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La pensée esthétique de Gérard Genette. Avec 1 CD audio
Delaplace Joseph ; Frangne Pierre-Henry ; Mouëllic
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753517493
Dans les deux volumes de L'oeuvre de L'art parus en 1994 et 1997, Gérard Genette jetait les principes d'une esthétique extrêmement précise et argumentée. Cette esthétique surprit d'autant plus qu'elle venait d'un grand théoricien français de la littérature (du roman, de la rhétorique, de la poétique, des genres, etc.) qui passait à la philosophie grâce à la lecture de l'esthétique analytique, et qui était attentif à la diversité du mode d'existence des oeuvres dans l'histoire comme dans l'époque contemporaine. Cet ouvrage collectif est ainsi la première tentative de discussion des thèses, des arguments et des enjeux de la pensée esthétique de Gérard Genette. En croisant les regards des philosophes et des esthéticiens (analytiques et " continentaux ") avec ceux des théoriciens des différents arts (littérature, musique, cinéma, arts visuels), en replaçant cette esthétique dans l'ensemble du travail critique et théorique de Gérard Genette, il s'attache à comprendre et à évaluer l'importance d'un projet philosophique original du point de vue de la généralité de la théorie mais aussi du point de vue de la singularité des arts et des oeuvres. Le livre est complété par un DVD contenant l'enregistrement d'un entretien de 50 minutes avec Gérard Genette intitulé De Figures à Codicille. Il permet de comprendre le point de vue de Gérard Genette lui-même sur la nature et les conditions d'un parcours et d'un travail de près d'un demi-siècle.
Tirer les enseignements de notre héritage, non seulement celui des musiques modales et tonales, mais aussi celui du XXe siècle dans ses dimensions multiples, en actualiser et en exploiter les possibilités, se donner les moyens techniques et esthétiques d'assumer des positions souvent instables : telles sont quelques-unes des conditions propres à innerver l'inventivité en ce début du XXIe siècle. C'est l'occasion d'interroger à plusieurs voix l'écriture de Bernard de Vienne.
Résumé : Synthèse de douze siècles d'existence, cet ouvrage présente un bilan historique, politique et social des Gaules (transalpine, cisalpine, chevelue), de l'indépendance du vie siècle avant J.-C. jusqu'à la naissance de la Francia mérovingienne au vie siècle de notre ère. Née de la volonté de Rome - à laquelle des liens privilégiés l'attachèrent longtemps -, la "nation gauloise" constitua pendant plusieurs siècles un Etat tampon entre l'Empire et les barbares. Provincia dans l'Empire chrétien du Ive siècle, avec la chute de ce dernier, elle voit s'effondrer les frontières qui contenaient les poussées de ceux qui deviendront ses nouveaux maîtres : Wisigoths puis Francs, annonciateurs d'un nouvel ordre soutenu par une christianisation toujours plus profonde et influente. Les structures sociales, économiques et culturelles sont ici étudiées chronologiquement, accompagnant les mutations politiques et administratives de ces siècles d'intenses bouleversements.
Brogowski Leszek ; Delaplace Joseph ; Laurent Joël
Les scandales de l'art moderne prouvaient que celui-ci alimentait secrètement le registre du sens, lié à la symbolisation de l'ordre social. Mais aujourd'hui, la société a définitivement abandonné l'idée de l'art comme langage universel, et, pour ne plus craindre les troubles causés par des oeuvres ou des artistes, elle a confié à l'industrie culturelle le soin de mettre la main sur les symboles et d'en distiller cyniquement les bouleversements. Le présent ouvrage tâche de relever le défi de repenser le scandale dans ce nouveau contexte. La crédibilité de la presse à porter les expressions spontanées des sentiments populaires étant définitivement compromise, le scandale semble se réfugier dans des formes moins spectaculaires et plus attentives au travail du sens, et à ses crises latentes. Défier la décence propose l'étude de diverses situations contribuant notamment aux mouvements actuels de l'art (oeuvres, spectacles, concerts, mais aussi manifestes, modes de vie et de comportements, controverses juridiques, inspirations scientifiques, etc.), comme catalyseurs ou révélateurs des crises, indissociablement artistiques et politiques, parfois sans le moindre écho dans les mass-media.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni