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ARTAUD, LA VIE
DUMOULIE CAMILLE
DESJONQUERES
20,30 €
Épuisé
EAN :9782843210563
Un grand écrivain est toujours un dispensateur de vie. Certains, comme Antonin Artaud, vont la puiser à sa source la plus violente. Mais quelle que soit la cruauté dont ils font l?épreuve, ils la transfigurent en puissance de vie. Car leur but est de nous contraindre à la joie que procure la proximité avec les forces du Chaos.Le théâtre, les mythes, la poésie furent, pour Artaud, les principaux plans d?expérimentation. Plus que toute autre, son ?uvre atteste que la vie traverse les mots d?un écrivain, le geste et le souffle d?un acteur, la figure inhumaine d?un dieu païen, et nous affecte au point de nous transformer à leur contact.Cet ouvrage s'efforce de rendre perceptible les différentes manières dont la vie se propage au travers de l'?uvre de Artaud en suivant à la trace l?ensemble de ses écrits.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce qui veulent réussir l'épreuve de culture générale dont le thème pour les concours 2020 est "Le Désir". Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
Résumé : Toutes les cultures ont accordé à la musique un pouvoir surnaturel. Elle fascine le philosophe qui a pu y voir le langage même de l'Idée. Dans l'opéra, elle exalte les grandes figures littéraires auxquelles elle confère la force des mythes. Mais elle est aussi un instrument de fascination des peuples, comme en témoignent son utilisation sous les divers fascismes ou la toute puissance de l'actuel fétichisme musical. Les textes de ce recueil envisagent quatre aspects majeurs de cette fascination musicale. Celle du philosophe qui, de Platon à Nietzsche ou Husserl, parait à la fois enchanté et médusé par le charme de la musique. Celle du poète qui rêve de porter le langage à la limite du dicible, mais redoute, comme Mallarmé, de le voir s'évanouir en musique pure. Celle de l'écrivain qui, tel Hoffmann, Stendhal ou Butor, rivalise parfois avec le compositeur dans l'invention d'une écriture musicale. Celle, enfin, qui nous saisit lorsque l'art lyrique donne à la voix une puissance de séduction démoniaque, où la jouissance esthétique, l'érotisme et la mort se confondent en une expérience sublime. La question de la fascination musicale conduit à s'interroger sur l'essence même de la littérature comme sur les limites de la pensée rationnelle, dans une approche qui unit intimement la poétique et l'éthique, l'esthétique et le politique.
Le fantastique est structuré, comme le fantasme, autour d'un énigmatique objet qui préside aux divers scénarios du désir. Telle est la thèse que développe cet essai, à partir des textes de Hoffmann, Poe, Gautier et Rodenbach. La forme du récit fantastique, les thèmes qu'il met en oeuvre, les principes qui commandent son univers, tout est régi par la question du rapport du désir à son objet. La théorie psychanalytique offre donc une voie d'approche privilégiée pour la compréhension du phénomène fantastique. Mais l'enjeu n'est pas seulement théorique. Il concerne aussi le statut de la littérature, dans son sens moderne, et la pratique de l'écriture, dans son lien au désir. Par son inquiétante étrangeté, le signe d'écriture apparaît comme le premier objet autour duquel se noue le lien entre le désir et la littérature. De telles questions, la littérature fantastique ne les aborde qu'incarnées dans cette énigme essentielle que représente l'être de l'autre, énigme proprement fantastique à laquelle on ne peut répondre qu'en racontant des histoires, des histoires d'amour.
Résumé : Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.