Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CONFERENCES SUR LA DESTINATION DU SAVANT, 1794
FICHTE
VRIN
10,00 €
Épuisé
EAN :9782711611942
Quelle est la destination du savant? Quel est son rapport à l'ensemble de l'humanité aussi bien qu'aux positions sociales particulières dans celle-ci? Par quels moyens peut-il atteindre le plus sûrement sa sublime destination? Le savant n'est un savant qu'en tant qu'il est opposé à d'autres hommes qui ne le sont pas; son concept résulte de la comparaison et de la relation à la société: par ce mot est compris non seulement l'Etat, mais en général toute agrégation d'hommes raisonnables qui vivent dans l'espace les uns à côté des autres, et qui de ce fait sont placés dans des rapports mutuels. La destination du savant en tant que tel n'est donc pensable que dans la société; et ainsi la réponse à la question: quelle est la destination du savant? suppose qu'on réponde au préalable à une autre, la suivante: quelle est la destination de l'homme dans la société?"
Fichte Johann-Gottlieb ; Marcuzzi Max ; Radrizzani
Résumé : Les Introductions berlinoises à la philosophie rassemblent les cours parfois reconstitués grâce à des notes d'étudiants que Fichte dispensa à l'université de Berlin de 1809 à 1813. Leur objectif ? Familiariser l'étudiant avec un système de pensée dans le cadre d'une initiation, accessible et précise. Le produit de ce souci pédagogique forme un ensemble unique de textes qui sont autant d'étapes pour entrer en philosophie. Page après page, l'auteur suit un chemin de technicité croissante, susceptible de permettre à l'apprenti philosophe de passer progressivement de la conscience commune à la conscience philosophique. Plus qu'une simple préparation à la lecture de La Doctrine de la science (1'oeuvre majeure de Fichte), ce recueil constitue une introduction non seulement à la philosophie transcendantale, mais également à la philosophie en général. Ici, celui qui fut la grande figure de l'idéalisme transcendantal distingue et éclaire la spécificité du discours philosophique en livrant les clés de sa propre méthode.
Les textes présentés ici appartiennent à ce qu'il est convenu de caractériser comme formant la seconde période de la philosophie de Fichte. L'évolution perceptible est nettement caractérisée par la détermination de la Doctrine de la science 1801-1802. Le texte se signale d'une part par sa beauté architectonique et d'autre part par ses difficultés remarquables. Aussi bien un commentaire analytique a-t-il été présenté pour éclairer les vingt synthèses transcendantales de l'exposé de 1801. De la sorte l'ensemble ici présenté répond au travail effectué il y a vingt ans pour la Doctrine de la science 1794-1795 (Ouvres choisies de philosophie première et La liberté humaine dans la philosophie de Fichte). Le projet fondamental est conclu par la traduction et le commentaire de la Doctrine de la science de 1804. Ainsi est publié et exposé l'ensemble de la philosophie première de Fichte.
Le Caractère de l'époque actuelle a été présenté sous forme de cours à Berlin pendant l'hiver 1804-1805. Cet ouvrage à fonction essentiellement vulgarisatrice n'en constitue pas moins l'écrit majeur de Fichte en matière de philosophie de l'histoire et le principal appui pour essayer de reconstruire l'exposé "scientifique" qu'il n'a pas écrit. A côté de réflexions méthodologiques sur le rapport entre la philosophie et l'histoire et sur les limites de leurs approches respectives, l'auteur nous livre un jugement sur son époque qui n'a rien perdu de son actualité. Dans cette oeuvre, le message de Fichte reste foncièrement humaniste : c'est du seul usage que l'homme fait de sa liberté que dépend l'évolution de l'histoire. Ce message humaniste prend toutefois une coloration fortement religieuse qui apparente ce texte à l'Initiation à la vie bienheureuse.
Les trois essais ici réunis appartiennent à la première philosophie de Fichte, dont ils contribuèrent à éclairer à la fois la structure et la portée. L'écrit programmatique Sur le concept de la Doctrine de la science (1794), présentation par Fichte lui-même de ce que devait être son système, affirme déjà la primauté de la philosophie pratique. Dirigé contre Schiller, l'essai Sur l'esprit et la lettre dans la philosophie (1795), réflexion sur le plaisir esthétique, éclaire les raisons pour lesquelles ce sera une philosophie non pas de l'art, mais du droit qui constituera le centre du système. De cette ouverture du système sur la question de l'intersubjectivité, qui culminera en 1796 dans le Fondement du droit naturel, témoigne enfin l'essai de 1795 Sur la faculté linguistique, où " l'action réciproque par signes " est déduite comme " condition de l'humanité ".
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.