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Le roman d'un acteur. Tome 2, La Belgique
Caubère Philippe
JOELLE LOSFELD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782072866630
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Résumé : Qu'il suive le fil d'Ariane sur les traces du Minotaure pour évoquer Oran et ses alentours, qu'il revisite le mythe de Prométhée à la lumière de la violence du monde moderne, ou qu'il rêve à la beauté d'Hélène et de la Grèce, Albert Camus nous entraîne tout autour de la Méditerranée et de ses légendes. Un court recueil de textes lyriques et passionnés pour voyager de l'Algérie à la Grèce en passant par la Provence.
Résumé : Noun, l'héroïne du Jour où Nina Simone a cessé de chanter, a quitté le Liban pour s'installer à Paris. Après avoir affronté la guerre, la drogue, les coups, l'hôpital psychiatrique, Noun se livre à un nouveau combat pour obtenir la nationalité française. Au rythme des couplets de La Marseillaise, qu'elle a appris par coeur, investie de sa nouvelle mission, elle interroge les fondements de la laïcité de sa terre d'accueil et rend hommage aux combattants pour la liberté des pays qu'elle a parcourus.
Résumé : La Danse du diable évoque la jeunesse, dans les années 1950 à 1970, de Ferdinand Faure, enfant du pays provençal. Saint-Louis, Le Parc Borély et le château de Picasso à Vauvenargues? De Gaulle, Sartre, Mauriac, Malraux, Johnny, Roger Lanzac, Lucien Jeunesse, Gaston Defferre, Soljenitsyne? Et surtout Claudine Gautier, sa mère, qui mène le récit et la représentation à un train d'enfer sous sa férule impitoyable, son imagination débordante et son bagout intarissable. Une logorrhée joyeuse qui n'est au final qu'une course à perdre haleine contre l'adversaire invincible : la mort. La pièce est mise en scène et interprétée par l'auteur à partir du 11 octobre 2016 à l'Athénée ? Théâtre Louis-Jouvet. Le Bac 68? Comment a-t-on passé le bac en cette année emblématique ? On y retrouve les personnages clés de La Danse du diable, Ferdinand et sa mère, pris dans la tourmente de ces événements historiques qui ont bouleversé la société occidentale. Les choses ne furent plus jamais comme avant? La pièce est mise en scène et interprétée par l'auteur à partir du 4 octobre 2016 à l'Athénée ? Théâtre Louis-Jouvet.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
Le jeu d'échecs en ivoireCe qui attirait Père vers les échecs, c'était son goût pour la tranquillité, sa rage refoulée et le crédit qu'il accordait aux institutions, aux archétypes et aux comportements pondérés. Le jeu d'échecs justifiait ce qu'il aimait par-dessus tout: penser à penser. Il appelait cela l'esprit combattant.Père habitait un espace d'une quiétude si désincarnée que ses étudiants égyptiens l'avaient surnommé (affectueusement, je pense) «Son Altitudesse». Devant l'échiquier, Père pouvait se permettre de prendre des décisions totalement dénuées d'influence sur un monde extérieur qui lui échappait de toute façon, tout en entrant en conflit, sans violence aucune, avec lui-même ou avec autrui. (Sa phobie des voyous était clairvoyante puisqu'une décennie plus tard il se ferait chahuter par une poignée de maoïstes qui le traiteraient publiquement de «Sac-à-vent»; leur intention évidente de le blesser affichant, il faut bien le dire, leur réaction à cette qualité diaphane qu'il avait déjà en Egypte: un pédantisme enraciné dans sa timidité.)Père était un guerrier en chambre, un doux intellectuel qui rêvait de Raison dans un monde chroniquement et mortellement déraisonnable. Il avait la conversation parcimonieuse et citait volontiers sa maxime favorite de Wittgenstein: «Gardons le silence sur l'indicible.» Mais quand il lui arrivait de s'exprimer, il le faisait d'une voix si éteinte que même ses familiers devaient le prier de se répéter. Lors de sa résidence d'un an à l'Université américaine du Caire comme titulaire d'une bourse Fulbright, des étudiants étaient un jour venus à l'un de ses cours avec des cornets acoustiques (dénichés au Bazar) qu'ils s'étaient collés aux oreilles à un signal convenu. (Dans son sommeil, en revanche, Père grinçait si fort des dents que Mère rêvait de sites industriels: cimenteries, ballastières et briqueteries.)