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L'écrivain et autres nouvelles
Fardoulis Laure
JOELLE LOSFELD
12,70 €
Épuisé
EAN :9782070789573
Au travers de ces nouvelles, toutes relatant des états quotidiens si humains qu'ils en deviennent ordinaires et singuliers à la fois, l'auteur tente de reconstituer un ordre des choses qui lui est propre. Picasso a parlé autrefois de ses tableaux " comme d'une somme de destruction ". " Cependant dans de rares moments de félicité, dit toujours Picasso, l'on peut appréhender ce même monde et voir que le temps scintille, pour peu que l'ordre amoureux/amical s'installe pour un temps sans nuages noirs. " C'est en partant de ce constat que Laure Fardoulis imagine que, pour reconstruire son savoir, on peut regarder s'agiter les bêtes ! Le chat amoureux fou et son comparse le chat méchant, et d'autres - ils ont le même air que nous dans le cœur. Est-ce en raison d'" une effroyable volonté de bonheur " au départ ? Peut-être !
LUBERON, année zéro. Au début des années cinquante, des artistes et des intellectuels s'installaient dans le Lubéron, achetant des ruines qu'ils rénovaient, au hasard de leurs moyens. Les paysans avaient déjà regagné les plaines, plus clémentes, cédant des demeures abandonnées, égarées sur les hauteurs. Mon père fut l'un de ces intellectuels. Nous, les enfants, devions obéir aux lois de ces pionniers, adopter leurs rêves et nous investir dans les ruines. Les théories poétiques de mon père avaient-elles trouvé un écho inespéré dans cette épopée de reconstruction quasi herculéenne ? "
Michel Fardoulis-Lagrange reprend les mythes à leur naissance, dans le palais dédalique du langage, pour leur insuffler toute la nuit du sens que les grands écrivains complotent loin d'un jour pauvre. Médée la magicienne aux passions dévorantes tient des dieux le pouvoir de sonder les Mystères. Elle est femme et prêtresse du destin, cette tragique consumation entre lumières et ténèbres, Hélios et les puissances chthoniennes. Son chant incendiaire illumine d'un feu sombre le labyrinthe quelque peu obstrué du mythe de la Toison d'or. Michel Fardoulis-Lagrange une fois de plus, retrouve la grande voix perdue des anciens Grecs. La splendeur incantatoire d'un pareil texte, comme embarrassé de sa propre force, procède toute entière d'un drame poétique majeur : la dualité, l'ambivalence opposant le langage humain et la parole divine créatrice des mythes. Hubert Haddad
Celui qui écrit fait nécessairement acte de mondanité, tout en ouvrant des perspectives nouvelles au langage ; l'écriture, comme l'automatisme en général, tend à la communication ; seulement à la limite de sa réussite les choses se gâtent et celui qui communique se soustrait de plus en plus à son identité recherchée. Par delà quelques frontières le langage est toujours abstrait, et le secret réside dans des détails infimes qu'on a négligés en route et qui éclairent d'une manière diffuse ce passé où notre tentative a expiré. Il serait donc absurde de prétendre à l'immédiateté par des voies traditionnelles. Le roman comme la poésie n'abordent que le côté le moins rigoureux de l'existence humaine, ainsi que l'historique. Quelle est donc la place de la littérature parmi ce chiffre de fulgurances ? Dans les cadres de ce livre, elle est essentiellement souvenir ; mais celui-ci n'est pas dépourvu d'anticipation. M. F-L
À Auteuil, entre les stations de métro Michel-Ange et Chardon-Lagache. C'est là qu'a grandi la narratrice (laquelle se confond avec l'auteur), dans ce quartier chic de Paris. Son père est écrivain, plutôt méconnu (mais bien réel), généreux et secret à la fois, cultivant une certaine fierté, la quête d'un idéal. D'emblée, ce premier roman de Laure Fardoulis s'inscrit et s'écrit sous l'égide paternelle. À côté de cette figure, une mère présente, très présente sans être envahissante, qui tient les rênes du foyer, évite les dérapages, les dérives matérielles, une mère courage et obstinée, intuitive, attentive aussi à l'harmonie familiale. Roman d'une éducation, La Piscine Molitor (laquelle est tout près du foyer parental), est un exercice de la mémoire, où les souvenirs vont, viennent, accostent parfois sur le bord de la piscine (métaphore du temps perdu, de l'éden familial, et panthéon où sont venus se réfugier les petits bonheurs passés). Un récit non dépourvu de lyrisme, au diapason de l'émotion, de la mémoire, sensible et délicate. --Céline Darner
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...