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Une société agronomique au XVIIIe siècle. Les Thesmophores de Blaison en Anjou
Follain Antoine ; Roche Daniel
EUD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915611564
L'économie rurale est le premier objet de la société des Thesmophories, qui se permet aussi quelquefois de jeter des regards sur tout ce qui peut coopérer au Bien public. C'est de la discussion que naît la Lumière et la Vérité, et c'est de cette manière que la société veut s'instruire": tel était le projet de personnes "que l'amitié rassembla tous les mois" pour former une société savante établie à Blaison en Anjou et nommée par référence à des fêtes agraires antiques. Seul exemple d'une société agronomique non royale dont des archives nous sont parvenues, la société de Blaison représente mieux que les grands auteurs l'esprit du "Siècle des Lumières". Illustrant la pénétration des nouvelles sciences, comme l'agronomie et l'économie, les "Thesmophores" refusèrent de sacrifier "quantité de petites familles qui vivent dans une heureuse médiocrité" au profit de la "grande exploitation", ils surent interroger les paysans sur leur pratique et ils recueillirent d'étonnants calculs de profitabilité. Autour de ces archives et de cette expérience humaine a été rassemblée une équipe d'historiens spécialisés. En raison de sa valeur, il a été fait choix de publier l'ensemble du corpus.
La société d'hierétait-elle vraiment plus violente que celle d'aujourd'hui ? Une passionnante histoire de la justice et des crimes et délits au xviie siècle à travers l'analyse des centaines de lettres de pardon des ducs de Lorraine. Sous l'Ancien Régime, la justice reposait sur une répression impitoyable du crime, mais aussi sur la miséricorde. A aucune autre époque la justice n'a autant mis à mort, mais le pouvoir souverain déchargeait également les coupables des peines encourues en leur octroyant des lettres de grâce. Ces dernières imposaient des compensations au crime commis et exigeaient la réconciliation entre les parties, assurant ainsi la réintégration des bénéficiaires dans le corps social. Ces lettres constituent de précieux documents aussi bien pour l'histoire judiciaire et criminelle que pour l'histoire des mentalités. Le corpus des lettres lorraines qui fait l'objet de ce volume est exceptionnel par son ampleur et son étendue chronologique. Une importante sélection de lettres du xviie siècle est ici éditée et analysée, ouvrant une fenêtre passionnante sur la société lorraine de l'Ancien Régime.
Follain Antoine ; Lemesle Bruno ; Nassiet Michel ;
La violence dans la plupart des pays européens et en Amérique du Nord est une préoccupation de plus en plus vive: aux yeux de beaucoup, elle met en cause la cohésion de la société. Mais comment la violence a-t-elle été considérée dans le passé? Bien des pratiques tenues aujourd'hui pour violentes par l'institution judiciaire et par la société ne l'ont pas toujours été. Certaines formes de violence ont même pu bénéficier d'une légitimité sociale. Comment alors le pouvoir judiciaire a-t-il réagi? S'est-il opposé à la violence, au risque d'entretenir une distance avec la société, ou bien a-t-il choisi d'ignorer des formes de violence pourtant illégales? Comment considérer la violence que l'institution judiciaire a elle-même sécrétée? Depuis le XIXe siècle, des problèmes inédits ont surgi: les frontières de la violence se sont déplacées. De nouvelles violences ont été prises en compte par l'institution judiciaire: violences sur les enfants, violences conjugales, violences liées au monde du travail, violences scolaires... Les manières de l'appréhender ont aussi évolué: on a vu émerger la notion de victime, qui n'avait pas vraiment été prise en considération auparavant. Ainsi la justice pénale a-t-elle acquis de nouvelles fonctions, en étendant son territoire dans une société de plus en plus régulée par le droit des personnes. Autre innovation: les violences dues aux guerres au XXe siècle ont aussi donné naissance à des traitements judiciaires spécifiques avec la création de tribunaux particuliers. Les auteurs de ce livre mettent donc en perspective historique la violence et l'institution judiciaire depuis le Moyen Age. En révélant ses inflexions, ils invitent à relire les théoriciens de l'évolution historique de la violence. Ils aident aussi à réfléchir au traitement judiciaire actuel des violences en apportant un recul indispensable.
Résumé : Les hommes des siècles passés étaient-ils plus violents que nous? On a depuis longtemps postulé que les gens du Moyen Age et de l'époque moderne avaient eu des comportements brutaux avant d'apprendre à se contenir, à se civiliser, et parvenir à des m?urs enfin dignes à partir du XVIIIe ou du XIXe siècle. L'importance des actes de violence dans les sources judiciaires semblerait le confirmer mais s'agissait-il des indices d'une immoralité générale ou d'actes exceptionnels? Le travail critique mené dans cet ouvrage réexamine les méthodes, critique les sources, apporte des pièces inédites (dont la statistique des crimes établie tout au long du XVIIIe siècle pour la chancellerie, donc bien avant le " Compte général criminel " du XIXe siècle) et donne des exemples d'utilisation des sources textuelles et iconographiques, comme les scènes de rixes paysannes qui, correctement interprétées, ne peuvent plus être retenues comme des preuves. L'étude minutieuse d'un procès du début du XVIIe siècle pour homicide (édité en entier) montre qu'au-delà des apparences d'un acte impulsif commis par une " brute ", on peut retrouver les motivations et les circonstances d'une mise à mort préméditée, constater le trouble d'une population pas du tout habituée à de tels crimes et s'interroger sur la violence légale appliquée aux accusés. Livre d'Histoire consacré à la violence et sa mesure du XVIe au XVIIIe siècle, Brutes ou braves gens ? rejoint des débats actuels sur les formes et les chiffres de la criminalité, dont on connaît les enjeux politiques.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.