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La négation à l'oeuvre. La philosophie symboliste de l'art (1860-1905)
Frangne Pierre-Henry ; Deguy Michel
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753501096
Ce livre est une interprétation philosophique du symbolisme français (1860-1905). En pensant le symbolisme dans son rapport au romantisme, à l'impressionnisme et aux avant-gardes, il tente de contribuer à une histoire conceptuelle de l'?uvre d'art moderne. A la question " qu'est-ce qui fait l'unité de ce mouvement artistique ? ", il répond : non une théorie unifiée du symbole, mais une théorie de la négation. Cette dernière apparaît sous une triple forme : comme opération logique d'abstraction et de purification ; comme sentiment existentiel malheureux ; comme principe métaphysique (Néant, Rien, Mort). Ces trois figures engendrent la négation comme valeur et comme exigence : celle d'abolir et de manifester l'art et le réel au sein d'une inconsistance fondamentale. Utilisant trois modèles philosophiques principaux (Plotin, Schopenhauer, Hegel) afin d'élaborer sa métaphysique et son ontologie négatives, le symbolisme produit différents rapports entre le philosophique et l'artistique : au philosophème d'un néoplatonisme surplombant et d'un schopenhauerianisme nourrissant, succède une réelle philosophie symboliste au travail chez Mallarmé. C'est cette philosophie symboliste qui fait de la négation une opération véritablement créatrice et qui assure, pour nous, l'actualité du symbolisme caché derrière le sentiment d'appartenir à un monde vieilli ou mort.
L'ouvrage explore le paysage photographique des origines (vers 1850) à nos jours, des paysages des frères Bisson aux artistes actuels comme Walter Niedermayr, Jean-Marc Bustamante ou Eric Bourret. Il déploie la triple thèse suivante : 1) le paysage photographique achève ou accomplit l'ensemble du genre du paysage tel que la peinture l'a inventé à la Renaissance ; 2) en l'accomplissant, le paysage photographique se libère de la tradition paysagère elle-même et ouvre au paysage un champ indéterminé d'inventions presque infinies dont les études rassemblées ici explicitent quelques-unes des possibilités ; 3) cette continuité et cette rupture créent ainsi un paysage "sans qualité" selon l'expression de Robert Musil, paysage dont la polymorphie alimente les autres arts et la créativité de l'art contemporain. Voilà pourquoi le livre dessine un parcours permettant d'articuler - c'est son originalité - invention du paysage pictural, invention du paysage photographique et inventions photographiques du paysage. L'ouvrage fondamentalement pluridisciplinaire entend se plier à la logique photographique elle-même qui permet d'engendrer de nouvelles images non picturales, des images machinées, non métaphoriques, profondément documentaires, et dont la reproductibilité permet un archivage du réel, une exploration de nouveaux territoires naturels ou urbains, la multiplication infinie de points de vue sur eux.
Ce livre est la réédition (avec présentation, bibliographie, index et un texte de Gaëtan Picon) d'un grand livre de philosophie de l'art beaucoup trop méconnu. Écrit pendant la Seconde Guerre mondiale dans le sillage de la phénoménologie d'Edmund Husserl et de Roman Ingarden, il entend refonder la pensée musicale en superposant 3 dimensions: Cette refondation de la pensée musicale se veut systématiquement adossée à l'analyse de la musique de Jean-Sébastien Bach. Cette dernière constitue le socle sur lequel une pensée de la musique ne se veut pas une pure construction abstraite mais se déploie comme un instrument de connaissance qui s'essaye et s'éprouve. Plus profondément, cette refondation se donne pour tâche d'envelopper de façon transhistorique l'ensemble des questions liées à l'essence de la musique et à l'ontologie de l'oeuvre musicale. Structure esthétique fermée sur soi, l'oeuvre musicale ne saurait se réduire ni à la partition, ni à l'exécution, ni aux phénomènes sonores, ni aux états mentaux du musicien ou de l'auditeur. À l'origine de ces deux dimensions, la pensée de Schloezer s'élargit encore pour s'étendre à la philosophie de l'art elle-même préoccupée de la nature et des opérations de toute oeuvre d'art; de la position du récepteur; du travail du créateur et du sens de la signification que l'artiste met en oeuvre. Biographie de l'auteur Pierre-Henry Frangne, maître de conférences en esthétique à l'université Rennes 2 Haute Bretagne.
Nul vestige d'une philosophie, l'éthique ou la métaphysique ne transparaîtra ; j'ajoute qu'il la faut, incluse et latente". Que signifie pour Mallarmé cette double exigence contradictoire : celle d'une littérature qui refuse les "termes creux" de la philosophie ; celle d'une philosophie cachée ? Pour répondre, ce livre fait l'hypothèse suivante : la poésie mallarméenne est authentiquement philosophique, mais elle l'est en un sens non disciplinaire parce qu'elle consiste en une puissante expérience spirituelle d'écriture amenant la pensée à s'étonner, c'est-à-dire à s'émerveiller, à s'inquiéter et à comprendre. Cette expérience littéraire se pense au creux d'une "conversation" critique avec Platon, Montaigne, Pascal, Descartes, Hegel. En elle, le poète cherche à mettre à l'épreuve la totalité de nos représentations et de nos croyances, afin de déployer une exploration — faite pour notre temps — de tous les "aspects de l'existence".
Frangne Pierre-Henry ; Limido Patricia ; Le Du Lau
Ce livre explore les différents types de structures paysagères, naturelles ou artificielles, passées et présentes, dans une approche à la fois historique et pluridisciplinaire, du sillon de Romulus à la skyline. Il repose sur deux principes. D'une part, il fait le choix d'appréhender les paysages - naturels, anthropisés et artistiques - à partir des lignes et des figures géométriques simples qui les structurent ou qui les rythment : une ligne d'horizon, un cercle de mégalithes, un chemin de crêtes, une rocade, le sommet d'un volcan, une ligne d'éoliennes, un parcellaire agricole ou un gratte-ciel s'imposent à la perception et définissent immédiatement une configuration signifiante. D'autre part, il revendique la possibilité de faire dialoguer des conceptions du paysage trop souvent séparées : le point de vue anthropologique et archéologique sur les sociétés anciennes, le geste des land-artistes, le regard de l'urbaniste et celui du philosophe, les exigences de l'architecte et celles du géographe, les perspectives de l'historien d'art, du littéraire comme celles des théoriciens de la perception. Comme nous vivons dans un seul et même monde et que nous sommes spontanément capables de reconnaître un paysage lorsqu'il s'offre à nous - qu'il soit naturel, rural, urbain ou artistique -, l'ambition et l'originalité des analyses ici rassemblées sont de parvenir à esquisser, non seulement la possibilité d'une théorie commune, mais celle d'une théorie unitaire du paysage.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.