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Préférant miséricorde à rigueur et sévérité de justice. Lettres de pardon des ducs de Lorraine au XV
Follain Antoine
PU STRASBOURG
30,00 €
Épuisé
EAN :9791034402588
La société d'hierétait-elle vraiment plus violente que celle d'aujourd'hui ? Une passionnante histoire de la justice et des crimes et délits au xviie siècle à travers l'analyse des centaines de lettres de pardon des ducs de Lorraine. Sous l'Ancien Régime, la justice reposait sur une répression impitoyable du crime, mais aussi sur la miséricorde. A aucune autre époque la justice n'a autant mis à mort, mais le pouvoir souverain déchargeait également les coupables des peines encourues en leur octroyant des lettres de grâce. Ces dernières imposaient des compensations au crime commis et exigeaient la réconciliation entre les parties, assurant ainsi la réintégration des bénéficiaires dans le corps social. Ces lettres constituent de précieux documents aussi bien pour l'histoire judiciaire et criminelle que pour l'histoire des mentalités. Le corpus des lettres lorraines qui fait l'objet de ce volume est exceptionnel par son ampleur et son étendue chronologique. Une importante sélection de lettres du xviie siècle est ici éditée et analysée, ouvrant une fenêtre passionnante sur la société lorraine de l'Ancien Régime.
L'économie rurale est le premier objet de la société des Thesmophories, qui se permet aussi quelquefois de jeter des regards sur tout ce qui peut coopérer au Bien public. C'est de la discussion que naît la Lumière et la Vérité, et c'est de cette manière que la société veut s'instruire": tel était le projet de personnes "que l'amitié rassembla tous les mois" pour former une société savante établie à Blaison en Anjou et nommée par référence à des fêtes agraires antiques. Seul exemple d'une société agronomique non royale dont des archives nous sont parvenues, la société de Blaison représente mieux que les grands auteurs l'esprit du "Siècle des Lumières". Illustrant la pénétration des nouvelles sciences, comme l'agronomie et l'économie, les "Thesmophores" refusèrent de sacrifier "quantité de petites familles qui vivent dans une heureuse médiocrité" au profit de la "grande exploitation", ils surent interroger les paysans sur leur pratique et ils recueillirent d'étonnants calculs de profitabilité. Autour de ces archives et de cette expérience humaine a été rassemblée une équipe d'historiens spécialisés. En raison de sa valeur, il a été fait choix de publier l'ensemble du corpus.
Professeur d'histoire moderne à l'université Marc Bloch de Strasbourg, Antoine Follain s'est en tant que chercheur attaché le plus volontiers à des archives villageoises des XVI et XVIIe siècles souvent délaissées. Il a organisé avec des collègues une dizaine de colloques parmi lesquels "L'argent des villages", "Les justices de village 4e" et "L'impôt des campagnes"
Résumé : Les hommes des siècles passés étaient-ils plus violents que nous? On a depuis longtemps postulé que les gens du Moyen Age et de l'époque moderne avaient eu des comportements brutaux avant d'apprendre à se contenir, à se civiliser, et parvenir à des m?urs enfin dignes à partir du XVIIIe ou du XIXe siècle. L'importance des actes de violence dans les sources judiciaires semblerait le confirmer mais s'agissait-il des indices d'une immoralité générale ou d'actes exceptionnels? Le travail critique mené dans cet ouvrage réexamine les méthodes, critique les sources, apporte des pièces inédites (dont la statistique des crimes établie tout au long du XVIIIe siècle pour la chancellerie, donc bien avant le " Compte général criminel " du XIXe siècle) et donne des exemples d'utilisation des sources textuelles et iconographiques, comme les scènes de rixes paysannes qui, correctement interprétées, ne peuvent plus être retenues comme des preuves. L'étude minutieuse d'un procès du début du XVIIe siècle pour homicide (édité en entier) montre qu'au-delà des apparences d'un acte impulsif commis par une " brute ", on peut retrouver les motivations et les circonstances d'une mise à mort préméditée, constater le trouble d'une population pas du tout habituée à de tels crimes et s'interroger sur la violence légale appliquée aux accusés. Livre d'Histoire consacré à la violence et sa mesure du XVIe au XVIIIe siècle, Brutes ou braves gens ? rejoint des débats actuels sur les formes et les chiffres de la criminalité, dont on connaît les enjeux politiques.