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PREPARADISE SORRY NOW / DU SANG SUR LE COU
Fassbinder Rainer-Werner
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782851810588
Preparadise sorry now. De brèves scènes à trois personnages, où chaque fois on est deux contre un : le fascisme banal, quotidien, et le fascisme pathologique, expérimental, sous le signe de Hitler et de Sade. Et çà et là une "liturgique" empruntée au cannibalisme chrétien : la sublime caution du fascisme social, du sadomasochisme universel. "Paradise now" clamait le Living Theatre : l'antithéâtre noir de Fassbinder dit la réalité, sexe et pouvoir, de ce "préparadis" où nous sommes, humanité monotonement, sauvagement autoprédatrice. Du sang sur le cou du chat. Une héroïne de science-fiction, sortie d'une bande dessinée, Phébé Esprit-du-temps, est venue d'un astre sur la terre. "Elle ne comprend pas la langue des humains bien qu'elle en ait appris les paroles." De nombreuses mini-scènes forment un compendium de phrases plus ou moins mensongères, mais en tout cas vitales, qui critiquent le langage. La pièce se compose de trois groupes de matériaux : des monologues adressés à Phébé, qui ne les saisit pas ; des dialogues où Phébé apprend à reproduire des phrases ; des dialogues avec Phébé où elle emploie improprement les phrases apprises. Scène finale : Phébé se transforme en un vampire qui mord et donne la mort.
Entre un café et un tripot, des habitants de Venise font des affaires, jouent, se disputent, se jalousent, se trompent, se volent, se menacent. Mais trahisons et malhonnêtetés n'empêchent pas que tout finisse par rentrer dans l'ordre et que les couples un moment désunis ne se reforment. Le grand perdant n'est plus, comme dans la pièce de Goldoni, don Marzio, la mauvaise langue convaincue de délation, mais Trappolo, le valet au coeur trop tendre, que son affection pour le jeune et bel Eugenio amène à montrer imprudemment le magot qu'il cachait.
Huit heures ne font pas un jour forme ce que l'on appelle aujourd'hui une "mini-série" en cinq épisodes, diffusée à la télévision d'octobre 1972 à mars 1973 sur la première chaîne allemande, ainsi que trois épisodes supplémentaires non réalisés. Cette mini-série décrit la vie quotidienne d'une famille de la classe ouvrière à Cologne en Allemagne de l'Ouest, entre utopie prolétaire post "30 Glorieuses" et anticonformisme culturel des années 1970. Au fil des épisodes se déploie une fresque familiale, emportée par le personnage de la grand-mère, Luise, l'aïeule indocile et entêtée, au franc-parler truculent et à l'impertinence malicieuse. Sans naturalisme feint ni goût prononcé pour la caricature sociale, Fassbinder y aborde les mécanismes d'oppression et l'aliénation par le travail à l'usine, lieu d'exercice de l'autorité des contremaîtres et des patrons, le désir d'émancipation par le travail chez les femmes, l'opportunisme insidieux de la presse, l'essor du consumérisme avec l'ouverture de l'Allemagne de l'Ouest au libéralisme occidental, ou des sujets plus tabous comme le désir amoureux des personnages âgées. Loin du documentaire social, c'est une démarche fictionnelle que privilégie Fassbinder, qui joue de manière délicieusement subversive avec les codes de la narration et de la représentation télévisuelle. Dans une démarche totalement novatrice et visionnaire comparable à celle des romanciers réalistes et naturalistes du 19e siècle, le réalisateur s'attache ici à la représentation d'un monde social, celui de l'usine et du milieu du prolétariat ouvrier, qui n'était traditionnellement pas "montré" dans les fictions télévisées réservées à des milieux plus favorisés.
Fassbinder n'était pas un théoricien ; la plupart du temps, il appelait, en sous-titre, ses considérations : "quelques réflexions dans le désordre". Mais c'est précisément cette vue subjective, la simplicité provocante et l'inachèvement, l'ouverture en tous sens qui font l'attrait de ces textes.
Une femme d un certain âge, rondelette et maternelle, tombe amoureuse d un Maghrébin. Salem, lui, cherche en elle l affection qui lui fait défaut dans un environnement froid et hostile. Le ménage s installe, mais la vie douce et paisible, cette lueur d espoir dont ils rêvent tous les deux, est exposée à un danger mortel: le regard des autres, qui font de ce faux ménage l objet de tous les fantasmes. Sous ce regard, le couple est en danger, il risque de se désagréger. Pour qu il soit accepté, il faudra que son entourage y trouve un intérêt mercantile. Mais la peur dévore les âmes des immigrés et de ceux qui les aiment.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.