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Parures de tête : Hairstyles and headdresses
Falgayrettes-Leveau Christiane ; Hahner Iris
DAPPER
45,00 €
Épuisé
EAN :9782906067943
L'art d'arranger la chevelure, de l'orner, magnifie la tête des hommes et des femmes qui ont créé, en Afrique, des coiffures incomparables. Pharaons, prêtres de l'Égypte ancienne, nomades du Soudan, rois et devins des grandes civilisations bantoues, porte-paroles des divinités yoruba ou initiés des puissantes confréries du Centre ou de l'Ouest de l'Afrique, tous se distinguent par leurs parures de tête. « Lieux de mémoire », tes coiffures ont été transposées par les sculpteurs sur les statues et sur les masques. Émanant du fonds Dapper, de grands musées et de collections privées, la centaine d'oeuvres sélectionnées révèle t'étonnante diversité des parures de tête, coiffes et coiffures, et des accessoires qui les accompagnent. Spectaculaires assemblages en cimier, à panier, à cascades, architectures nattées ou tracés des rasages, les coiffures, éléments de protection ou d'apparat, sont l'objet de compositions complexes où se mêlent formes et motifs, couleurs et matières, végétales, minérales ou animales. Boules, crêtes, tresses et chignons constitués par des ajouts de cheveux ou de fibres, plumes, peaux, cauris, les embellissements de la tête sont les témoins d'une imagination fertile. À travers ces parures, un langage symbolique exprime de façon originale la fonction ou le statut social. Dans les diasporas, aux États-Unis ou dans la Caraïbe, à l'image de Angela Davis ou de Bob Marley, nombreux sont ceux qui donnent à leur chevelure un caractère protestataire pour affirmer une identité et une différence, dont t'influence touche le monde entier. C'est dans cet esprit que te musée Dapper présente, parallèlement, une vidéo et une installation d'éléments tressés de ta plasticienne Ingrid MWANGI.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des oeuvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des ?uvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
L'Occident connaît de singuliers phénomènes de mode qui remettent en cause les stéréotypes concernant la beauté du corps. Curieux paradoxe. Et si les peintures corporelles, les scarifications, les déformations du crâne et les perforations des oreilles, du nez et de la bouche, pratiques perpétuées de génération en génération par de nombreux peuples africains, assuraient un corps idéal ? Car ces interventions, de même que les objets portés sur le corps, de façon visible ou cachée, bracelets, colliers, pendentifs et coiffes, transforment les hommes et les femmes, à chaque étape de leur vie, et constituent les signes de leur identité personnelle et sociale. Pour compléter l'analyse, cet ouvrage s'appuie sur les témoignages que nous apporte la sculpture traditionnelle : statuettes scarifiées ou portant des ornements et parures, qu'elles soient taillées dans le bois, l'ivoire ou bien réalisées en or ou en bronze. Toutes ces ?uvres contribuent à mettre en relief les désirs et les enjeux qui justifient les apparences.
Dans l'ancien royaume du Bénin s'est développé un art de cour qui a donné naissance à un nombre considérable d'oeuvres : têtes commémoratives de souverains, défenses et insignes décorés de personnages de la suite royale, bas-reliefs représentant la vie et les rites de la cour et destinés à orner les palais. Ils ont été réalisés par des maîtres de la technique de la fonte à cire perdue.