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Les enfants de la veuve
Fox Paula ; Barrett Andrea ; Dumas Marie-Hélène
JOELLE LOSFELD
18,20 €
Épuisé
EAN :9782070789429
À la veille d'un voyage en Afrique, Laura Maldonada Clapper et son mari, Desmond, boivent du scotch assis dans une chambre d'hôtel new-yorkaise, en attendant leurs trois invités: Clara, la timide fille de Laura née d'un précédent mariage; Carlos, l'exubérant frère de Laura, critique musical raté; et Peter, un éditeur falot et mélancolique que Laura n'a pas revu depuis un an. Ce qui s'annonçait comme une petite fête de départ se transforme bientôt en un amer et angoissant règlement de compte familial. Laura, sorte de "diva", qui tout au moins semble se considérer comme telle, orchestre la soirée avec une impériale cruauté et multiplie insinuations et hostilités pour tenter de cacher une terrible nouvelle qu'elle vient d'apprendre. Paula Fox révèle une fois de plus son incontestable maîtrise esthétique et sa capacité à raconter les relations humaines telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être. Elle met en scène avec une grande subtilité la toute-puissance maternelle dans ce qu'elle peut avoir de manipulateur et de déstabilisant.
Luisa de la Cueva, fille d'un grand propriétaire de plantation de canne à sucre et d'une domestique indigène, est née dans le petit village de Malagita sur l'île de San Pedro dans les Caraïbes. Elle y passe une partie de son enfance, mais son père, craignant la révolution, emmène sa famille à New York. Dans le barrio, le nom de la Cueva , autrefois puissant, n'évoque plus rien, et la famille est obligée de s'installer dans les sous-sols d'un immeuble. Diminuée par tout ce qui lui a été arraché, Luisa orchestre sa survie autour d'un rêve : retrouver Malagita. Dans La légende d'une servante, Paula Fox raconte la lutte de Luisa pour se construire face à l'adversité, et bien au-delà, l'essence même de la peur, le poids des relations familiales, la nostalgie du bonheur perdu... Elle y révèle, dans une prose d'une grande finesse, une vision étonnamment sensible de la vie intérieure.
En 1941, Helen Bynum quitte pour la première fois le domicile familial et gagne le Quartier français de La Nouvelle-Orléans, où elle rejoint sa tante, une actrice aux charmes abîmés par l'alcool et une vie dissolue. Elle y découvre la vie dans ce qu'elle a de passionné et d'aventureux. Confrontée à des réalités et dilemmes jusqu'alors insoupçonnés, elle connaît en compagnie de ses amis, des intellectuels bohèmes, le désir et l'amour, l'amitié et ses déboires. Son univers se mêle au mystère étouffant d'une ville dont la sensualité est ici magnifiée. " Avec intelligence et humour, Paula Fox livre ici un regard distancié, à la fois cruel et désarmant, sur les faux-semblants de la petite bourgeoisie et les hypocrisies de l'Amérique d'après-guerre. " Solène de Royer, Le Monde.
C'est une enfant délaissé par une mère indifférente et un père alcoolique que Paula Fox décrit dans le récit des vingt premières années de sa vie. Alors même qu'ils confient à d'autres l'éducation de leur fille, notamment à un pasteur qui lui transmettra l'amour de la littérature et à sa grand-mère qui l'emmènera à Cuba, les parents de Paula Fox ne cessent d'aller et venir dans sa vie. Ce sont eux les véritables enfants de cette histoire, des enfants terribles, intelligents et beaux, mais irresponsables. Les différents voyages de Paula Fox, de Montréal à Hollywood, rythment une existence incohérente. La seule constante qu'elle y trouvera, ce seront ces "parures d'emprunt", vêtements prêtés par des inconnus qui l'aideront à grandir dans le chaos. Sans jamais s'apitoyer, Paula Fox revient sur des années difficiles, portant un regard à la fois tendre et acéré sur la condition humaine.
Que faire quand on apprend, à treize ans, que son père est très malade, qu'il va bientôt mourir, et que c'est le sida? Que penser quand on entend sa mère, un matin très tôt, lancer à son mari: "Est-ce que tu te rends compte de ce que tu m'as fait? De ce que tu as fait à notre fils?" Que dire quand on se rend compte que personne ne dit la vérité? Que répondre quand le père constate: "La raison pour laquelle tu sais que tout le monde ment, c'est que tu mens toi-même" Comment interroger sans agresser? Comment comprendre le mystère de l'amour quand on ne dispose que du tableau noir de l'éducation sexuelle? Comment aider à mourir quand on n'a pas encore appris à vivre? Liam ne sait pas de combien de temps il dispose pour répondre à toutes ces questions. Il sait juste que le temps presse.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
La célèbre collection d'objets et peintures érotiques de Pompéï, Herculanum et Stabia ensevelie sous les cendres volcaniques du Vésuve fut déposée dans un cabinet particulier du Musée Royal Degli Studi à Naples au XIXe siècle. C'est à l'intérieur des maisons particulières que l'on a retrouvé les peintures érotiques : chez les gens aisés, on trouvait une pièce consacrée uniquement au culte de Vénus, une sorte de "chapelle d'amour" (venerea) étroitement surveillée par l'esclave attitré. Des fresque qui décoraient les murs de la plupart des maisons de Pompéï et de Herculanum furent aussi sauvées de l'ensevelissement. De la même manière, des sujets érotiques en sculpture, bronze, marbre, cristal de roche, terre cuite, des phallus, des amulettes bacchiques et autres objets non moins intéressants furent découverts dans des lieux appelés lupanaria et dans de nombreux domiciles particuliers. Ils sont, entre autres, les témoignages d'un culte "théophallique" datant de l'époque d'Osiris. Cet ouvrage reproduit la quasi-totalité de cette collection considérée comme la plus riche en son genre.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.