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Corps sublimes
Falgayrettes-Leveau Christiane
DAPPER
26,00 €
Épuisé
EAN :9782906067271
L'Occident connaît de singuliers phénomènes de mode qui remettent en cause les stéréotypes concernant la beauté du corps. Curieux paradoxe. Et si les peintures corporelles, les scarifications, les déformations du crâne et les perforations des oreilles, du nez et de la bouche, pratiques perpétuées de génération en génération par de nombreux peuples africains, assuraient un corps idéal ? Car ces interventions, de même que les objets portés sur le corps, de façon visible ou cachée, bracelets, colliers, pendentifs et coiffes, transforment les hommes et les femmes, à chaque étape de leur vie, et constituent les signes de leur identité personnelle et sociale. Pour compléter l'analyse, cet ouvrage s'appuie sur les témoignages que nous apporte la sculpture traditionnelle : statuettes scarifiées ou portant des ornements et parures, qu'elles soient taillées dans le bois, l'ivoire ou bien réalisées en or ou en bronze. Toutes ces ?uvres contribuent à mettre en relief les désirs et les enjeux qui justifient les apparences.
De tout temps, les animaux dialoguent de façon ininterrompue avec les hommes. Dans la plupart des sociétés de l'Afrique subsaharienne, la littérature orale s'appuie sur un large bestiaire où le lion, le léopard, l'éléphant, le buffle, le serpent, l'antilope, et bien d'autres encore, prêtent leurs qualités et leurs défauts aux humains. Ces mêmes animaux, considérés comme des référents majeurs, investissent fortement l'univers du sacré. En effet, l'initiation, moyen privilégié de transmission des connaissances de génération en génération, les pratiques thérapeutiques, les activités de subsistance, chasse, pêche et agriculture, les fondements de l'organisation sociale, recourent sans cesse au monde animal. Les relations étroites, directes ou symboliques, qui unissent bêtes et hommes constituent une source d'inspiration inépuisable pour les sculpteurs, les fondeurs et les ivoiriers. Si les statues, figurines, insignes de dignité, objets usuels, intègrent des formes animales, ce sont surtout les masques qui offrent la plus grande diversité. De la figuration naturaliste aux compositions complexes et stylisées, la représentation animalière dans les arts africains bouscule souvent les repères et ébranle les certitudes. Anthropologues, ethnologues, historiens de l'art, préhistorien et écrivain, auteurs connus, chercheurs émérites, se penchent sur les comportements, interrogent les systèmes de pensée, fouillent les imaginaires. Cet ouvrage de référence, qui couvre de grandes aires culturelles, s'adresse à un large public. Les spécialistes de même que les amateurs peuvent y trouver des éléments de réflexion et de découverte sur des univers où les frontières entre les animaux et les hommes s'abolissent.
La part africaine dans la culture brésilienne est un vaste sujet qui inspira et nourrit encore un nombre important d'études tant au Brésil que dans le monde entier. Le présent ouvrage les rend accessibles à un large public. Ce livre montre la parenté des productions afro-brésiliennes et des arts de l'Afrique subsaharienne en privilégiant les regards croisés. Dans cette perspective, les auteurs, anthropologues, sociologue, ethnomusicologue et historienne d'art, chercheurs français et brésiliens, ont exploré les données matérielles et spirituelles à la lumière de cet héritage. L'étude centrale d'Erwan Dianteill se concentre sur les principales religions afro-brésiliennes, candomblé, umbanda et macumba, avec leurs variantes régionales et leurs codes spécifiques, tandis qu'Ismael Pordeus analyse la séquence rituelle du culte de guérison olubajé du candomblé. La transmission des croyances et des mythes se fait notamment par l'intermédiaire des danses, des chants et des instruments de musique qui accompagnent les cérémonies. Xavier Vatin en souligne la dimension sacrée et les origines africaines. Les moments de communion partagée avec les autres membres, lors des cérémonies ou à l'occasion des festivités, renforcent la cohésion des groupes de fidèles initiés au même culte. Ils transmettent non seulement des valeurs héritées de l'Afrique, mais aussi des codes marqués par le système esclavagiste qui, comme l'explique Roberto Motta, influent sur leur image et sur leur place dans une société encore inégalitaire. Les systèmes cosmogoniques, les actes cérémoniels afro-brésiliens, trouvent leur justification dans des traditions anciennes. Sans oublier que les esclaves venaient de quelques autres pays d'Afrique, la contribution de Christiane Falgayrettes-Leveau remonte aux sources principales auxquelles se rattachent trois zones culturelles africaines : yoruba (Nigeria, Bénin), fon/ewe (Bénin, Togo) et bantu (République démocratique du Congo, Congo et Angola). Au Brésil, la proximité et la complémentarité des croyances religieuses font se côtoyer des éléments de l'héritage africain et des figures de saintes et de saints noirs qui trouvent parfaitement leur place sur les autels, comme le montre Vagner Gonçalves da Silva. Des artistes brésiliens, plasticiens et photographes dont les démarches originales sont évoquées par Joëlle Busca, puisent une part de leur inspiration dans les pratiques religieuses, à l'instar du Béninois Cyprien Tokoudagba pour le vodun.
