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L'Histoire au théâtre (1870-1914)
Fix Florence
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753511064
Entre 1870 et 1914 alors que de grandes nations européennes sont en construction et que les révolutions secouent le continent, le théâtre fin-de-siècle affirme la continuité du drame historique romantique en contestant pourtant ses valeurs : l'héroïsme et la noblesse d'âme sont désormais suspects et invalidés, la scène européenne préfère les petits faits aux grands événements et les faiblesses des grands hommes à leurs moments de gloire. On voit alors sur scène, chez Strindberg, Sardou, Rostand ou Wildenbruch, un Napoléon exilé et malheureux, une Théroigne de Méricourt devenue folle et humiliée, un Duc d'Enghien ou un Aiglon qui manquent leur rendez-vous avec l'Histoire. Ce théâtre produit une histoire parallèle et dissidente à la grande Histoire, une revanche des " petits ", des oubliés de l'événementiel et interroge somme toute ce qui mérite d'être historique et de rester dans les mémoires.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Il a pour objectif de les aider à réussir l'épreuve littéraire des concours. Pour l'année 2018-2019, le programme porte sur : Platon, Le Banquet ; Shakespeare, Le Songe d'une nuit d'été ; Stendhal, La Chartreuse de Parme. Le thème associé à ces oeuvres est : L'amour. Complet et précis, ce livre est l'outil indispensable à une meilleure connaissance des oeuvres et du thème. Il comprend : 1. Une introduction générale qui situe le thème dans l'histoire de la pensée et analyse les différentes problématiques qu'il recouvre. 2. Trois études détaillées : pour se familiariser avec chacune des oeuvres au programme : résumé et structure, analyse du contexte, fiches thématiques ; pour comprendre comment chacune aborde et illustre le thème au programme. 3. Une réflexion synthétique et problématisée sur le thème "L'amour" à partir des oeuvres étudiées. 4. Une méthodologie de la dissertation et du résumé, des dissertations et des résumés corrigés, un index des notions qui se rattachent au thème et un répertoire de citations commentées.
Plutôt qu'à un " tous malades " anxiogène mobilisant les hantises de la contamination et de l'épidémie, ce volume convie à penser la maladie comme motif de rassemblement et de stimulante réflexion. Possibilité de repenser temps, durée, espace, normes, priorités et désirs, la maladie est envisagée ici comme récit, expérience, retour sur le temps subi et la mobilité contrainte, mais aussi sur l'espace sensible qui s'y déploie et qui conjure les défaillances. La maladie autorise des modalités d'écriture, de ressaisissement de soi ou d'épanchement, d'appel à l'autre et d'exposition. Autant de possibles narratifs que les contributeurs de ce volume interrogent et mettent en perspective dans l'étude de récits de patients, de romans de la maladie comme métaphore, de films catastrophe et de performances de corps souffrants.
Parcourant l'ensemble du XXe siècle, d'Artaud et Boulez à Goebbels et Novarina en passant par Honegger et Pasolini, cet ouvrage collectif réunit douze textes sur l'association de la musique et du théâtre. La musique de scène, composée par des musiciens en accord avec les dramaturges, inséparable du texte théâtral, s'y trouve convoquée avec la musique en scène, choix de metteurs en scène qui insèrent dans les textes et sur les plateaux des partitions autonomes qu'ils prennent le parti de confronter à la dramaturgie. Musique en connivence, musique venue de l'extérieur, musique imposée ou conçue pour elle-même, telles sont les différentes approches explorées au coeur de cet ouvrage. Quelle histoire de la scène moderne s'esquisse par cette relation ? Cette musique fait-elle bon ménage avec le théâtre—c'est-à-dire les comédiens, leur corps, leur voix, mais aussi le texte dramatique et l'ensemble des composantes du spectacle ? En quoi réside sa valeur ? C'est à ces questions qu'on souhaite ici apporter des éléments de réponse. L'ouvrage se clôt sur un entretien de François-Gildas Tual avec le compositeur Peter Eötvös.
Des spectacles scéniques et des récits filmiques faisant figurer marionnettes, objets animés et acteurs ensemble, que retenons-nous ? Ces situations de coprésence entre vivant et animé engagent des modèles fictionnels qui jouent sur les catégories du vrai et du vraisemblable, de l'artificiel et de l'imposture. Le robot, la marionnette critiquent-ils le comédien vivant ? En désignent-ils les failles et les habitudes ? L'amènent-ils à modifier son jeu ou le complètent-ils ? Aussi s'agit-il ici, en termes d'enjeux narratifs, d'interroger ce qu'il en est des représentations du comédien, de sa contestation ou de sa réévaluation. L'espace animé participe d'une querelle de légitimité qui convoque la capacité du spectateur à apprécier la nécessité, ou non, du jeu d'acteur dans les récits. Eternel rival du vivant, l'animé serait-il plus apte à générer des fictions ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.