaux styles apparentés à la Soleá : la Bulería, la Soleá por Bulería, la Cana, le Polo et le Romance.
Résumé : Dans divers champs artistiques, en danse en particulier, la référence à la "contemporanéité" est fréquemment utilisée et se retrouve sur nombre de continents. En même temps, elle fait l'objet de différentes interprétations selon les espaces géographiques, leur histoire, le contexte social, économique, politique, mais aussi selon les chorégraphes et les danseurs, ce qui rend impossible une définition générale. De plus, une pluralité de termes et de notions entre en jeu pour nommer ce phénomène qui n'a pour l'instant pas trouvé de consensus : fusion, hybridation, métissage, modernité, branchement... Ce volume se propose ainsi de traiter de la notion de " contemporanéité " dans les pratiques chorégraphiques scéniques, de considérer ses définitions, ses utilisations, ses enjeux. Il s'agit plus précisément de saisir la manière dont les acteurs l'interprètent et l'utilisent en mettant en regard l'Afrique et l'Asie du Sud. Comment les praticiens se positionnent-ils ? Quelles transformations, quelles dynamiques, quels paradoxes entraînent, ou non, le passage à la "scène contemporaine" ? Y a-t-il des logiques communes et des relations entre Afrique et Asie du Sud sur ce point et/ou des spécificités propres à chaque continent et même à chaque pays ?