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LA FABRIQUE DU SUJET
DUMOULIE CAMILLE
DESJONQUERES
28,40 €
Épuisé
EAN :9782843211348
La question du sujet semble appartenir en propre à la philosophie et aux sciences humaines. Pourtant, l'élaboration de ce concept a pris, dans la philosophie même, un tour bien littéraire. Depuis les dialogues platoniciens jusqu'à l'invention du Cogito cartésien et à ses déconstructions postmodernes, ce sont autant d'histoires, de stratégies, de mises en forme qui constituent une véritable poétique, entendue comme création esthétique. À l'égal de la philosophie, et peut-être même avant elle, la littérature fut le champ d'élaboration poétique du sujet. Reste à savoir s'il s'agit du même, et si la littérature ne tend pas au sujet philosophique un miroir de sorcière où il se contemple au risque de perdre son âme.D'Homère à Ezra Pound, du roman picaresque à Borges, de Descartes à Bataille, de Cicéron à Nietzsche ou Lacan, de la poésie lyrique au théâtre de Genet, cet ouvrage retrace les métamorphoses de ce concept majeur de la pensée occidentale qui s'est inventé entre littérature et philosophie.
Et s'il est encore quelque chose d'infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c'est de s'attarder artistiquement sur des formes, au lieu d'être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leur bûcher. Antonin Artaud Le Théâtre et son double
Don Juan est un mythe du désir. L'excès, le défi à la loi, la volonté de jouissance font de lui un héros dont l'éclat provient de la dynamique impérieuse qui le confronte aux limites du sacré, qui sont aussi celles du désir, et dont le dépassement le voue au tragique.
Résumé : Cet ouvrage, qui se situe dans la perspective des travaux que Pierre Brunel a consacrés aux mythes littéraires, rend hommage au chercheur qui a donc mis en évidence la présence des mythes dans les ?uvres littéraires et qui a élaboré les outils conceptuels indispensables à leur étude. C'est pourquoi les vingt et un essais originaux et les textes rassemblés dans ce volume se proposent avant tout d'explorer le champ de ces paroles qui, loin d'être devenues silencieuses, continuent de marquer de leur empreinte, aujourd'hui, la littérature. Ainsi, la première partie, " Inscriptions " (huit essais), s'interroge sur une éventuelle vocation mythique de la littérature. Une deuxième, " Poïèsis " (quatre essais), étudie ces deux modes du verbe créateur, littéralement poiëtique, que sont le mythe et la littérature, et qui semblent encore, sinon toujours plus, en concurrence. A moins que la poésie ne soit l'ultime ressource du mythe. La troisième partie, " Figurations " (cinq essais), présente quelques variations contemporaines sur des personnages mythiques, dont le destin a fait parfois des anti-héros. Enfin, une dernière partie, " Espaces " (quatre essais), met en relation le champ des mythes et l'univers des hommes, pour scruter l'étrange familiarité de ces paroles qui suggèrent des questions que nous n'osons pas toujours poser.
Résumé : Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.