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Problèmes de la musique moderne
Schloezer Boris de ; Scriabine Marina ; Sève Berna
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753547667
Ce livre propose la réédition de Problèmes de la musique moderne, paru en 1977 aux éditions de Minuits accompagné des annotations de Bernard de Sève. Ce livre singulier à plus d?un titre. Il est à la fois le dernier livre théorique de Boris de Schloezer, le seul qu?il ait écrit à quatre mains, et le plus directement engagé dans les discussions sur la musique de son temps, ou plutôt sur la musique d?avant-garde. L?ouvrage a le mérite de poser explicitement des questions fondamentales. Avec une grande énergie spéculative et beaucoup d?intrépidité, Boris de Schloezer et Marina Scriabine s?affrontent aux inventions les plus neuves de la musique de leur temps. Quoi de plus audacieux que la phrase, assez extraordinaire et presque prophétique, où Boris de Schloezer et Marina Scriabine écrivent que si, jusqu?à présent, les musiciens faisaient de la musique avec des sons, désormais ils font "des sons avec de la musique" ? Une telle formule dit très bien l?extraordinaire bouleversement des pratiques et des catégories musicales produit par la musique des années 50, bouleversement qui porte encore beaucoup de nos musiques d?aujourd?hui.
Chestov Léon ; Schloezer Boris de ; Fotiade Ramona
L'humanité vit non pas dans la lumière, mais au sein des ténèbres, plongée dans une nuit continuelle. Non! dans mille et une nuits! Et l'histoire"n'amènera jamais l'homme"à la lumière" Léon Chestov, "Mille et une nuits", préface au Pouvoir des clés, janvier 1919.
Résumé : Cet ouvrage dépasse de loin les promesses de son titre. En réalité, il constitue une introduction à toute création musicale, car l'auteur y propose une esthétique générale de l'art sonore qui pose les bases d'un structuralisme toujours actuel. Des notions telles que "pensée concrète", "moi mythique", "présence transparente", "connaissance érotique" de l'oeuvre ("voir étant la même chose qu'aimer" selon le commentaire de Gaëtan Picon), exigent d'être reprises et repensées dans le cadre des recherches des artistes d'aujourd'hui, et pourront servir aux musiciens et aux esthéticiens de thèmes de réflexion, dont les implications ne manqueront pas de les surprendre.
Cet ouvrage est l'édition critique du livre que Boris de Schloezer fit paraître en 1929 aux éditions Pierre Aveline et qui ne connut aucune réédition depuis. Il est la première monographie française consacrée au compositeur du Sacre du printemps rédigée sur la base d'articles publiés dès 1922 dans la NRF et la Revue musicale. Le lecteur y trouvera une analyse et une discussion précises de l'oeuvre de Stravinsky à l'époque de sa volte-face néoclassique. Il trouvera aussi un discours de critique musicale toujours soucieux de se penser lui-même ainsi que les outils qu'il utilise (qu'est-ce qu'une oeuvre ou une forme musicales ? qu'est-ce qu'un style ? qu'est-ce que comprendre la musique ? qu'est-ce qu'un artiste classique ou romantique ?). En conséquence, le lecteur trouvera une pensée esthétique en formation : celle qui culmine en 1947 dans l'Introduction à J-S Bach et qui marque fortement les jeunes compositeurs de la génération de 1925 comme Pierre Boulez ou André Boucourechliev. Ce volume est le troisième du programme de réédition de la critique et de l'esthétique musicales de Boris de Schloezer mené par les Presses universitaires de Rennes au sein de sa collection "Aesthetica". Il succède à Introduction à J-S Bach (2009, édition établie par Pierre-Henry Frangne) et à Comprendre la musique (2010, anthologie de la critique musicale de 1921 à 1956 établie par Timothée Picard). Il précède le quatrième et dernier volume à paraître, Problèmes de la musique moderne.
Attaché, tel un diable visionnaire, aux pas chancelants de ses personnages, pantins grotesques autant qu'ils sont pathétiques, Gogol parcourt Pétersbourg, transfigurée sous sa plume en un inquiétant théâtre d'ombres. Du Manteau au Portrait, en passant par Le journal d'un fou, Le Nez et La Perspective Nevsky, ces nouvelles fantastiques et cocasses, par-delà la satire de la société russe, donnent à voir un univers imprévisible, gouverné par le non-sens. Ainsi que l'écrivait Nabokov, "l'essence de l'humanité est dérivée d'une manière irrationnelle du chaos de faux-semblants qui compose le monde de Gogol'."
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.