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FASCINATIONS MUSICALES
DUMOULIE CAMILLE
DESJONQUERES
27,40 €
Épuisé
EAN :9782843210853
Toutes les cultures ont accordé à la musique un pouvoir surnaturel. Elle fascine le philosophe qui a pu y voir le langage même de l'Idée. Dans l'opéra, elle exalte les grandes figures littéraires auxquelles elle confère la force des mythes. Mais elle est aussi un instrument de fascination des peuples, comme en témoignent son utilisation sous les divers fascismes ou la toute puissance de l'actuel fétichisme musical. Les textes de ce recueil envisagent quatre aspects majeurs de cette fascination musicale. Celle du philosophe qui, de Platon à Nietzsche ou Husserl, parait à la fois enchanté et médusé par le charme de la musique. Celle du poète qui rêve de porter le langage à la limite du dicible, mais redoute, comme Mallarmé, de le voir s'évanouir en musique pure. Celle de l'écrivain qui, tel Hoffmann, Stendhal ou Butor, rivalise parfois avec le compositeur dans l'invention d'une écriture musicale. Celle, enfin, qui nous saisit lorsque l'art lyrique donne à la voix une puissance de séduction démoniaque, où la jouissance esthétique, l'érotisme et la mort se confondent en une expérience sublime. La question de la fascination musicale conduit à s'interroger sur l'essence même de la littérature comme sur les limites de la pensée rationnelle, dans une approche qui unit intimement la poétique et l'éthique, l'esthétique et le politique.
Résumé : Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
Cavallari Alberto ; Manganaro Jean-Paul ; Dumoulié
Tolstoï a quatre-vingt-deux ans. Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1910, il quitte sans avertir quiconque la propriété familiale de Yasnaïa Poliana. Le soir du 31, il s'arrête dans la petite gare d'Astapovo où il mourra le matin du 7 novembre. Que s'est-il passé? Biographie: Alberto Cavallari mène l'enquête. Né en 1927, cet ancien directeur du "Corriere dalla Sera" enseigne aujourd'hui à Paris II. Une dizaine d'ouvrages jalonnent son itinéraire d'observateur politique (du Vatican à la Chine, en passant par la France). Mais Tolstoï l'entraîne plus loin encore, au c?ur d'une énigme qu'éclaire la lecture minutieuse des "Carnets'."
Et s'il est encore quelque chose d'infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c'est de s'attarder artistiquement sur des formes, au lieu d'être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leur bûcher. Antonin Artaud Le Théâtre et son double
Un grand écrivain est toujours un dispensateur de vie. Certains, comme Antonin Artaud, vont la puiser à sa source la plus violente. Mais quelle que soit la cruauté dont ils font l?épreuve, ils la transfigurent en puissance de vie. Car leur but est de nous contraindre à la joie que procure la proximité avec les forces du Chaos.Le théâtre, les mythes, la poésie furent, pour Artaud, les principaux plans d?expérimentation. Plus que toute autre, son ?uvre atteste que la vie traverse les mots d?un écrivain, le geste et le souffle d?un acteur, la figure inhumaine d?un dieu païen, et nous affecte au point de nous transformer à leur contact.Cet ouvrage s'efforce de rendre perceptible les différentes manières dont la vie se propage au travers de l'?uvre de Artaud en suivant à la trace l?ensemble de ses écrits.
Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Egyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite " hellénistique " qui allait assister aussi au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-Etats de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeurs d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de m?urs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs, tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.