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Introduction à J.-S. Bach. Essai d'esthétique musicale
Schloezer Boris de ; Frangne Pierre-Henry
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507357
Ce livre est la réédition (avec présentation, bibliographie, index et un texte de Gaëtan Picon) d'un grand livre de philosophie de l'art beaucoup trop méconnu. Écrit pendant la Seconde Guerre mondiale dans le sillage de la phénoménologie d'Edmund Husserl et de Roman Ingarden, il entend refonder la pensée musicale en superposant 3 dimensions: Cette refondation de la pensée musicale se veut systématiquement adossée à l'analyse de la musique de Jean-Sébastien Bach. Cette dernière constitue le socle sur lequel une pensée de la musique ne se veut pas une pure construction abstraite mais se déploie comme un instrument de connaissance qui s'essaye et s'éprouve. Plus profondément, cette refondation se donne pour tâche d'envelopper de façon transhistorique l'ensemble des questions liées à l'essence de la musique et à l'ontologie de l'oeuvre musicale. Structure esthétique fermée sur soi, l'oeuvre musicale ne saurait se réduire ni à la partition, ni à l'exécution, ni aux phénomènes sonores, ni aux états mentaux du musicien ou de l'auditeur. À l'origine de ces deux dimensions, la pensée de Schloezer s'élargit encore pour s'étendre à la philosophie de l'art elle-même préoccupée de la nature et des opérations de toute oeuvre d'art; de la position du récepteur; du travail du créateur et du sens de la signification que l'artiste met en oeuvre. Biographie de l'auteur Pierre-Henry Frangne, maître de conférences en esthétique à l'université Rennes 2 Haute Bretagne.
Chestov Léon ; Schloezer Boris de ; Montmollin Isa
VIIe tome des OEuvres complètes voulues par Léon Chestov, Sur la balance de Job regroupe, sous le signe de Job et de sa douleur "plus lourde que le sable de la mer", certaines des plus belles pages du philosophe russe. Autour des 52 aphorismes d'"Audaces et soumissions", ces "Pérégrinations à travers les âmes" nous conduisent en effet de Tolstoï et Dostoïevski - avec le livre Les Révélations de la mort, initialement paru chez Plon en 1923 - à Plotin et à ses "Discours exaspérés", en passant par Descartes, Spinoza ("Les favoris et les déshérités de l'histoire") et Pascal ("La nuit de Gethsémani").
Schloezer Boris de ; Scriabine Marina ; Sève Berna
Ce livre propose la réédition de Problèmes de la musique moderne, paru en 1977 aux éditions de Minuits accompagné des annotations de Bernard de Sève. Ce livre singulier à plus d?un titre. Il est à la fois le dernier livre théorique de Boris de Schloezer, le seul qu?il ait écrit à quatre mains, et le plus directement engagé dans les discussions sur la musique de son temps, ou plutôt sur la musique d?avant-garde. L?ouvrage a le mérite de poser explicitement des questions fondamentales. Avec une grande énergie spéculative et beaucoup d?intrépidité, Boris de Schloezer et Marina Scriabine s?affrontent aux inventions les plus neuves de la musique de leur temps. Quoi de plus audacieux que la phrase, assez extraordinaire et presque prophétique, où Boris de Schloezer et Marina Scriabine écrivent que si, jusqu?à présent, les musiciens faisaient de la musique avec des sons, désormais ils font "des sons avec de la musique" ? Une telle formule dit très bien l?extraordinaire bouleversement des pratiques et des catégories musicales produit par la musique des années 50, bouleversement qui porte encore beaucoup de nos musiques d?aujourd?hui.
Résumé : Cet ouvrage dépasse de loin les promesses de son titre. En réalité, il constitue une introduction à toute création musicale, car l'auteur y propose une esthétique générale de l'art sonore qui pose les bases d'un structuralisme toujours actuel. Des notions telles que "pensée concrète", "moi mythique", "présence transparente", "connaissance érotique" de l'oeuvre ("voir étant la même chose qu'aimer" selon le commentaire de Gaëtan Picon), exigent d'être reprises et repensées dans le cadre des recherches des artistes d'aujourd'hui, et pourront servir aux musiciens et aux esthéticiens de thèmes de réflexion, dont les implications ne manqueront pas de les surprendre.
Chestov Léon ; Schloezer Boris de ; Fotiade Ramona
La philosophie prétend absolument être une science, une science telle que les mathématiques, et si les autres moyens d'atteindre ce but lui manquent, c'est la théorie de la connaissance alors qui vient en dernier lieu à sa rescousse. II se peut que la plupart des lecteurs ne veuillent pas le savoir, cependant les oeuvres de Dostoïevski et de Nietzsche contiennent non pas une réponse, mais une question: peuvent-ils encore conserver quelque espoir, ceux qu'ont repoussés la science et la morale? Autrement dit: la philosophie de la tragédie est-elle possible?"
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour