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Gustave Geffroy au coeur de la vie artistique française. 1880-1926
Frangne Pierre-Henry ; Plaud-Dilhuit Patricia
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753596313
Journaliste, critique et historien d'art, romancier, directeur de la manufacture des Gobelins, homme de gauche, pre ? sident pendant plus de dix ans de l'Acade ? mie Goncourt, Gustave Geffroy (1855-1926) est un intellectuel important du tournant des XIXe et XXe sie`cles. Ami de Georges Clemenceau, Claude Monet, Auguste Rodin, Euge`ne Carrie`re, Henri de Toulouse-Lautrec, Edmond de Goncourt, Victor et Henri Focillon, c'est toute la socie ? te ? a` laquelle il appartient - et dans laquelle il joue un ro^le tre`s actif - qui se refle`te dans son oeuvre. Celle-ci est a` la fois tre`s vaste, tre`s prote ? iforme, mais malheureusement trop souvent oublie ? e. Pour la rede ? couvrir et en jauger l'importance, il convient de nouer les regards de l'histoire de l'art, de l'histoire de la litte ? rature, des muse ? es, de la critique, de la culture et de l'esthe ? tique. Alors, on comprendra comment et pourquoi s'y joue une bonne part de l'e ? mergence de nous-me^me : de notre propre regard contemporain.
Ce livre est la réédition (avec présentation, bibliographie, index et un texte de Gaëtan Picon) d'un grand livre de philosophie de l'art beaucoup trop méconnu. Écrit pendant la Seconde Guerre mondiale dans le sillage de la phénoménologie d'Edmund Husserl et de Roman Ingarden, il entend refonder la pensée musicale en superposant 3 dimensions: Cette refondation de la pensée musicale se veut systématiquement adossée à l'analyse de la musique de Jean-Sébastien Bach. Cette dernière constitue le socle sur lequel une pensée de la musique ne se veut pas une pure construction abstraite mais se déploie comme un instrument de connaissance qui s'essaye et s'éprouve. Plus profondément, cette refondation se donne pour tâche d'envelopper de façon transhistorique l'ensemble des questions liées à l'essence de la musique et à l'ontologie de l'oeuvre musicale. Structure esthétique fermée sur soi, l'oeuvre musicale ne saurait se réduire ni à la partition, ni à l'exécution, ni aux phénomènes sonores, ni aux états mentaux du musicien ou de l'auditeur. À l'origine de ces deux dimensions, la pensée de Schloezer s'élargit encore pour s'étendre à la philosophie de l'art elle-même préoccupée de la nature et des opérations de toute oeuvre d'art; de la position du récepteur; du travail du créateur et du sens de la signification que l'artiste met en oeuvre. Biographie de l'auteur Pierre-Henry Frangne, maître de conférences en esthétique à l'université Rennes 2 Haute Bretagne.
Comment dire la passion de la montagne ? Comment éclaircir le mystère d'une course en haute montagne ? L'irrationalité de son appel ? L'intensité et la brûlure de ses efforts ? La gratuité, la souffrance et la peur de son engagement ? Le vouloir de ses risques ? L'intelligence, le calcul et le désir de son parcours ? La signification de cette petite communauté minimale qui en est l'auteur, qui en est l'acteur, et qui s'appelle une cordée ? Mais surtout, comment faire comprendre et faire sentir cette expérience d'une telle force et d'une telle singularité que très peu la partagent et, qu'entre ceux qui la partagent, cette compréhension et cette sensation passent essentiellement par le silence ? Entre récit, concept et image, ces essais tentent de répondre. Ils dessinent une philosophie de l'alpinisme qui est une philosophie de l'existence : "Il te reste peu de temps. Vis comme sur une montagne."
Nul vestige d'une philosophie, l'éthique ou la métaphysique ne transparaîtra ; j'ajoute qu'il la faut, incluse et latente". Que signifie pour Mallarmé cette double exigence contradictoire : celle d'une littérature qui refuse les "termes creux" de la philosophie ; celle d'une philosophie cachée ? Pour répondre, ce livre fait l'hypothèse suivante : la poésie mallarméenne est authentiquement philosophique, mais elle l'est en un sens non disciplinaire parce qu'elle consiste en une puissante expérience spirituelle d'écriture amenant la pensée à s'étonner, c'est-à-dire à s'émerveiller, à s'inquiéter et à comprendre. Cette expérience littéraire se pense au creux d'une "conversation" critique avec Platon, Montaigne, Pascal, Descartes, Hegel. En elle, le poète cherche à mettre à l'épreuve la totalité de nos représentations et de nos croyances, afin de déployer une exploration — faite pour notre temps — de tous les "aspects de l'existence".
L'ouvrage explore le paysage photographique des origines (vers 1850) à nos jours, des paysages des frères Bisson aux artistes actuels comme Walter Niedermayr, Jean-Marc Bustamante ou Eric Bourret. Il déploie la triple thèse suivante : 1) le paysage photographique achève ou accomplit l'ensemble du genre du paysage tel que la peinture l'a inventé à la Renaissance ; 2) en l'accomplissant, le paysage photographique se libère de la tradition paysagère elle-même et ouvre au paysage un champ indéterminé d'inventions presque infinies dont les études rassemblées ici explicitent quelques-unes des possibilités ; 3) cette continuité et cette rupture créent ainsi un paysage "sans qualité" selon l'expression de Robert Musil, paysage dont la polymorphie alimente les autres arts et la créativité de l'art contemporain. Voilà pourquoi le livre dessine un parcours permettant d'articuler - c'est son originalité - invention du paysage pictural, invention du paysage photographique et inventions photographiques du paysage. L'ouvrage fondamentalement pluridisciplinaire entend se plier à la logique photographique elle-même qui permet d'engendrer de nouvelles images non picturales, des images machinées, non métaphoriques, profondément documentaires, et dont la reproductibilité permet un archivage du réel, une exploration de nouveaux territoires naturels ou urbains, la multiplication infinie de points de vue sur eux.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.