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Le mélodrame : la tentation des larmes
Fix Florence
KLINCKSIECK
24,00 €
Épuisé
EAN :9782252037911
Au XVIIIe siècle naquit le mélodrame, forme de théâtre alliant texte et musique, où les larmes n'étaient point tabou: car on pleurait alors, dans les salons et à la tribune de l'Assemblée, hommes comme femmes, dans la vie privée comme dans l'espace public. Les pleurs prouvaient la sincérité, et la rétention des émotions était suspecte. En deux cents ans, le signe de la sensibilité est devenu marque de sensiblerie et l'individu moderne, s'il s'épanche au téléphone, dans des blogs ou sur Facebook, ne pleure plus en public. La tentation des larmes perdure cependant, mais une sorte d'effroi devant l'émotion brute nous a incités à la reléguer dans le roman ou le cinéma, où elle est programmée. Ce livre, qui fait appel à des objets aussi variés que le théâtre de Pixérécourt, celui de Rostand ou d'Hugo, le film Titanic, la série des Twilight, le phénomène Bollywood, le succès de Love Story ou, avant lui, les films de Douglas Sirk, entend penser le "mélo" comme un plaisir des larmes et en suivre la trace et les motivations dans notre culture récente.
Plus que jamais d'actualité, Ibsen inspire encore et toujours les metteurs en scène du monde entier. Henrik Ibsen, le plus célèbre des écrivains scandinaves, a pourtant vécu vingt-sept ans hors de la Norvège et a distillé son amertume envers son pays natal dans des portraits grinçants de provinciaux sans idéal. Admiré dans toute l'Europe de son vivant, il est compris par les symbolistes comme l'auteur d'un théâtre d'art, espace de pensée et de rêve voué aux apparitions spectrales de personnages évanescents, alors que les naturalistes voient en lui le " Zola du nord " et célèbrent ses drames bourgeois faisant la part belle à la défense de l'émancipation féminine et à la dénonciation des politiciens corrompus. Ce sont toutes ces facettes et ces contradictions que ce livre tente de restituer : Ibsen féministe mais conservateur, Ibsen patriote quoique critique envers la Norvège, Ibsen inventeur du drame moderne tout en revendiquant le modèle de la " pièce bien faite " de Scribe et Augier n'a pas fini de nous étonner.
La violence au théâtre n'est pas fait nouveau, elle est même constitutive de la tragédie antique et de ses grands mythes, tout comme du théâtre historique élisabéthain. Elle est pourtant alors acceptable par le spectateur parce que d'une part, elle relève d'une esthétique de l'excès qu il s'attend à trouver au spectacle (comme pour les films d'horreur ou d'action aujourd'hui), et que, d'autre part, elle s'inscrit dans un projet politique: par la violence se construisent des états, se valident des rituels et autour d'eux des communautés. Dans le théâtre contemporain par contre, le déferlement d'une brutalité sans encadrement exige une réflexion critique du spectateur, sur son regard, sur son implication morale mais aussi sur les limites du représentable. Le théâtre en désignant sur scène la violence nous invite à penser la place primordiale qu'elle occupe désormais dans nos médias, notre culture, déterminant notre rapport à l'image.Public: Candidats au concours d'agrégation externe de lettres modernes. Étudiants lettres modernes et arts du spectacle, tous cycles.
Résumé : Tueur en série, assassin de femmes vulnérables qu?il met à l?épreuve de la curiosité avant de les en punir, Barbe-Bleue est une figure de la violence conjugale que l?on retrouve, depuis Charles Perrault, sous diverses variantes au théâtre, au cinéma, dans la peinture occidentale comme en poésie et encore très récemment dans un roman d'Amélie Nothomb. Ce qui fascine, outre la brutalité des faits, c'est qu?une part de secret résiste à la compréhension : le "pourquoi" des meurtres et des pièges nous reste opaque. Serait-ce que Barbe-Bleue est en fait la victime, de la rumeur, de médisances, mais surtout de l'indiscrétion de femmes volages, incapables de lui laisser une part d'intimité ? Penser le secret de Barbe-Bleue, c'est interroger l'intimité, la confiance, l'interdit dans le couple occidental moderne.
Le mot "théâtre" désigne tout à la fois une pratique et un lieu. Exercé par des professionnels ou des amateurs, il peut investir des espaces très divers ; édifice, il est souvent le point fort d'une ville et de son histoire architecturale. Lieux-repères, les théâtres favorisent l'échange, l'expression, la pensée et la mémoire. Ils contribuent à la construction de la citoyenneté et de la culture. Leurs affectations différentes, leurs changements de noms et de propriétaires, leurs programmations, leurs scandales et leurs succès écrivent, avec elles ou contre elles, l'histoire des villes. Ce sont ces diversités que cet ouvrage se propose d'aborder.