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La Maman et la putain de Jean Eustache. Politique de l'intime
Duprat Arnaud ; Lowy Vincent
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356876904
Coup de tonnerre du Festival de Cannes 1973, La Maman et la Putain est d'abord apparu comme emblématique du cinéma post-68, abordant sur un ton délibérément provocateur les thèmes du moment : liberté sexuelle, émancipation des femmes, crise de l'autorité masculine... Année après année, sa gravité et son intemporalité se sont affirmées et son aura ne se dément pas auprès des nouvelles générations, si bien que même difficilement visible, le film de Jean Eustache occupe aujourd'hui le tout premier rang des chefs d'oeuvres du cinéma français. Pourtant, La Maman et la Putain reste un film méconnu et énigmatique, porté par la douleur amoureuse et la pulsion de mort d'Eustache, qui à travers une intrigue éminemment intime met à nu les impasses politiques et sociales auxquelles les illusions de 68 ont mené. Le présent ouvrage réunit des chercheurs venus d'horizons différents qui, par une pluralité d'approches et d'analyses, mettent en lumière la richesse et la complexité de ce film fondateur.
Si Bond possède un permis de tuer - qu'il a exercé contre plusieurs dizaines de méchants - il use bien davantage encore du permis de répliquer... Il ne pratique pas la langue de bois : mentir peut attendre ! Sauf à balancer des secrets d'Etat, ce dont il se garde bien, même sous la menace. Attaché sur une planche à découper au laser, il défie Goldfinger (Gert Fröbe) : - Vous espérez que je vais parler ? - Non, Monsieur Bond, j'espère que vous allez mourir ! lui répond l'homme au doigt d'or. Vous allez redécouvrir au fil des pages, les plus grandes répliques qui ont rendu les films d'espionnage et policiers cultes depuis "James Bond contre Dr No". L'auteur, Jean-Antoine Duprat, spécialiste de James Bond, a sélectionné et mis en perspective les traits d'esprit de James Bond, OSS 117, Johnny English, l'inspecteur Harry, Martin Riggs ou ceux des Tontons flingueurs... L'Esprit du Temps, pour saluer la prochaine aventure sur grand écran du héros de Ian Flemming, pue cet ouvrage, véritable florilège de répliques cultes.. C'est aussi l'occasion de tester votre mémoire-cinématographique. Indispensable pour tout amateur de films d'espionnage, de films policiers ou de ces comédies du genre "Buddy Movies" si prisées des spectateurs...
A partir de Belle de Jour en 1967, Luis Bunuel quitta définitivement le cinéma mexicain pour tourner en France et, parfois, en Espagne. L'étude de ce film et des cinq autres qui suivirent - La voie lactée (1969), Tristana (1970), Le charme discret de la bourgeoisie (1972), Le fantôme de la liberté (1974), Cet obscur objet du désir (1977) -, comparés aux premiers opus surréalistes et aux oeuvres mexicaines, permet de voir comment les lieux et les conditions de production ont déterminé l'expression artistique du cinéaste. Parmi les caractéristiques uniques qui justifient la constitution du corpus, ces films manifestent une écriture aux nombreuses références intertextuelles qui situent la poétique bunuelienne entre culture française et culture espagnole, et qui, associées à des rêves et d'autres récits secondaires, constituent des espaces filmiques complexes et paraissent proposer au spectateur de rechercher une vérité à tout jamais insaisissable. Les aspects testamentaires de ces dernières oeuvres sont une autre caractéristique. Au-delà d'une simple position rétrospective et syncrétique qui apprécie ces films par rapport à l'ensemble de la filmographie, cette composante testamentaire, mise en relation avec les autres particularités de la période, semble bien indiquer l'aboutissement d'une pensée cinématographique.
Suspène Arnaud ; Blet-Lemarquand Maryse ; Duyrat F
Le volume "AVREVS. Le Pouvoir de l'or / The Power of Gold" présente les usages économiques, politiques, sociaux et culturels de l'or monnayé en Occident (IVe s. a.C. - 69 p.C.). Il contient les actes du colloque de clôture d'un projet de recherche financé par la Région Centre-Val de Loire, le projet "AVREVS. A la naissance du monnayage d'or romain : étude et caractérisation de l'or monnayé en Occident de la fin de la période hellénistique au premier siècle de notre ère". Ce projet, rendu possible par un partenariat entre le Centre Ernest-Babelon de l'IRAMAT (UMR 7065, CNRS-Université d'Orléans) et le département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France, avait pour objectif l'étude de l'apparition du premier monnayage d'or romain, aboutissement d'une tradition pluriséculaire remontant aux origines de la monnaie. Présentés dans ce volume et obtenus par des méthodes archéométriques innovantes, les résultats de l'analyse physico-chimique de près de 10 000 monnaies des principaux monnayages d'or occidentaux (Afrique, Grèce, Italie, Monde celtique, Espagne) et de bijoux des collections patrimoniales françaises permettent de mieux comprendre la mobilisation et le contrôle des stocks d'or, les phénomènes de transferts et la circulation de l'or aux périodes concernées en les replaçant dans l'histoire générale de l'or monnayé. Ce volume éclaire aussi de manière interdisciplinaire les enjeux et les problèmes relatifs à l'or, monnayé ou non, en Europe occidentale au moment de l'avènement de l'Empire romain. Sont ainsi abordés le rôle de l'or dans les dépenses de guerre ; les aspects culturels et symboliques de l'or ; sa réception et son imaginaire ; son rôle politique et économique. En résumé, le volume AVREVS reprend à nouveaux frais la question des différents monnayages d'or occidentaux et de leur remplacement progressif par les monnaies d'or romaines, grâce à une approche large et globale qui faisait défaut jusqu'ici.
L'histoire du chef-d'oeuvre d'Ettore Scola, depuis le film italien de 1977 jusqu'à ses différentes mises en scène théâtrales françaises, racontée par des universitaires et par ses principaux créateurs. L'ouvrage s'inscrit dans une démarche dialogique qui met en résonance le film d'Ettore Scola, Une journée particulière (Una giornata particolare, 1977) et ses transpositions théâtrales ultérieures en langue française, parmi lesquels la récente version de la metteure en scène suisse Lilo Baur (2023) fait l'objet d'une attention spécifique. Mêlant contributions universitaires et entretiens avec plusieurs créateurs, cette réflexion collective sonde autant le processus intermédiatique que le film italien et ses mises en scène théâtrales francophones dans leurs spécificités propres, s'attachant toujours à les situer dans leurs contextes de production respectifs. Ce livre est ainsi l'occasion de (re)découvrir l'oeuvre de Scola et ses actualisations, porteuses d'un discours sur la condition des femmes et des homosexuels qui crée maints échos entre le passé fasciste italien et le présent de nos sociétés.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?