Sous le haut-patronage de l'Ambassade de la République du Ghana en France, le musée Dapper organise, à Paris, la première exposition sur ce pays. Parmi les oeuvres présentées, issues de collections publiques et privées, figurent des pièces inédites du National Museum à Accra, du Département d'Archéologie de l'Université de Legon, ainsi que quelques pièces conservées dans le musée du Palais de Mankyia à Kumasi. Réputé pour son travail des métaux, le Ghana, anciennement nommé La Gold Coast (Côte-de-l'Or) a assis, durant des siècles, son pouvoir économique et politique sur le commerce de l'or. Celui-ci est omniprésent dans la fabrication et la décoration des insignes de dignité, des armes cérémonielles et dans les parures. Des réceptacles en bronze, tels les kuduo, et les poids à peser l'or sont des témoins privilégiés de la maîtrise de la fonte à cire perdue. Les terres cuites du musée Dapper et du Département d'Archéologie de l'Université de Legon, liées aux rites funéraires qui, depuis toujours, rythment la vie des Ghanéens, côtoient d'autres formes d'art : tissus et statuettes sculptées dans le bois. Ces oeuvres aux origines diverses, asante, fante, ga, ewe ou brong, constituent un riche héritage culturel. Aujourd'hui, quelques artistes maintiennent le lien avec leur culture originelle, comme le peintre Owusu-Ankomah. D'autres trouvent leur inspiration dans une forte spiritualité comme Almighty God. Des créations originales, tels les cercueils aux formes surprenantes, ont vu le jour depuis quelques décennies.
Falgayrettes-Leveau Christiane ; Le Fur Yves ; Ahe
Résumé : Vêtements, parures rituelles, baldaquins pour transporter les rois, les chefs et les prêtres, ceux dont les pieds ne doivent toucher terre, parfois linceuls de ceux dont le regard s'est fermé sur le monde, les tissus de l'Afrique noire peuvent être de véritables ?uvres d'art. Mettre en regard des pièces bidimensionnelles provenant de diverses cultures de l'Afrique noire : ashanti (Ghana), ewe (Ghana, Togo), kuba (Zaïre), peul (Bassin du Niger), mende (Sierra Leone) et bamana (Mali), tel est le propos de cet ouvrage. L'organisation de l'espace jouant sur des oppositions essentielles, le plein et le vide, le positif et le négatif, détermine le point de rencontre de ces tissus. Les langages textiles, dont les supports varient par les dimensions et par les matières, laine, raphia, coton et soie, s'appuient sur des systèmes graphiques marqués, en général, par l'abstraction géométrique. Décoratifs en apparence, et ayant parfois valeur de monnaie, les tissus témoignent de techniques très diversifiées. Certaines utilisent des poulies, sculptées avec raffinement, qui se rattachent par leurs traits anthropomorphes ou zoomorphes à la statuaire et à l'art des masques. Fil à fil, se dit et se transmet chaque étape de la vie : puberté, mariage, enfantement ou décès. Sur les tissus se lisent l'âge, le statut social ou religieux, et l'appartenance à une confrérie. Chaque fil tissé, chaque dessin brodé pour des vêtements d'exception engagent les êtres, presque leur vie durant, dans des relations qui définissent leur place dans l'univers.
En vacances chez son père en Afrique du Sud Chandra s'ennuie. Rien à faire dans cette maison isolée au milieu du veld désertique, avec comme seul voisin un hôpital psychiatrique pour enfants. Mais pourquoi cette bâtisse est-elle si étroitement surveillée ? Chandra et son père se trouvent mêlés à une curieuse aventure le jour où, traqué par des gardes armés, un des petits patients se réfugie chez eux.
Dans l'ancien royaume du Bénin s'est développé un art de cour qui a donné naissance à un nombre considérable d'oeuvres : têtes commémoratives de souverains, défenses et insignes décorés de personnages de la suite royale, bas-reliefs représentant la vie et les rites de la cour et destinés à orner les palais. Ils ont été réalisés par des maîtres de la technique de la fonte à cire perdue.
La collection KITADI invite les enfants à découvrir le patrimoine artistique des peuples de l'Afrique noire. Nombreux sont les peuples qui ont sculpté des masques portés lors de danses rituelles. Reconnaître un masque vouvi ou un masque boa devient ici un véritable jeu de physionomies grâce à une mise en scène pleine de surprises.