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La valeur de l'émotion musicale
Frangne Pierre-Henry ; Lacombe Hervé ; Massin Mari
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753553439
Au sein des recherches actuelles sur l'émotion musicale, ce livre possède une approche originale: il ne s'agit pas tant de décrire la nature, les opérations et les fonctions de cette émotion, que de s'interroger sur les enjeux conceptuels, culturels, sociaux et artistiques de sa valorisation ou de sa dévalorisation. Autour de ce souci axiologique, il s'agit donc d'articuler des perspectives anthropologiques, esthétiques, historiques et pragmatiques afin de poser la question : au nom de quoi, en vue de quoi et dans quels moments de la musique occidentale, les acteurs impliqués par son exercice et sa compréhension revendiquent-ils ou refusent-ils l'émotion ? Dans la mesure où cette question engage les propriétés de la création, de l'exécution et de l'expérience musicale individuelle et collective, l'ouvrage tente de déterminer les points de vue multiples (religieux, philosophique, éthique, politique, esthétique et artistique) à partir desquels sont posées la valorisation ou la dévalorisation de l'émotion, tant dans les discours que dans les pratiques. Appréhender historiquement et conceptuellement la relation entre musique et émotion ; étudier certaines époques qui ont posé les termes du débat de façon cruciale ; explorer les dispositifs, les pratiques et les rôles joués par le compositeur, l'interprète et l'auditeur ; saisir le rapport que tel et tel type de musique ou genre musical (opéra, rock, jazz) entretient avec l'émotion, telles sont les quatre finalités de cet ouvrage.
Ce livre est une interprétation philosophique du symbolisme français (1860-1905). En pensant le symbolisme dans son rapport au romantisme, à l'impressionnisme et aux avant-gardes, il tente de contribuer à une histoire conceptuelle de l'?uvre d'art moderne. A la question " qu'est-ce qui fait l'unité de ce mouvement artistique ? ", il répond : non une théorie unifiée du symbole, mais une théorie de la négation. Cette dernière apparaît sous une triple forme : comme opération logique d'abstraction et de purification ; comme sentiment existentiel malheureux ; comme principe métaphysique (Néant, Rien, Mort). Ces trois figures engendrent la négation comme valeur et comme exigence : celle d'abolir et de manifester l'art et le réel au sein d'une inconsistance fondamentale. Utilisant trois modèles philosophiques principaux (Plotin, Schopenhauer, Hegel) afin d'élaborer sa métaphysique et son ontologie négatives, le symbolisme produit différents rapports entre le philosophique et l'artistique : au philosophème d'un néoplatonisme surplombant et d'un schopenhauerianisme nourrissant, succède une réelle philosophie symboliste au travail chez Mallarmé. C'est cette philosophie symboliste qui fait de la négation une opération véritablement créatrice et qui assure, pour nous, l'actualité du symbolisme caché derrière le sentiment d'appartenir à un monde vieilli ou mort.
Résumé : Né en 1881 en Biélorussie, beau-frère du compositeur Alexandre Scriabine, émigré en France à l'âge de 40 ans, auteur jusqu'à sa mort en 1969 d'une oeuvre considérable et multiforme, écrivant aussi aisément en français qu'en russe, Boris de Schloezer est une figure typique d'intellectuel européen. L'ouvrage explore tous les aspects de son oeuvre et de son activité : traduction des grands écrivains russes (Dostoievski, Tolstoi, Chestov, Pouchkine, Gogol, Leskov, Bounine, Leonov, Lermontov, Rozanov) et du philosophe religieux Léon Chestov ; philosophie de l'art et de la musique ; critique littéraire ; critique musical. Intellectuel européen, Boris de Schloezer l'est par l'ampleur de ses curiosités, par son insatiable appétit de lire et d'entendre, par son goût de la transmission, par son refus de s'enfermer dans une langue, une culture, ou une spécialité académique. Il mérite d'être redécouvert et reconnu à sa juste valeur. La collection "Æsthetica" s'y emploie en republiant également la totalité de son oeuvre de critique et d'esthétique de la musique. Avec le soutien de l'unité de recherche HCA de l'université Rennes 2.
Journaliste, critique et historien d'art, romancier, directeur de la manufacture des Gobelins, homme de gauche, pre ? sident pendant plus de dix ans de l'Acade ? mie Goncourt, Gustave Geffroy (1855-1926) est un intellectuel important du tournant des XIXe et XXe sie`cles. Ami de Georges Clemenceau, Claude Monet, Auguste Rodin, Euge`ne Carrie`re, Henri de Toulouse-Lautrec, Edmond de Goncourt, Victor et Henri Focillon, c'est toute la socie ? te ? a` laquelle il appartient - et dans laquelle il joue un ro^le tre`s actif - qui se refle`te dans son oeuvre. Celle-ci est a` la fois tre`s vaste, tre`s prote ? iforme, mais malheureusement trop souvent oublie ? e. Pour la rede ? couvrir et en jauger l'importance, il convient de nouer les regards de l'histoire de l'art, de l'histoire de la litte ? rature, des muse ? es, de la critique, de la culture et de l'esthe ? tique. Alors, on comprendra comment et pourquoi s'y joue une bonne part de l'e ? mergence de nous-me^me : de notre propre regard contemporain.
Le grand pianiste canadien Glenn Gould (1932-1982) qui arrêta à 32 ans tout concert public pour se consacrer exclusivement au disque, écrivait dans un article de 1966 : "L'influence de l'enregistrement sur l'avenir de la musique n'affectera pas simplement l'interprète et l'impresario, mais aussi les compositeurs, les ingénieurs, les techniciens, les critiques et les historiens. Par-dessus tout, l'enregistrement affectera l'auditeur vers lequel finalement toute cette activité est dirigée." Ce sont ces changements que le présent ouvrage voudrait repérer et analyser. Pour ce faire, le musicologue, l'ethnomusicologue, l'historien des arts contemporains et des techniques d'enregistrement, le producteur de disques, l'ingénieur du son, le directeur artistique, le musicien, le théoricien du cinéma, le philosophe enfin (de l'ontologie de l'oeuvre d'art, de l'expérience esthétique, de l'art et de ses fonctions) sont ici convoqués en vue d'un dialogue sur un objet qui les concerne tous et qui concerne tout lecteur dès lors qu'il veut comprendre son monde sonore, musical et cinématographique contemporain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.