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Signes du corps
Falgayrettes-Leveau Christiane
DAPPER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915258066
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des ?uvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
L'Occident connaît de singuliers phénomènes de mode qui remettent en cause les stéréotypes concernant la beauté du corps. Curieux paradoxe. Et si les peintures corporelles, les scarifications, les déformations du crâne et les perforations des oreilles, du nez et de la bouche, pratiques perpétuées de génération en génération par de nombreux peuples africains, assuraient un corps idéal ? Car ces interventions, de même que les objets portés sur le corps, de façon visible ou cachée, bracelets, colliers, pendentifs et coiffes, transforment les hommes et les femmes, à chaque étape de leur vie, et constituent les signes de leur identité personnelle et sociale. Pour compléter l'analyse, cet ouvrage s'appuie sur les témoignages que nous apporte la sculpture traditionnelle : statuettes scarifiées ou portant des ornements et parures, qu'elles soient taillées dans le bois, l'ivoire ou bien réalisées en or ou en bronze. Toutes ces ?uvres contribuent à mettre en relief les désirs et les enjeux qui justifient les apparences.
Au-delà de leurs spécificités, sorties de masques en Afrique subsaharienne et carnavals dans les Caraïbes se vivent comme des rituels, des moments partagés, au sein desquels se renforcent les liens d'un groupe. Cette thématique souligne les caractéristiques essentielles des mascarades et des pratiques carnavalesques avec leurs enjeux, symboliques, religieux, sociaux, politiques et esthétiques. Ce livre, qui souhaite faire découvrir à un large public des univers extrêmement riches, privilégie des approches complémentaires. Les auteurs - anthropologues, ethnologues et sociologues - se sont attachés à rendre compte des rôles des masques, des costumes et des travestissements dans la transformation des individus. Les mascarades constituent de véritables performances, des mises en scène qui occupent une place importante dans la cohésion sociale. En Afrique, les masques apparaissent fréquemment dans des contextes liés à l'initiation et au pouvoir masculin. Cependant, le terme de "mascarade" recouvre des pratiques très différentes où la fonction didactique côtoie le divertissement. De même, aux Antilles, en Guyane et au Brésil, se sont développés des carnavals qui disent l'histoire d'un pays, sa diversité, et constituent souvent des stratégies de reconnaissance identitaire. Ces phénomènes urbains, ainsi que les mascarades qui gagnent les villes africaines pour de grandes festivités, nourrissent fortement les imaginaires. Les productions témoignent de croyances et de savoir-faire qui ne sont nullement figés. En effet, les carnavaliers et les porteurs de masques adaptent leurs pratiques et leurs instruments à l'inspiration du moment et aux matériaux dont ils disposent. Leurs créations traduisent de plus en plus souvent un regard moderne porté sur le monde, bien au-delà de leurs propres sociétés.
L'art d'arranger la chevelure, de l'orner, magnifie la tête des hommes et des femmes qui ont créé, en Afrique, des coiffures incomparables. Pharaons, prêtres de l'Égypte ancienne, nomades du Soudan, rois et devins des grandes civilisations bantoues, porte-paroles des divinités yoruba ou initiés des puissantes confréries du Centre ou de l'Ouest de l'Afrique, tous se distinguent par leurs parures de tête. « Lieux de mémoire », tes coiffures ont été transposées par les sculpteurs sur les statues et sur les masques. Émanant du fonds Dapper, de grands musées et de collections privées, la centaine d'oeuvres sélectionnées révèle t'étonnante diversité des parures de tête, coiffes et coiffures, et des accessoires qui les accompagnent. Spectaculaires assemblages en cimier, à panier, à cascades, architectures nattées ou tracés des rasages, les coiffures, éléments de protection ou d'apparat, sont l'objet de compositions complexes où se mêlent formes et motifs, couleurs et matières, végétales, minérales ou animales. Boules, crêtes, tresses et chignons constitués par des ajouts de cheveux ou de fibres, plumes, peaux, cauris, les embellissements de la tête sont les témoins d'une imagination fertile. À travers ces parures, un langage symbolique exprime de façon originale la fonction ou le statut social. Dans les diasporas, aux États-Unis ou dans la Caraïbe, à l'image de Angela Davis ou de Bob Marley, nombreux sont ceux qui donnent à leur chevelure un caractère protestataire pour affirmer une identité et une différence, dont t'influence touche le monde entier. C'est dans cet esprit que te musée Dapper présente, parallèlement, une vidéo et une installation d'éléments tressés de ta plasticienne Ingrid MWANGI.
Catalogue de l´exposition de la Fondation Dapper (Oct.1992-Mars 1993). 175 pièces d´art océanien exposées, accompagnées d´un texte de Vincent Bounoure. Index des ethnies et peuples.Livre en français | Text in FrenchLivre épuisé | out of PrintEtat comme neuf | Copy as new.Un vol.rel toile jaq.coul 33x24cm 252pp. Près de 200 ill. Glossaire BiblioExposition : PARIS 1992 1993
La collection KITADI invite les enfants à découvrir le patrimoine artistique des peuples de l'Afrique noire. Grâce à une mise en scène pleine de surprises, Tchibinda, héros civilisateur des Lunda, dévoile peu à peu ses secrets et ses pouvoirs magiques...
Black Blues ", le premier livre de Sharon G. Flake, suit le parcours d'une adolescente en quête de son identité. Les souffrances de la jeune Maleeka sont à lire à partir de 9 ans aux éditions Dapper.Maleeka a la peau sombre, très sombre, "comme un ciel noir-bleu après qu'il ait plu et plu encore". C'est sa mère qui l'habille. Ses vêtements sont mal cousus, mal taillés et "comme si ça ne suffisait pas d'être la plus mal sapée du collège, je suis aussi la plus grande bringue qu'on peut imaginer". En bref, Maleeka ne s'aime pas du tout. Trop grande, trop noire, Maleeka se cherche.Pour s'intégrer à la vie du collège et ne plus se faire chahuter par les élèves, elle décide de s'intégrer à la bande de Charlese, qui redouble pour la troisième fois sa 5ème. Elle va donc subir les brimades de cette pimbêche capricieuse et autoritaire. L'histoire se passe aux Etats-Unis, mais pourrait prendre place à n'importe quel endroit du monde.La force du premier livre de Sharon G. Flake n'est donc pas tant d'écrire sur le mal-être adolescent que de l'évoquer d'une façon juste et sincère. Malgré la violence sous-jacente du collège et de la rue hostile, l'auteur offre une place de choix à la poésie et à la tendresse. Maleeka est attachante. Ses efforts pour s'accepter telle qu'elle est, émouvants. Maleeka, c'est un concentré d'adolescence. Elle se bat contre ses démons personnels ? la mort de son père, son amour déçu avec le beau Caleb -, et s'invente une héroïne expiant ses souffrances, la jeune esclave Akeelma.Le livre, édité dans la collection Dapper Jeunesse, "Au bout du monde", est destiné aux jeunes lecteurs de 9 à 14 ans. Il les aidera à surmonter leurs peurs et leurs angoisses quotidiennes. --Olivia Marsaud-- -- Afrik.com