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Le masque en jeu. Une école de l'acteur
Freixe Guy
DEUXIEME EPOQUE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782377691241
Après une série d'ateliers - menés dans les écoles nationales de marionnette et d'art dramatique ESNAM et ENSATT, à l'association de recherche des traditions de l'acteur ARTA et à l'association DJARAMA à Dakar - Guy Freixe fait une synthèse de son parcours pédagogique. La culture et la pratique du masque constituent pour lui une véritable école de l'acteur reliée aux sources du théâtre : "Cet ouvrage ne se veut pas une méthode d'apprentissage technique du jeu masqué, parce que je ne pense pas que le masque soit une technique de jeu parmi d'autres. Je le considère plutôt comme un instrument, infiniment précieux, qui donne accès aux fondamentaux du jeu de l'acteur. [...] Non seulement le masque donne à l'acteur son pouvoir d'incarnation mais il lui demande une mise en forme pour représenter la vie. Cette forme passe par le corps, par la métaphore, par la transformation. [...] Ce livre cherche à faire partager mes trente-cinq années d'engagement dans une pédagogie qui se rattache à cette "voie française de la scène européenne" qui passe par Copeau, Dullin, Jouvet, Vitez, Lecoq, Mnouchkine. Le masque comme école de jeu ! " Nous devons la riche illustration photographique du "Masque en jeu" à Christophe Loiseau, spécialiste reconnu dans l'art du portrait, qui a suivi les différents ateliers pour retranscrire par l'image les processus pédagogiques et montrer comment le masque permet de devenir l'Autre.
Des premières Dionysies sous l'acropole d'Athènes (Ve siécle av. J.-C.) aux représentations jusque dans les confins de l'empire gréco-romain (IVe siècle ap. J.-C.), l'acteur n'a joué que masqué. Or, les études sur le théâtre antique examinent principalement les textes dramatiques et ce faisant négligent encore trop souvent l'appareillage scénique, pourtant capital à cette théâtralité où la parole ne faisait qu'un avec la musique, le chant et la danse. Parmi les éléments du langage scénique, bien plus que le costume, les accessoires ou le décor, le masque, d'ordinaire délaissé, occupe la première place. Il était grand temps de réévaluer la période que constitue l'Antiquité classique dans l'histoire des arts du spectacle à partir d'un objet aussi essentiel au jeu de l'acteur. De manière totalement inédite, les grands genres du théâtre gréco-romain (tragédie, comédie, drame satyrique, pantomime, atellane, palliata) sont abordés à partir du masque lui-même. Les trois premiers chapitres de l'ouvrage retracent les origines et les significations du masque antique jusqu'à ses évolutions au cours de voyages dans l'espace comme dans le temps, le quatrième est consacré aux transferts et répercussions de ces masques aux XXe et XXIe siècles, le cinquième à des ateliers d'expérimentation scénique. Présenter le masque antique dans sa réalité scénique, ses fonctions et usages, ses évolutions, sa typologie, voila l'ambition du présent ouvrage qui croise les études de chercheurs et d'artistes A travers une approche qui se veut interdisciplinaire et internationale.
Durant tout le XXe siècle, le masque a suscité des engouements, des espoirs, des rêves. Il a été la source d'utopies théâtrales fécondes qui ont finalement participé au renouvellement du théâtre. II a servi de tremplin à partir duquel diverses voies, parfois contradictoires, ont été explorées. De l'abstraction au grotesque, du sacré à l'épique, les esthétiques théâtrales du XXe siècle, dans leur besoin de se dégager du naturalisme ont trouvé dans le masque des éléments de réponse pour proposer une forme cohérente et puissante à l'expression scénique. Guy Freixe, plutôt que de parler du masque en général, est parti de l'idée qu'il valait mieux parler des masques. Quitter ainsi le masque-concept pour regarder de plus près le masque-objet, tel qu'il fut réalisé et utilisé à la scène. L'ouvrage est abondamment illustré. Il propose des points de vue inattendus et répond à de nombreuses questions. Notamment, il analyse les circonstances qui ont malgré tout maintenu le masque en marge de l'expérience théâtrale commune, en rapport toujours décalé avec la culture du texte dramatique.
