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OEUVRES CHOISIES DE PHILOSOPHIE PREMIERE DOCTRINE DE LA SCIENCE (1794-1797)
FICHTE
VRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782711602483
Les textes publiés ici ont été réunis sous le titre Œuvres choisies de Philosophie première. On peut justifier ainsi ce titre : D'une part, il ne s'agit que de textes concernant la fondation du système de la Doctrine de la Science, mais qui peuvent être considérés comme des développements du système lui-même. D'autre part, Fichte use de l'expression philosophie première pour désigner ses exposés fondamentaux. Enfin, la philosophie première de Fichte est si développée, si considérable, qu'il ne peut s'agir que d'œuvres choisies. Le volume présenté est divisé en trois parties, correspondant chacune à une œuvre : la première présente la traduction des Principes de la Doctrine de la Science, la seconde présente le Précis de ce qui est propre à la Doctrine de la Science au point de vue de la faculté théorique, la troisième comprend la traduction des deux célèbres Introductions à la Doctrine de la Science.
Les trois essais ici réunis appartiennent à la première philosophie de Fichte, dont ils contribuèrent à éclairer à la fois la structure et la portée. L'écrit programmatique Sur le concept de la Doctrine de la science (1794), présentation par Fichte lui-même de ce que devait être son système, affirme déjà la primauté de la philosophie pratique. Dirigé contre Schiller, l'essai Sur l'esprit et la lettre dans la philosophie (1795), réflexion sur le plaisir esthétique, éclaire les raisons pour lesquelles ce sera une philosophie non pas de l'art, mais du droit qui constituera le centre du système. De cette ouverture du système sur la question de l'intersubjectivité, qui culminera en 1796 dans le Fondement du droit naturel, témoigne enfin l'essai de 1795 Sur la faculté linguistique, où " l'action réciproque par signes " est déduite comme " condition de l'humanité ".
Quelle est la destination du savant? Quel est son rapport à l'ensemble de l'humanité aussi bien qu'aux positions sociales particulières dans celle-ci? Par quels moyens peut-il atteindre le plus sûrement sa sublime destination? Le savant n'est un savant qu'en tant qu'il est opposé à d'autres hommes qui ne le sont pas; son concept résulte de la comparaison et de la relation à la société: par ce mot est compris non seulement l'Etat, mais en général toute agrégation d'hommes raisonnables qui vivent dans l'espace les uns à côté des autres, et qui de ce fait sont placés dans des rapports mutuels. La destination du savant en tant que tel n'est donc pensable que dans la société; et ainsi la réponse à la question: quelle est la destination du savant? suppose qu'on réponde au préalable à une autre, la suivante: quelle est la destination de l'homme dans la société?"
Les Méditations personnelles sur la philosophie élémentaire furent composées durant l'hiver 1793, soit quelques mois seulement avant que Fichte ne commence à enseigner les Principes de la Doctrine de la science de 1794. Véritable ébauche de la future doctrine de la science, authentique laboratoire du système en gestation, ces Méditations sont la première expression des thèmes qui particulariseront la première philosophie spéculative de Fichte : la nécessité de reconstruire le criticisme à partir d'un unique fondement, la définition du Moi comme acte, l'intuition intellectuelle, la thématisation de trois principes (Moi, Non-Moi, et leur synthèse). En ce sens, les Méditations permettent d'éclairer la signification des Principes de la doctrine de la science et fournissent quelques éléments pour répondre à un certain nombre de questions, insistantes au sein des études fichtéennes, telles : Fichte dans les Principes de 1794 part-il du vrai ou du faux ? L'intuition intellectuelle est-elle nécessaire ou inutile à la compréhension de sa pensée ? En outre, Les Méditations permettent de comprendre le problème initial qu'entend résoudre Fichte, la question qui l'habite, le motif à l'origine de son élaboration philosophique. Enfin, elles constituent un important témoignage sur les acteurs (Reinhold, Enésidème, Maïmon) et les débats qui présidèrent à la naissance de ce qu'il est convenu d'appeler l'idéalisme allemand. .
Grand classique de la littérature maçonnique, la Philosophie de la Maçonnerie est formée d'une série de conférences prononcées par Fichte en 1800, à la Loge " Royale York de l'Amitié ", Orient de Berlin, et éditées sous formes de lettres en 1802-1803. Cette oeuvre présente une tentative audacieuse de dégager, par delà les solutions proposées par la Maçonnerie historique, le but universel de l'" Art Royal ". Indispensable école d'humanisme, complément nécessaire d'institutions comme l'Eglise et l'Etat, la Franc-Maçonnerie aurait pour vocation d'effacer progressivement toutes les barrières existant au sein de la société civile en favorisant une éducation prenant en compte " l'homme entier " et d'instaurer, à échelle réduite, l'action universelle du genre humain sur lui-même, qui constituerait la destination de la société civile tout entière.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.