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Le théâtre historique et ses objets : le magasin des accessoires
Fix Florence
ORIZONS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296088368
Dans le théâtre post-brechtien, l'accessoire agace ou fait sourire : on a tôt fait d'y voir une facilité, une complaisance à l'éclat superficiel, au mieux une virtuosité technique. Le "magasin des accessoires" semble un lieu patrimonial et suranné, dont seules les périodes plus anciennes savaient lire et comprendre le sens, souvent plus subversif qu'illustratif. Pour parler d'Histoire, notamment, l'objet serait somme toute devenu suspect : étendards, guillotines et autres portraits sortis des musées pour passer à la scène ne paraissent pas indispensables et l'on joue de plus en plus en costume de ville plutôt qu'en costume historique. Ce volume a tenu à revenir sur cette association hâtive mais tenace qui fait de l'accessoire dans le théâtre historique un outil un peu désuet et banal du grand spectacle : il est pourtant bien là dans nombre de dramaturgies de la modernité, faisant le bonheur de bien des metteurs en scène, de bien des comédiens... et de bien des spectateurs.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Il a pour objectif de les aider à réussir l'épreuve littéraire des concours. Pour l'année 2018-2019, le programme porte sur : Platon, Le Banquet ; Shakespeare, Le Songe d'une nuit d'été ; Stendhal, La Chartreuse de Parme. Le thème associé à ces oeuvres est : L'amour. Complet et précis, ce livre est l'outil indispensable à une meilleure connaissance des oeuvres et du thème. Il comprend : 1. Une introduction générale qui situe le thème dans l'histoire de la pensée et analyse les différentes problématiques qu'il recouvre. 2. Trois études détaillées : pour se familiariser avec chacune des oeuvres au programme : résumé et structure, analyse du contexte, fiches thématiques ; pour comprendre comment chacune aborde et illustre le thème au programme. 3. Une réflexion synthétique et problématisée sur le thème "L'amour" à partir des oeuvres étudiées. 4. Une méthodologie de la dissertation et du résumé, des dissertations et des résumés corrigés, un index des notions qui se rattachent au thème et un répertoire de citations commentées.
Entre 1870 et 1914 alors que de grandes nations européennes sont en construction et que les révolutions secouent le continent, le théâtre fin-de-siècle affirme la continuité du drame historique romantique en contestant pourtant ses valeurs : l'héroïsme et la noblesse d'âme sont désormais suspects et invalidés, la scène européenne préfère les petits faits aux grands événements et les faiblesses des grands hommes à leurs moments de gloire. On voit alors sur scène, chez Strindberg, Sardou, Rostand ou Wildenbruch, un Napoléon exilé et malheureux, une Théroigne de Méricourt devenue folle et humiliée, un Duc d'Enghien ou un Aiglon qui manquent leur rendez-vous avec l'Histoire. Ce théâtre produit une histoire parallèle et dissidente à la grande Histoire, une revanche des " petits ", des oubliés de l'événementiel et interroge somme toute ce qui mérite d'être historique et de rester dans les mémoires.
L'essor du théâtre de science, le soutien institutionnel et l'attention médiatique accordés aux collaborations de chercheurs, dramaturges et metteurs en scène, le succès des documentaires télévisés scientifiques, des émissions et des magazines de vulgarisation et d'échange sur les sciences en témoignent : la science appartient plus que jamais au champ du spectacle et des représentations. Soumises à l'urgence et à la fébrilité des attentes collectives comme à l'injonction de réussite et d'exposition, les sciences sont sur le devant d'une scène qui souvent au XXe siècle a fait leur procès. Les réflexions réunies ici interrogent ce que le théâtre fait à la science : est-il toujours voué, comme l'y invite le patrimoine dramaturgique européen, à la raillerie comique des savants fous ou à la déploration tragique de leurs dérives ? Et ce que la science fait au théâtre : comment infléchit-elle la fable, la façon de raconter, de penser quand elle est l'enjeu d'une représentation scénique ? Ainsi à travers Galilée, Oppenheimer ou Schrödinger se dessine par le théâtre notre désir de science aujourd'hui.
Au XVIIIe siècle naquit le mélodrame, forme de théâtre alliant texte et musique, où les larmes n'étaient point tabou: car on pleurait alors, dans les salons et à la tribune de l'Assemblée, hommes comme femmes, dans la vie privée comme dans l'espace public. Les pleurs prouvaient la sincérité, et la rétention des émotions était suspecte. En deux cents ans, le signe de la sensibilité est devenu marque de sensiblerie et l'individu moderne, s'il s'épanche au téléphone, dans des blogs ou sur Facebook, ne pleure plus en public. La tentation des larmes perdure cependant, mais une sorte d'effroi devant l'émotion brute nous a incités à la reléguer dans le roman ou le cinéma, où elle est programmée. Ce livre, qui fait appel à des objets aussi variés que le théâtre de Pixérécourt, celui de Rostand ou d'Hugo, le film Titanic, la série des Twilight, le phénomène Bollywood, le succès de Love Story ou, avant lui, les films de Douglas Sirk, entend penser le "mélo" comme un plaisir des larmes et en suivre la trace et les motivations dans notre culture récente.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...