L'ouvrage Le Théâtre et l'Esprit du temps permet d'examiner le théâtre dans son rapport avec ce qui surgit dans le présent et le bouleverse. Le livre dissocie les différentes positions à l'égard du "? nouveau ? " et de son insertion sur la scène contemporaine. Georges Banu sépare ici les découvreurs de "? l'esprit du temps ? " les lanceurs, les suiveurs et les épigones. Il s'agit d'un processus qui naît de l'émergence et de ses conséquences, jusqu'à l'érosion et l'épuisement de cette radicalité propre à "? l'esprit du temps ? " notamment lorsque de grands artistes le mettent à jour. A cela s'ajoutent les réflexions sur "? le grand format et son incidence au niveau de la création et de la perception des spectacles longue durée ? " , de même que l'examen de l'ouverture du théâtre vers d'autres arts, le roman ou encore le cinéma. Le livre analyse également des motifs récurrents de la mise en scène tels que "? le monde comme hôpital ? " ou "? le croisement des durées ? ", avec tout ce que cela entraîne et les solutions inédites qui permettent d'enrichir le champ visuel de la scène contemporaine.
Véritable vision fragmentaire, et fragmentée, Les Mains heureuses bouscule nos représentations et propose d'observer le monde à travers un regard nouveau : celui des mains. Il répond à la question suivante : quelles sont les mains heureuses ? Le coeur du recueil, davantage naturaliste, offre de belles méditations sur les arbres, les ombres et les couleurs de la nature... Mêlant à la fois réflexions philosophiques et expressions poétiques, ce recueil de poèmes, écrits en vers libres, mêle métonymies, aphorismes, notes éparses, cris du coeur et chants profonds. Cinq feuillets, intitulés successivement, Saisons qui portez tout, Bleu jusqu'au noir, L'heure de l'éclair, Le temps de Madame, Ciel déchiré bleu s'intercalent entre Mains heureuses I et Mains heureuses II qui forment les pierres angulaires de cet ouvrage. Le recueil est suivi d'un entretien avec le poète.
Depuis la fin du XXe siècle, les arts de la scène ont multiplié les expériences de partage que ce soit par la participation. l'immersion, l'interaction, ou des spectacles aux messages troubles qui se dérobent à une narration linéaire et close, a la figuration et à l'identité. Induisant des mouvements de sens en commun, quoique non communs, ces spectacles contemporains rejoignent à maints égards l'aspiration du philosophe Jean-Luc Nancy à promouvoir " l'être-ensemble ". Ce concept-clé de Nancy renvoie à la nécessité de repenser le commun. Cherchant à éviter des pensées déterminatrices de la communauté, il conçoit l'être-ensemble comme une dynamique sans achèvement, un mouvement de sens qui se nourrit de tous les échanges. Ce mouvement est d'abord partage, et lieu de la question. Quand les scènes présentent des dispositifs ouverts, elles ne cherchent pas à transmettre un sens de façon autoritaire ni marne simplement à " activer " le public. Elles deviennent ainsi le lieu d'une mise en jeu de soi, de questions. de gestes. Elles performant un être-ensemble. La nature de ces échanges varie néanmoins d'un spectacle a l'autre : elle n'est pas simplement sémiologique, performative ou participative, mais complexe. Les études rassemblées dans cet ouvrage tentent de sonder les vecteurs de sens, les terrains du partage sensible et les rapports intersubjectifs induits par les dispositifs théâtraux. Elles analysent la dimension réflexive et autoréflexive de ces relations qui stimule le partage... autant qu'elle l'empêche d'aboutir.
Barba Eugenio ; Savarese Nicola ; Deschamps-Pria E
D'où est-ce que je viens ? Qui suis-je ? Où est-ce que je vais ? Pour répondre à ces questions, nous devons envisager dans une autre perspective les innombrables formes, expériences, vestiges et mystères que l'histoire de notre profession nous a légués. C'est la seule façon de nous construire une boussole personnelle pour traverser les cinq continents de notre métier : quand, où, comment, pour qui et pourquoi on fait du théâtre." Eugenio Barba.