Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le dernier Buñuel
Duprat Arnaud ; Carrière Jean-Claude
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753513662
A partir de Belle de Jour en 1967, Luis Bunuel quitta définitivement le cinéma mexicain pour tourner en France et, parfois, en Espagne. L'étude de ce film et des cinq autres qui suivirent - La voie lactée (1969), Tristana (1970), Le charme discret de la bourgeoisie (1972), Le fantôme de la liberté (1974), Cet obscur objet du désir (1977) -, comparés aux premiers opus surréalistes et aux oeuvres mexicaines, permet de voir comment les lieux et les conditions de production ont déterminé l'expression artistique du cinéaste. Parmi les caractéristiques uniques qui justifient la constitution du corpus, ces films manifestent une écriture aux nombreuses références intertextuelles qui situent la poétique bunuelienne entre culture française et culture espagnole, et qui, associées à des rêves et d'autres récits secondaires, constituent des espaces filmiques complexes et paraissent proposer au spectateur de rechercher une vérité à tout jamais insaisissable. Les aspects testamentaires de ces dernières oeuvres sont une autre caractéristique. Au-delà d'une simple position rétrospective et syncrétique qui apprécie ces films par rapport à l'ensemble de la filmographie, cette composante testamentaire, mise en relation avec les autres particularités de la période, semble bien indiquer l'aboutissement d'une pensée cinématographique.
Alors que le corps humain est plus que jamais au centre d'enjeux sociétaux, cet ouvrage engage une réflexion sur les représentations du corps et de ses territoires dans les oeuvres. A mi-chemin entre miroir du monde et origine de nouvelles perceptions, les créations nous parlent de la place du corps dans la société, en s'exposant comme territoires textuels qui donneraient formes corporelles aux oeuvres. Les corps et les territoires s'y rencontrent, s'y affrontent, s'y (re)trouvent, pour transmettre des émotions que seul l'art peut nous faire ressentir. Les créations assurent ainsi un lien entre corps évoqués et notre réalité corporelle, et cette dernière s'en trouve projetée avec force dans le monde. Le rapport entre corps, territoire et art, toujours actif, n'en est pas moins instable. C'est ce rapport et ses fluctuations que les auteurs de cet ouvrage mettent en lumière, à travers les aires géographiques, les époques et les expressions artistiques.
Suspène Arnaud ; Blet-Lemarquand Maryse ; Duyrat F
Le volume "AVREVS. Le Pouvoir de l'or / The Power of Gold" présente les usages économiques, politiques, sociaux et culturels de l'or monnayé en Occident (IVe s. a.C. - 69 p.C.). Il contient les actes du colloque de clôture d'un projet de recherche financé par la Région Centre-Val de Loire, le projet "AVREVS. A la naissance du monnayage d'or romain : étude et caractérisation de l'or monnayé en Occident de la fin de la période hellénistique au premier siècle de notre ère". Ce projet, rendu possible par un partenariat entre le Centre Ernest-Babelon de l'IRAMAT (UMR 7065, CNRS-Université d'Orléans) et le département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France, avait pour objectif l'étude de l'apparition du premier monnayage d'or romain, aboutissement d'une tradition pluriséculaire remontant aux origines de la monnaie. Présentés dans ce volume et obtenus par des méthodes archéométriques innovantes, les résultats de l'analyse physico-chimique de près de 10 000 monnaies des principaux monnayages d'or occidentaux (Afrique, Grèce, Italie, Monde celtique, Espagne) et de bijoux des collections patrimoniales françaises permettent de mieux comprendre la mobilisation et le contrôle des stocks d'or, les phénomènes de transferts et la circulation de l'or aux périodes concernées en les replaçant dans l'histoire générale de l'or monnayé. Ce volume éclaire aussi de manière interdisciplinaire les enjeux et les problèmes relatifs à l'or, monnayé ou non, en Europe occidentale au moment de l'avènement de l'Empire romain. Sont ainsi abordés le rôle de l'or dans les dépenses de guerre ; les aspects culturels et symboliques de l'or ; sa réception et son imaginaire ; son rôle politique et économique. En résumé, le volume AVREVS reprend à nouveaux frais la question des différents monnayages d'or occidentaux et de leur remplacement progressif par les monnaies d'or romaines, grâce à une approche large et globale qui faisait défaut jusqu'ici.
L'histoire du chef-d'oeuvre d'Ettore Scola, depuis le film italien de 1977 jusqu'à ses différentes mises en scène théâtrales françaises, racontée par des universitaires et par ses principaux créateurs. L'ouvrage s'inscrit dans une démarche dialogique qui met en résonance le film d'Ettore Scola, Une journée particulière (Una giornata particolare, 1977) et ses transpositions théâtrales ultérieures en langue française, parmi lesquels la récente version de la metteure en scène suisse Lilo Baur (2023) fait l'objet d'une attention spécifique. Mêlant contributions universitaires et entretiens avec plusieurs créateurs, cette réflexion collective sonde autant le processus intermédiatique que le film italien et ses mises en scène théâtrales francophones dans leurs spécificités propres, s'attachant toujours à les situer dans leurs contextes de production respectifs. Ce livre est ainsi l'occasion de (re)découvrir l'oeuvre de Scola et ses actualisations, porteuses d'un discours sur la condition des femmes et des homosexuels qui crée maints échos entre le passé fasciste italien et le présent de nos sociétés.
Pablo Larraín, avec sa trilogie " pinochétiste " ? Tony Manero (2008), Santiago 73 Post-Mortem (2010) et No (2012) ? est emblématique d'un nouveau cinéma chilien qui a éclairé à plusieurs reprises le présent du pays à la lumière de son passé récent. En effet, No fait bien plus que de rendre compte d'un moment précis de l'histoire du Chili. En mettant en scène la fin de la dictature de Pinochet, cette uvre s'inscrit dans la continuité d'un cinéma chilien qui renaît lors de la transition démocratique, et revendique, dans sa forme même, une filiation avec les productions filmiques ? essentiellement publicitaires et télévisuelles ? de l'époque représentée. Cependant, en mêlant fiction et réalité, en faisant se confronter passé et présent tout en instaurant une distance critique avec les faits historiques, No éclaire également son présent tant politique que cinématographique, et nous parle du Chili des années 2010. Afin d'appréhender la richesse et la complexité d'une uvre cinématographique ambitieuse et courageuse, nous proposons de décliner les principales caractéristiques d'une écriture filmique porteuse de sens.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.