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Cet obscur objet du désir. Essai sur les amours fantastiques
Dumoulié Camille
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738433213
Le fantastique est structuré, comme le fantasme, autour d'un énigmatique objet qui préside aux divers scénarios du désir. Telle est la thèse que développe cet essai, à partir des textes de Hoffmann, Poe, Gautier et Rodenbach. La forme du récit fantastique, les thèmes qu'il met en oeuvre, les principes qui commandent son univers, tout est régi par la question du rapport du désir à son objet. La théorie psychanalytique offre donc une voie d'approche privilégiée pour la compréhension du phénomène fantastique. Mais l'enjeu n'est pas seulement théorique. Il concerne aussi le statut de la littérature, dans son sens moderne, et la pratique de l'écriture, dans son lien au désir. Par son inquiétante étrangeté, le signe d'écriture apparaît comme le premier objet autour duquel se noue le lien entre le désir et la littérature. De telles questions, la littérature fantastique ne les aborde qu'incarnées dans cette énigme essentielle que représente l'être de l'autre, énigme proprement fantastique à laquelle on ne peut répondre qu'en racontant des histoires, des histoires d'amour.
Résumé : Cet ouvrage, qui se situe dans la perspective des travaux que Pierre Brunel a consacrés aux mythes littéraires, rend hommage au chercheur qui a donc mis en évidence la présence des mythes dans les ?uvres littéraires et qui a élaboré les outils conceptuels indispensables à leur étude. C'est pourquoi les vingt et un essais originaux et les textes rassemblés dans ce volume se proposent avant tout d'explorer le champ de ces paroles qui, loin d'être devenues silencieuses, continuent de marquer de leur empreinte, aujourd'hui, la littérature. Ainsi, la première partie, " Inscriptions " (huit essais), s'interroge sur une éventuelle vocation mythique de la littérature. Une deuxième, " Poïèsis " (quatre essais), étudie ces deux modes du verbe créateur, littéralement poiëtique, que sont le mythe et la littérature, et qui semblent encore, sinon toujours plus, en concurrence. A moins que la poésie ne soit l'ultime ressource du mythe. La troisième partie, " Figurations " (cinq essais), présente quelques variations contemporaines sur des personnages mythiques, dont le destin a fait parfois des anti-héros. Enfin, une dernière partie, " Espaces " (quatre essais), met en relation le champ des mythes et l'univers des hommes, pour scruter l'étrange familiarité de ces paroles qui suggèrent des questions que nous n'osons pas toujours poser.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce qui veulent réussir l'épreuve de culture générale dont le thème pour les concours 2020 est "Le Désir". Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
La question du sujet semble appartenir en propre à la philosophie et aux sciences humaines. Pourtant, l'élaboration de ce concept a pris, dans la philosophie même, un tour bien littéraire. Depuis les dialogues platoniciens jusqu'à l'invention du Cogito cartésien et à ses déconstructions postmodernes, ce sont autant d'histoires, de stratégies, de mises en forme qui constituent une véritable poétique, entendue comme création esthétique. À l'égal de la philosophie, et peut-être même avant elle, la littérature fut le champ d'élaboration poétique du sujet. Reste à savoir s'il s'agit du même, et si la littérature ne tend pas au sujet philosophique un miroir de sorcière où il se contemple au risque de perdre son âme.D'Homère à Ezra Pound, du roman picaresque à Borges, de Descartes à Bataille, de Cicéron à Nietzsche ou Lacan, de la poésie lyrique au théâtre de Genet, cet ouvrage retrace les métamorphoses de ce concept majeur de la pensée occidentale qui s'est inventé entre littérature et philosophie.
Un grand écrivain est toujours un dispensateur de vie. Certains, comme Antonin Artaud, vont la puiser à sa source la plus violente. Mais quelle que soit la cruauté dont ils font l?épreuve, ils la transfigurent en puissance de vie. Car leur but est de nous contraindre à la joie que procure la proximité avec les forces du Chaos.Le théâtre, les mythes, la poésie furent, pour Artaud, les principaux plans d?expérimentation. Plus que toute autre, son ?uvre atteste que la vie traverse les mots d?un écrivain, le geste et le souffle d?un acteur, la figure inhumaine d?un dieu païen, et nous affecte au point de nous transformer à leur contact.Cet ouvrage s'efforce de rendre perceptible les différentes manières dont la vie se propage au travers de l'?uvre de Artaud en suivant à la trace l?ensemble de ses écrits.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.