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ECRITS DE PHILOSOPHIE PREMIERE DOCTRINE DE LA SCIENCE (1801-1802), ET TEXTES ANNEXES
FICHTE
VRIN
46,00 €
Épuisé
EAN :9782711609390
Les textes présentés ici appartiennent à ce qu'il est convenu de caractériser comme formant la seconde période de la philosophie de Fichte. L'évolution perceptible est nettement caractérisée par la détermination de la Doctrine de la science 1801-1802. Le texte se signale d'une part par sa beauté architectonique et d'autre part par ses difficultés remarquables. Aussi bien un commentaire analytique a-t-il été présenté pour éclairer les vingt synthèses transcendantales de l'exposé de 1801. De la sorte l'ensemble ici présenté répond au travail effectué il y a vingt ans pour la Doctrine de la science 1794-1795 (Ouvres choisies de philosophie première et La liberté humaine dans la philosophie de Fichte). Le projet fondamental est conclu par la traduction et le commentaire de la Doctrine de la science de 1804. Ainsi est publié et exposé l'ensemble de la philosophie première de Fichte.
Grand classique de la littérature maçonnique, la Philosophie de la Maçonnerie est formée d'une série de conférences prononcées par Fichte en 1800, à la Loge " Royale York de l'Amitié ", Orient de Berlin, et éditées sous formes de lettres en 1802-1803. Cette oeuvre présente une tentative audacieuse de dégager, par delà les solutions proposées par la Maçonnerie historique, le but universel de l'" Art Royal ". Indispensable école d'humanisme, complément nécessaire d'institutions comme l'Eglise et l'Etat, la Franc-Maçonnerie aurait pour vocation d'effacer progressivement toutes les barrières existant au sein de la société civile en favorisant une éducation prenant en compte " l'homme entier " et d'instaurer, à échelle réduite, l'action universelle du genre humain sur lui-même, qui constituerait la destination de la société civile tout entière.
Résumé : Dans l'Essai d'une nouvelle présentation de la doctrine de la science (fin 1797, début 1798), Fichte, soucieux de s'adresser à un large public, éclaircit les concepts fondamentaux de la doctrine de la science. Eclaircissement de l'oeuvre, cette nouvelle présentation se donne aussi comme la mise en abyme de sa totalité. Fichte y ordonne ses analyses autour de quatre notions cardinales : l'intuition intellectuelle, le Moi, le principe de la réfutation des systèmes philosophiques anciens (de Spinoza à Kant) et la démarche génétique. Chacune de ces notions traduit la spécificité et l'originalité d'un projet que, tout au long de sa vie, Fichte résuma d'un seul mot : " doctrine de la science ". C'est la signification et l'enjeu de la substitution de ce terme à l'antique nom de philosophie qu'il convient de comprendre pour être à même d'apprécier l'indéniable clarté de l'ensemble de l'oeuvre.
Le Caractère de l'époque actuelle a été présenté sous forme de cours à Berlin pendant l'hiver 1804-1805. Cet ouvrage à fonction essentiellement vulgarisatrice n'en constitue pas moins l'écrit majeur de Fichte en matière de philosophie de l'histoire et le principal appui pour essayer de reconstruire l'exposé "scientifique" qu'il n'a pas écrit. A côté de réflexions méthodologiques sur le rapport entre la philosophie et l'histoire et sur les limites de leurs approches respectives, l'auteur nous livre un jugement sur son époque qui n'a rien perdu de son actualité. Dans cette oeuvre, le message de Fichte reste foncièrement humaniste : c'est du seul usage que l'homme fait de sa liberté que dépend l'évolution de l'histoire. Ce message humaniste prend toutefois une coloration fortement religieuse qui apparente ce texte à l'Initiation à la vie bienheureuse.
Les textes publiés ici ont été réunis sous le titre Œuvres choisies de Philosophie première. On peut justifier ainsi ce titre : D'une part, il ne s'agit que de textes concernant la fondation du système de la Doctrine de la Science, mais qui peuvent être considérés comme des développements du système lui-même. D'autre part, Fichte use de l'expression philosophie première pour désigner ses exposés fondamentaux. Enfin, la philosophie première de Fichte est si développée, si considérable, qu'il ne peut s'agir que d'œuvres choisies. Le volume présenté est divisé en trois parties, correspondant chacune à une œuvre : la première présente la traduction des Principes de la Doctrine de la Science, la seconde présente le Précis de ce qui est propre à la Doctrine de la Science au point de vue de la faculté théorique, la troisième comprend la traduction des deux célèbres Introductions à la Doctrine de la Science.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.