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Boris de Schloezer, un intellectuel européen
Frangne Pierre-Henry ; Sève Bernard
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753588073
Né en 1881 en Biélorussie, beau-frère du compositeur Alexandre Scriabine, émigré en France à l'âge de 40 ans, auteur jusqu'à sa mort en 1969 d'une oeuvre considérable et multiforme, écrivant aussi aisément en français qu'en russe, Boris de Schloezer est une figure typique d'intellectuel européen. L'ouvrage explore tous les aspects de son oeuvre et de son activité : traduction des grands écrivains russes (Dostoievski, Tolstoi, Chestov, Pouchkine, Gogol, Leskov, Bounine, Leonov, Lermontov, Rozanov) et du philosophe religieux Léon Chestov ; philosophie de l'art et de la musique ; critique littéraire ; critique musical. Intellectuel européen, Boris de Schloezer l'est par l'ampleur de ses curiosités, par son insatiable appétit de lire et d'entendre, par son goût de la transmission, par son refus de s'enfermer dans une langue, une culture, ou une spécialité académique. Il mérite d'être redécouvert et reconnu à sa juste valeur. La collection "Æsthetica" s'y emploie en republiant également la totalité de son oeuvre de critique et d'esthétique de la musique. Avec le soutien de l'unité de recherche HCA de l'université Rennes 2.
Comment dire la passion de la montagne ? Comment éclaircir le mystère d'une course en haute montagne ? L'irrationalité de son appel ? L'intensité et la brûlure de ses efforts ? La gratuité, la souffrance et la peur de son engagement ? Le vouloir de ses risques ? L'intelligence, le calcul et le désir de son parcours ? La signification de cette petite communauté minimale qui en est l'auteur, qui en est l'acteur, et qui s'appelle une cordée ? Mais surtout, comment faire comprendre et faire sentir cette expérience d'une telle force et d'une telle singularité que très peu la partagent et, qu'entre ceux qui la partagent, cette compréhension et cette sensation passent essentiellement par le silence ? Entre récit, concept et image, ces essais tentent de répondre. Ils dessinent une philosophie de l'alpinisme qui est une philosophie de l'existence : "Il te reste peu de temps. Vis comme sur une montagne."
Journaliste, critique et historien d'art, romancier, directeur de la manufacture des Gobelins, homme de gauche, pre ? sident pendant plus de dix ans de l'Acade ? mie Goncourt, Gustave Geffroy (1855-1926) est un intellectuel important du tournant des XIXe et XXe sie`cles. Ami de Georges Clemenceau, Claude Monet, Auguste Rodin, Euge`ne Carrie`re, Henri de Toulouse-Lautrec, Edmond de Goncourt, Victor et Henri Focillon, c'est toute la socie ? te ? a` laquelle il appartient - et dans laquelle il joue un ro^le tre`s actif - qui se refle`te dans son oeuvre. Celle-ci est a` la fois tre`s vaste, tre`s prote ? iforme, mais malheureusement trop souvent oublie ? e. Pour la rede ? couvrir et en jauger l'importance, il convient de nouer les regards de l'histoire de l'art, de l'histoire de la litte ? rature, des muse ? es, de la critique, de la culture et de l'esthe ? tique. Alors, on comprendra comment et pourquoi s'y joue une bonne part de l'e ? mergence de nous-me^me : de notre propre regard contemporain.
Delaplace Joseph ; Frangne Pierre-Henry ; Mouëllic
Dans les deux volumes de L'oeuvre de L'art parus en 1994 et 1997, Gérard Genette jetait les principes d'une esthétique extrêmement précise et argumentée. Cette esthétique surprit d'autant plus qu'elle venait d'un grand théoricien français de la littérature (du roman, de la rhétorique, de la poétique, des genres, etc.) qui passait à la philosophie grâce à la lecture de l'esthétique analytique, et qui était attentif à la diversité du mode d'existence des oeuvres dans l'histoire comme dans l'époque contemporaine. Cet ouvrage collectif est ainsi la première tentative de discussion des thèses, des arguments et des enjeux de la pensée esthétique de Gérard Genette. En croisant les regards des philosophes et des esthéticiens (analytiques et " continentaux ") avec ceux des théoriciens des différents arts (littérature, musique, cinéma, arts visuels), en replaçant cette esthétique dans l'ensemble du travail critique et théorique de Gérard Genette, il s'attache à comprendre et à évaluer l'importance d'un projet philosophique original du point de vue de la généralité de la théorie mais aussi du point de vue de la singularité des arts et des oeuvres. Le livre est complété par un DVD contenant l'enregistrement d'un entretien de 50 minutes avec Gérard Genette intitulé De Figures à Codicille. Il permet de comprendre le point de vue de Gérard Genette lui-même sur la nature et les conditions d'un parcours et d'un travail de près d'un demi-siècle.
Le grand pianiste canadien Glenn Gould (1932-1982) qui arrêta à 32 ans tout concert public pour se consacrer exclusivement au disque, écrivait dans un article de 1966 : "L'influence de l'enregistrement sur l'avenir de la musique n'affectera pas simplement l'interprète et l'impresario, mais aussi les compositeurs, les ingénieurs, les techniciens, les critiques et les historiens. Par-dessus tout, l'enregistrement affectera l'auditeur vers lequel finalement toute cette activité est dirigée." Ce sont ces changements que le présent ouvrage voudrait repérer et analyser. Pour ce faire, le musicologue, l'ethnomusicologue, l'historien des arts contemporains et des techniques d'enregistrement, le producteur de disques, l'ingénieur du son, le directeur artistique, le musicien, le théoricien du cinéma, le philosophe enfin (de l'ontologie de l'oeuvre d'art, de l'expérience esthétique, de l'art et de ses fonctions) sont ici convoqués en vue d'un dialogue sur un objet qui les concerne tous et qui concerne tout lecteur dès lors qu'il veut comprendre son monde sonore, musical et cinématographique contemporain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni