Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De l'alpinisme
Frangne Pierre-Henry ; Saint Girons Baldine
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753576186
Comment dire la passion de la montagne ? Comment éclaircir le mystère d'une course en haute montagne ? L'irrationalité de son appel ? L'intensité et la brûlure de ses efforts ? La gratuité, la souffrance et la peur de son engagement ? Le vouloir de ses risques ? L'intelligence, le calcul et le désir de son parcours ? La signification de cette petite communauté minimale qui en est l'auteur, qui en est l'acteur, et qui s'appelle une cordée ? Mais surtout, comment faire comprendre et faire sentir cette expérience d'une telle force et d'une telle singularité que très peu la partagent et, qu'entre ceux qui la partagent, cette compréhension et cette sensation passent essentiellement par le silence ? Entre récit, concept et image, ces essais tentent de répondre. Ils dessinent une philosophie de l'alpinisme qui est une philosophie de l'existence : "Il te reste peu de temps. Vis comme sur une montagne."
Résumé : Né en 1881 en Biélorussie, beau-frère du compositeur Alexandre Scriabine, émigré en France à l'âge de 40 ans, auteur jusqu'à sa mort en 1969 d'une oeuvre considérable et multiforme, écrivant aussi aisément en français qu'en russe, Boris de Schloezer est une figure typique d'intellectuel européen. L'ouvrage explore tous les aspects de son oeuvre et de son activité : traduction des grands écrivains russes (Dostoievski, Tolstoi, Chestov, Pouchkine, Gogol, Leskov, Bounine, Leonov, Lermontov, Rozanov) et du philosophe religieux Léon Chestov ; philosophie de l'art et de la musique ; critique littéraire ; critique musical. Intellectuel européen, Boris de Schloezer l'est par l'ampleur de ses curiosités, par son insatiable appétit de lire et d'entendre, par son goût de la transmission, par son refus de s'enfermer dans une langue, une culture, ou une spécialité académique. Il mérite d'être redécouvert et reconnu à sa juste valeur. La collection "Æsthetica" s'y emploie en republiant également la totalité de son oeuvre de critique et d'esthétique de la musique. Avec le soutien de l'unité de recherche HCA de l'université Rennes 2.
Frangne Pierre-Henry ; Lacombe Hervé ; Massin Mari
Au sein des recherches actuelles sur l'émotion musicale, ce livre possède une approche originale: il ne s'agit pas tant de décrire la nature, les opérations et les fonctions de cette émotion, que de s'interroger sur les enjeux conceptuels, culturels, sociaux et artistiques de sa valorisation ou de sa dévalorisation. Autour de ce souci axiologique, il s'agit donc d'articuler des perspectives anthropologiques, esthétiques, historiques et pragmatiques afin de poser la question : au nom de quoi, en vue de quoi et dans quels moments de la musique occidentale, les acteurs impliqués par son exercice et sa compréhension revendiquent-ils ou refusent-ils l'émotion ? Dans la mesure où cette question engage les propriétés de la création, de l'exécution et de l'expérience musicale individuelle et collective, l'ouvrage tente de déterminer les points de vue multiples (religieux, philosophique, éthique, politique, esthétique et artistique) à partir desquels sont posées la valorisation ou la dévalorisation de l'émotion, tant dans les discours que dans les pratiques. Appréhender historiquement et conceptuellement la relation entre musique et émotion ; étudier certaines époques qui ont posé les termes du débat de façon cruciale ; explorer les dispositifs, les pratiques et les rôles joués par le compositeur, l'interprète et l'auditeur ; saisir le rapport que tel et tel type de musique ou genre musical (opéra, rock, jazz) entretient avec l'émotion, telles sont les quatre finalités de cet ouvrage.
Ce livre est une interprétation philosophique du symbolisme français (1860-1905). En pensant le symbolisme dans son rapport au romantisme, à l'impressionnisme et aux avant-gardes, il tente de contribuer à une histoire conceptuelle de l'?uvre d'art moderne. A la question " qu'est-ce qui fait l'unité de ce mouvement artistique ? ", il répond : non une théorie unifiée du symbole, mais une théorie de la négation. Cette dernière apparaît sous une triple forme : comme opération logique d'abstraction et de purification ; comme sentiment existentiel malheureux ; comme principe métaphysique (Néant, Rien, Mort). Ces trois figures engendrent la négation comme valeur et comme exigence : celle d'abolir et de manifester l'art et le réel au sein d'une inconsistance fondamentale. Utilisant trois modèles philosophiques principaux (Plotin, Schopenhauer, Hegel) afin d'élaborer sa métaphysique et son ontologie négatives, le symbolisme produit différents rapports entre le philosophique et l'artistique : au philosophème d'un néoplatonisme surplombant et d'un schopenhauerianisme nourrissant, succède une réelle philosophie symboliste au travail chez Mallarmé. C'est cette philosophie symboliste qui fait de la négation une opération véritablement créatrice et qui assure, pour nous, l'actualité du symbolisme caché derrière le sentiment d'appartenir à un monde vieilli ou mort.
Nul vestige d'une philosophie, l'éthique ou la métaphysique ne transparaîtra ; j'ajoute qu'il la faut, incluse et latente". Que signifie pour Mallarmé cette double exigence contradictoire : celle d'une littérature qui refuse les "termes creux" de la philosophie ; celle d'une philosophie cachée ? Pour répondre, ce livre fait l'hypothèse suivante : la poésie mallarméenne est authentiquement philosophique, mais elle l'est en un sens non disciplinaire parce qu'elle consiste en une puissante expérience spirituelle d'écriture amenant la pensée à s'étonner, c'est-à-dire à s'émerveiller, à s'inquiéter et à comprendre. Cette expérience littéraire se pense au creux d'une "conversation" critique avec Platon, Montaigne, Pascal, Descartes, Hegel. En elle, le poète cherche à mettre à l'épreuve la totalité de nos représentations et de nos croyances, afin de déployer une exploration — faite pour notre temps — de tous les "aspects de l'existence".
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.