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Pourquoi lire Derrida ?. Essai d'interprétation de l'herméneutique de Jacques Derrida
Ferrié Christian
KIME
22,40 €
Épuisé
EAN :9782841741199
Pourquoi lire Derrida ? Selon Derrida, ce qui nous pousse à lire, ce sont les spectres qui nous obsèdent. Comment sortir alors du cercle herméneutique de ses propres obsessions pour offrir justice à l'altérité de l'autre ? N'est-ce pas Derrida lui-même qui, dans Spectres de Marx, parle à travers la voix de Marx ? Pour le découvrir sans aucune certitude d'échapper au cercle spéculaire, il convient de suivre Derrida passer Marx au crible de la pensée spectrale : dissociant " de tous ses autres esprits " l'esprit messianique de Marx qu'il élit dans la lettre devenue spectrale de son texte. Ce voyage au pays de l'nterprétation pourrait cependant réserver la surprise d'un repli qui découvrirait le spectre littéral sous la lettre spectrale. Le théoricien postmoderne de l'altération interprétative pourrait bien ainsi être hanté par le praticien cryptique de l'exégèse littérale. Figure d'un autre Derrida qui complique et déborde la figure dominante de Derrida. Figure pourtant marginale du fait de l'héritage fatal du décisionnisme herméneutique légué à Derrida par son archi-spectre Heidegger. En proie à la quadrature du cercle herméneutique qui en revient toujours au même, la pensée de l'altérité esquissée par Derrida du coup s'en trouve esquivée.
Avec ses 70 000 personnes détenues, la France souffre d'une inflation carcérale endémique et chronique. Mais savons-nous que 180 000 individus exécutent une peine en milieu dit " ouvert ", et sont condamnées et suivies à l'extérieur des prisons françaises ? Cet ouvrage permet de comprendre les mécanismes judiciaires et administratifs qui sont concrètement à l'oeuvre dans le suivi des personnes condamnées hors les murs et nous indique comment améliorer les conditions des prises en charge à l'extérieur même des établissements pénitentiaires. Les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation, qui ont en charge ses missions, ne sont pas de simples gestionnaires de flux et de risque. L'insertion et la probation sont les deux pôles fondateurs et indispensables de la justice en milieu ouvert ; ils ne peuvent se concevoir ni s'appliquer l'un sans l'autre. Le développement des procédures d'accompagnement, l'instauration de techniques ou de méthodologies complémentaires de prises en charge, l'apport de nouveaux moyens humains ou financiers adaptés, au profit du milieu ouvert, iront dans le sens du projet d'abolition des prisons, grâce à la prévention de la récidive et à la réinsertion.
Ferrie Suzie ; Harrar Sari ; McPhee Margaret ; Rut
Epicez vos plats, boostez votre santé ! Voyage culinaire, tourbillon de saveurs, plaisir du goût... Surprenez vos papilles en relevant vos plats avec les herbes et les épices ! Découvrez leurs nombreuses vertus et apprenez à mieux assaisonner, moins saler, au profit d'une meilleure santé ! Découvrez aussi : Le top 20 des herbes et épices ainsi que leurs secrets et bienfaits. Les indices nutritionnels pour vous régaler tout en gardant un oeil sur votre santé. Un tour du monde des saveurs, de l'Amérique à l'Asie en passant par la Méditerranée, et l'histoire fascinante des herbes et des épices. Un quiz pour faire le point sur ses habitudes alimentaires et mieux adapter ses repas.
Résumé : Le titre même de cet ouvrage, Le Conflit des Facultés et autres textes sur la révolution, réalisé par les soins de Christian Ferrié, dit l'ambition de son auteur. Il s'agit de rien moins que de conférer à un texte classiquement considéré comme secondaire - à l'exception de la seconde section - le statut d'oeuvre majeure où se manifeste la cohérence d'un tout, au point que l'on puisse y voir le testament politique de Kant. A cela contribue d'une part l'édition des premières moutures de la seconde section sur le progrès historique du genre humain. C'est le cas d'un Essai sur le progrès comprenant des fragments traduits pour la première fois en français. D'autre part, une interprétation renouvelée de la première section relative au conflit entre la Faculté de théologie et celle de philosophie, selon laquelle serait en jeu la question du théologico-politique, c'est-à-dire l'émancipation du politique à l'égard de la religion, grâce à une critique radicale des différents messianismes qui font obstacle à la pratique pure d'une religion de la raison. Testament politique révolutionnaire où Kant, à suivre l'interprète, se trouverait situé entre Spinoza et l'Ecole de Francfort. En effet, dans cette mise en scène des conflits qui opposent les Facultés supérieures, du côté du pouvoir, à la philosophie, du côté de l'émancipation, se constitue une théorie critique de l'idéologie dominante. A partir de l'enthousiasme que suscite l'événement révolutionnaire chez les spectateurs qui y perçoivent le signe d'un progrès en mieux, Kant affirme une exigence normative à réaliser politiquement, sous la forme de la reconnaissance du droit du peuple inscrit dans une constitution républicaine. Une postface inventive fait crédit à Kant d'avoir élaboré un réformisme révolutionnaire qui, prenant appui sur un diagnostic du présent, révèle sa vision politique d'un monde à venir.
Comment comparer le Canada avec les Etats-Unis aujourd'hui ? C'est la question centrale de cet ouvrage qui met en dialogue 13 contributions écrites par des américanistes et des canadianistes, dans une perspective inter-disciplinaire. Les domaines d'investigation, regroupés en trois grands pôles de réflexion - politique, espace, et migration - se situent pour la plupart à la croisée de plusieurs champs : économie, politique, droit, anthropologie, sociologie, histoire des idées, histoire de l'immigration, de l'urbanisme, et littérature. Il s'agit de cerner à nouveau, dans le contexte actuel de la mondialisation, les lignes de fond qui sous-tendent les intérêts parfois disparates des comparatistes qui rapprochent deux pays dont la relation est inégale : Si la démarche comparative s'avère possible dans certains domaines, elle s'apparente s parfois à une mise en parallèle afin de mieux épouser y n terrain amplement subjectif. En somme, ce livre se proposé de saisir à l'instant présent, dans sa variété et selon des modalités diverses, la relation constamment changeante, parfois fugace, qui lie et sépare les deux pays.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.