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La Carrera de Indias. Histoire du commerce hispano-américain (XVIe-XVIIIe siècles)
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
DESJONQUERES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782843210037
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.
Dans l'aride Andalousie, un paysan déserte la couche de sa jeune épouse pour surveiller l'irrigation de ses champs. Mais Yerma ne rêve que d'avoir un enfant. Les années passent sans que son corps porte de fruit. Aime-t-elle ce mari qu'on lui a donné ? A-t-elle jamais frémi dans d'autres bras ? Oui, naguère, ceux du berger avec qui elle dansa. Il y a eu maldonne. S'il est vrai que labours et brebis font richesse, seul l'amour est fécond. Stérile et vide, Yerma ira jusqu'au bout de l'espoir entre vaines promesses et hallucinantes processions où la vérité se fera jour. Lorca bâtit là, après Noces de sang et avant La Maison de Bernarda Alba, une tragédie de la frustration, composant, lyrique ou baroque, l'ardente mélopée d'une âme pure malmenée par la vie. Cette pièce magistrale, donnée deux ans avant la guerre civile, où une femme passionnée exalte sa soif de liberté et soulève tant de clameurs, allait devenir l'emblème du poète assassiné et assurer sa gloire.
Garcia Santiago ; Pérez Pepo ; Vigalondo Nacho ; V
Si on le lui demandait, Javier dirait que sa vie est nulle. Et la dernière chose dont il avait besoin était qu'un alien lui atterrisse dessus et lui transfère tous ses super-pouvoirs avant de mourir. C'est pourtant ce qui lui est arrivé, et voilà que maintenant, il est un super-héros, un super-héros qui se fait quand même virer de son travail et dont la petite amie décide de « faire un break »... Heureusement, le voisin de Javier, José, l'aidera à utiliser ses pouvoirs pour faire le bien, à cacher son identité secrète, surtout auprès de sa petite amie journaliste qui enquête sur Titan, le mystérieux super-héros... C'est important, d'avoir un bon voisin.Notes Biographiques : Né à Madrid en 1968, Santiago Garcia réalise des bandes dessinées depuis plus de dix ans. Il a notamment publié trois volumes d' "El Vecino" (Astiberri, 2009, Dargaud 2020 pour l'édition française) avec Pepo Pérez, "Beowulf", avec David Rubín, "L'étrange cas du Dr. Jekyll et de M. Hyde" et "Las meninas", avec Javier Olivares. Ce dernier titre remporte le prix de la meilleure oeuvre espagnole de l'année au Barcelona Comic Show de 2015 ainsi le prix national de la bande dessinée. Il a également écrit de nombreux essais sur la bande dessinée dont "La novela grafica" (Astiberri, 2010) pour lequel il gagne un prix au salon de Barcelone en 2011. Pepo Pérez est né à Málaga en 1969. Il est licencié en droit, professeur d'université et docteur en beaux-arts. Depuis 1997, il collabore pour le magazine musical ?Rock de lux' en tant qu'illustrateur et écrit sur la bande dessinée. En 1998, il dessine l'album "Origenes Jaque Mate: Sangre" (Planeta-DeAgostini, 1998) avec un scénario de Juan Carlos Cereza et la nouvelle "Je rentre chez moi" dans l'anthologie "L'histoire du blues" (UnderComic, 2000). Il réalise également des story-boards et des illustrations pour des courts métrages et des clips vidéo. Plus récemment, avec Santiago García, il publie "Le Voisin" (Astiberri, 2009 puis Dargaud, 2020), adapté par Netflix. Depuis 2005, il tient un blog sur la bande dessinée et et l'art en général, "con C C de Arte" (puis "Es muy de comic"), pour lequel il a été nominé en 2008 comme meilleur plate-forme d'analyse du médium au salon international de la bande dessinée de Barcelone.
Résumé : Ce texte retrace une série de présents successifs traversés au cours d'un cheminement qui va de l'engagement politique à l'étude des usages politiques du passé ou encore à celle de l'écriture de l'histoire et de son enseignement, mais ce cheminement n'a rien d'une trajectoire nécessaire. Bien sûr en raison de la façon dont le récit de ces présents est construit, comme de son premier destinataire - un jury universitaire -, il ne peut que procéder d'une mise en cohérence a posteriori. J'ai toutefois tenté de laisser à la contingence, au hasard, aux rencontres, leur juste place. Mes lieux d'histoire ont été le plus souvent des lieux institutionnellement faibles comme les IUFM, ou des lieux choisis en marge de l'institution comme la revue Espaces Temps ou bien encore le "DDG" l'attelage que nous formons depuis près de quinze ans avec Christian Delacroix et François Dosse -, mais j'avoue avoir toujours trouvé en m'investissant dans ces périphéries une liberté qui me convient. Au fil des pages j'ai donc tâché, de bon gré, persuadé que l'exercice m'était profitable, d'ouvrir ma boîte à outils, de montrer les articulations d'un parcours et les ressorts d'un faire de l'histoire.
Résumé : Le jour de ses noces, une fiancée disparaît avec son ancien amoureux. Sur cette simple trame, ce drame de l'honneur, Lorca brosse un portrait saisissant de la paysannerie andalouse : la possession de la terre, la richesse ou le dénuement, le mariage d'intérêt et la passion amoureuse, les rivalités, les règlements de compte, et la loi du couteau. Au soleil meurtrier de Camus, Lorca oppose ici la lune maléfique. La lune est la mort, prenant ici les traits d'une vieille mendiante qui indique au couteau assassin le chemin du coeur. Qui devra saigner, comme en un sacrifice mythologique. Dans l'exacerbation des sens, la fiancée, que tout destine à la frustration, en exaltant la toute-puissance du feu dévorant qui embrase son corps, revendique son droit à la liberté, qui est toujours, chez le dramaturge, la liberté d'aimer. D'aimer à en mourir. Dans un lyrisme exacerbé et le feu des passions, le poète dramaturge déroule les stances ardentes d'une Andalousie des terres brûlées et des coeurs mutilés.
Résumé : Le roman moderne commence avec la folie de Don Quichotte, personnage fou justement de romans. Ce volume des Folies romanesques explore les divers rapports que le roman entretient avec la folie au siècle des Lumières, de l'égarement quichottesque aux formes plaisantes, pathologiques ou terrifiantes qu'elle peut prendre. Folie des personnages, mais aussi souvent folie du texte lui-même, qui imite la démarche de la démence au point que le lecteur peut se demander si l'auteur lui-même n'y a pas, avec ou sans humour, quelque peu succombé. Fureurs, délires et perversions foisonnent dans les romans de ce siècle dit des Lumières qui s'interroge sur les pouvoirs de la raison et leurs éventuelles limites.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.