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Les Justices locales . Dans les villes et villages du XVe au XIXe sicle
Follain Antoine ; Belmonte Jean-Luc ; Bertille Mat
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753502642
Prolongeant le colloque d'Angers "Les Justices de village. Administrations et justice locales de la fin du Moyen Âge à La Révolution..." (PUR, 2003) cette publication varie les lieux, les échelles et la chronologie. Dans l'ancienne France, il était admis qu'une police assez "bonne" éviterait forcément de recourir à "rigueur de justice". L'étude de la justice de proximité est donc toujours associée à la "police" ou administration. Mais prenant le contrepied de Charles Loyseau qui dans son Discours de l'abus... (1603) avait construit sa critique des "très mauvaises Justices de Village" par un jeu de miroir avec les "amples Justices des Villes", le présent volume les rapproche et atteint toutes les espèces de juges de l'Ancien Régime (seigneuriaux, municipaux et royaux) ainsi que certains magistrats post-révolutionnaires. Les regards d'historiens des Facultés de Droit et des Lettres ont été croisés pour étudier des sociétés rurales diverses, ainsi que des elles de toutes dimensions, depuis des chefs-lieux de l'Anjou et de Haute-Auvergne jusqu'à des villes moyennes et capitales. Transcendant aussi la césure révolutionnaire, l'ouvrage approfondit (hypothèse d'une succession entre la justice seigneuriale (abolie en 1789) et la justice de paix (instituée en 1790). À ce degré de proximité "Vaut-il mieux s'arranger que plaider?" Sont donc examinés les renvois des juges pour "accommodements" par les curés sous l'Ancien Régime, diverses formes d'"arbitrages", la procédure de "conciliation" par les juges de paix et la question rarement étudiée de la justice et police des maires. Qu'ont fait ces magistrats de leurs nouveaux pouvoirs de justice et police?
La société d'hierétait-elle vraiment plus violente que celle d'aujourd'hui ? Une passionnante histoire de la justice et des crimes et délits au xviie siècle à travers l'analyse des centaines de lettres de pardon des ducs de Lorraine. Sous l'Ancien Régime, la justice reposait sur une répression impitoyable du crime, mais aussi sur la miséricorde. A aucune autre époque la justice n'a autant mis à mort, mais le pouvoir souverain déchargeait également les coupables des peines encourues en leur octroyant des lettres de grâce. Ces dernières imposaient des compensations au crime commis et exigeaient la réconciliation entre les parties, assurant ainsi la réintégration des bénéficiaires dans le corps social. Ces lettres constituent de précieux documents aussi bien pour l'histoire judiciaire et criminelle que pour l'histoire des mentalités. Le corpus des lettres lorraines qui fait l'objet de ce volume est exceptionnel par son ampleur et son étendue chronologique. Une importante sélection de lettres du xviie siècle est ici éditée et analysée, ouvrant une fenêtre passionnante sur la société lorraine de l'Ancien Régime.
Contrôler et punir interroge l'Histoire sur certaines des plus graves inquiétudes politiques actuelles : l'insuffisance, l'indignité, voire la corruption, des dépositaires de l'autorité publique. Les onze contributions abordent à l'époque de création de l'"Etat moderne" les questions essentielles du statut des représentants du pouvoir, de leur choix, de leur responsabilité et de leur éventuelle punition. Il est difficile de trouver des cas qui soient suffisamment documentés, car souvent (déjà !) on préférait occulter les fautes et la punition des agents indignes. Mais plusieurs exemples ont été trouvés et sont traités complètement, depuis le lorrain Barisel jusqu'au financier breton François Miron, en passant par les Aoustenc en Languedoc qui, même au temps de Louis XIV, sont demeurés intouchables. L'illustration de couverture évoque la punition de l'un des personnages du livre qui pensait que sa fonction publique lui donnait davantage de droits qu'aux gens ordinaires. Son juge le fit "déquarteler" pour haute trahison, justement parce que sa fonction induisait tout au contraire des devoirs plus grands.
Professeur d'histoire moderne à l'université Marc Bloch de Strasbourg, Antoine Follain s'est en tant que chercheur attaché le plus volontiers à des archives villageoises des XVI et XVIIe siècles souvent délaissées. Il a organisé avec des collègues une dizaine de colloques parmi lesquels "L'argent des villages", "Les justices de village 4e" et "L'impôt des campagnes"
Résumé : Les hommes des siècles passés étaient-ils plus violents que nous? On a depuis longtemps postulé que les gens du Moyen Age et de l'époque moderne avaient eu des comportements brutaux avant d'apprendre à se contenir, à se civiliser, et parvenir à des m?urs enfin dignes à partir du XVIIIe ou du XIXe siècle. L'importance des actes de violence dans les sources judiciaires semblerait le confirmer mais s'agissait-il des indices d'une immoralité générale ou d'actes exceptionnels? Le travail critique mené dans cet ouvrage réexamine les méthodes, critique les sources, apporte des pièces inédites (dont la statistique des crimes établie tout au long du XVIIIe siècle pour la chancellerie, donc bien avant le " Compte général criminel " du XIXe siècle) et donne des exemples d'utilisation des sources textuelles et iconographiques, comme les scènes de rixes paysannes qui, correctement interprétées, ne peuvent plus être retenues comme des preuves. L'étude minutieuse d'un procès du début du XVIIe siècle pour homicide (édité en entier) montre qu'au-delà des apparences d'un acte impulsif commis par une " brute ", on peut retrouver les motivations et les circonstances d'une mise à mort préméditée, constater le trouble d'une population pas du tout habituée à de tels crimes et s'interroger sur la violence légale appliquée aux accusés. Livre d'Histoire consacré à la violence et sa mesure du XVIe au XVIIIe siècle, Brutes ou braves gens ? rejoint des débats actuels sur les formes et les chiffres de la criminalité, dont on connaît les enjeux politiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour