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Les "saints de la République". Les décorés de la Légion d'Honneur (1870-1940)
Dumons Bruno
INDES SAVANTES
34,00 €
Épuisé
EAN :9782910828486
Depuis 1802, l'ordre de la Légion d'Honneur constitue en France un outil de récompense honorifique auquel tous les régimes politiques successifs ont eu recours. La République en a fait sa plus haute distinction. Le " ruban rouge " est devenu une authentique technique de gouvernement et occupe encore une place essentielle dans le dispositif du " management honorifique ". Il contribue à faire émerger des générations de héros républicains assimilables à de " nouveaux saints ", porteurs de vertus et de mérites auprès de l'ensemble des citoyens. Ils seront plus de deux cent mille légionnaires à la veille de 1940. La Troisième République aura été le temps au cours duquel la " croix d'honneur " connaîtra un véritable engouement. Qui sont ces figures de l'exemplarité républicaine ? C'est à une enquête de terrain que ce livre est consacré. De manière inédite, il s'efforce de partir à la découverte de ces " saints de la République ", incarnant ses valeurs et ses vertus, provenant des profondeurs des terroirs de France. Si le prix du sang a fait du héros militaire le légionnaire par excellence, l'exaltation du dévouement et de la compétence a permis de récompenser les personnalités civiles qui constituent les forces vives du pays, prenant souvent l'habit de l'honnête homme, d'âge mûr et d'expérience, exerçant dans les secteurs les plus dynamiques de l'économie, des sciences et du droit, en charge de mandats politiques locaux et de responsabilités publiques. Deux départements républicains, la Saône-et-Loire et le Var, très tôt acquis à la cause démocratique, ont servi ici de territoire d'observation sur les mécanismes de fabrication d'un légionnaire civil entre 1872 et 1939. S'appuyant sur un corpus de cinq cents candidats à la Légion d'Honneur, ce livre offre une étude inédite d'histoire sociale du politique portant sur les itinéraires et les vertus qui caractérisent des élites de la nation, décorées du " ruban rouge ".
Depuis près d'un demi-siècle, l'histoire religieuse a constitué l'un des domaines les plus féconds de la recherche universitaire dédiée à la période contemporaine en France. Le renouvellement de ses questionnements a été régulier et ses acquis sont considérables. Elle doit relever aujourd'hui de nouveaux défis liés tout à la fois aux mutations du religieux dans les sociétés contemporaines et aux déplacements de la recherche au sein de l'institution universitaire. C'est dans cette double perspective que quatorze chercheurs de diverses générations s'interrogent dans cet ouvrage sur les axes de renouvellement nécessaires de l'histoire du catholicisme français contemporain autour de quatre pôles : politique et culture, société et changement social, institutions et pratiques, circulations et connexions. Ils ont en commun le souci de défendre la spécificité de leur objet d'étude et de la démarche qui lui est appliquée mais aussi la préoccupation du dialogue avec les autres champs de l'histoire contemporaine et les sciences humaines ou sociales.
Résumé : Alors qu'il progresse sur la plupart des continents, le catholicisme romain perd de son influence en Occident depuis les années 1960. Aujourd'hui, son diagnostic sombre dans le pessimisme : la "crise" devient la "fin d'un monde" , "l'ivresse et le vertige" conduisent à "l'effondrement" , si bien que se pose cette question : "Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ? " Or, ce constat porte principalement sur la France qui fait figure d'exception en Europe. La rupture entre la société française et "son" catholicisme a été majeure durant le second XXe siècle. La question du salut, centrale dans le christianisme, paraît incompréhensible pour nos concitoyens. Et que dire de "la vie éternelle" ? C'est le coeur de la foi chrétienne qui deviendrait obsolète. L'économie sacramentelle aurait perdu toute crédibilité. Et pourtant, que d'efforts pastoraux ont été menés dans l'Eglise de France depuis les années 1950, notamment pour sortir du modèle tridentin et s'adapter aux évolutions de la société. Chaque sacrement sera rénové. Parmi les plus secoués, ceux du mariage et de l'ordre ont connu de profondes mutations. Mais rien n'y fait. Les églises et les séminaires se vident. Désormais, la transmission de la foi ne se ferait plus que dans les familles traditionnelles. Il n'y aurait plus que des communautés irréconciliables, plus attachées à un folklore et un patrimoine qu'aux sacrements. Alors que s'est-il passé pour en arriver là ? Une hypothèse de lecture sera dévoilée au cours de ce livre. Bruno Dumons est directeur de recherches au CNRS (LARHRA-Lyon), diacre du diocèse de Lyon. Spécialiste de l'histoire du catholicisme contemporain, il a dirigé notamment Le catholicisme en chantiers. France (XIXe-XXe siècles) (2013) avec Christian Sorrel, Femmes et catholicisme en Europe (1960-1970) (2020), Les congrégations féminines missionnaires. Education, santé et humanitaire : une histoire transnationale (XIXe-XXe siècles) (2023).
La liturgie fait-elle société ? La société fait-elle la liturgie ? Cet ouvrage envisage la liturgie catholique comme l'expression d'un mode de gouvernance social et pas seulement ecclésial : il s'agit d'insister sur les pratiques et leurs contenus (rites, prières, chants), les textes normatifs et les procédures qui les imposent, et enfin les applications concrètes qui en sont faites. Il convient donc de ne pas considérer Sacrosanctum Concilium qui, trop souvent dans l'opinion publique résume l'oeuvre réformatrice du concile Vatican II, comme une rupture mais au contraire d'inscrire les réformes liturgiques dans une temporalité plus ample. Le présent volume se limite volontairement à l'aire francophone et s'articule autour de deux moments clés : la période 1840-1860 qui voit le succès d'une unité liturgique quasi-absolue autour de Rome, au nom d'une ecclésiologie intransigeante et d'un refus d'une quelconque inculturation nationale et démocratique, et la période 1930-1960 qui prépare et annonce une réforme de la liturgie qui entend " faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles, mieux adapter aux nécessités de notre époque celles des institutions qui sont sujettes à des changements [et] favoriser tout ce qui peut contribuer à l'union de tous ceux qui croient au Christ " (Sacrosanctum Concilium, §1).
Dumons Bruno ; Pollet Gilles ; Saunier Pierre-Yves
Comment les métropoles et les villes moyennes sont-elles administrées sous la Troisième République ? Quelles sont les structures et l'évolution de ces organisations municipales qui ont souvent favorisé l'implantation puis la consolidation du régime républicain ? Qui sont, enfin, ces élites placées à la tête des services municipaux et comment s'insèrent-elles dans les configurations du pouvoir des cités qu'elles sont censées gérer ? Ces trois questions sont posées dans six villes du Sud-Est de la France : Annecy, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne et Saint-Étienne. Au-delà de la pluralité des modèles de rationalisation et de développement administratifs, deux conclusions majeures émergent de cette enquête : les bureaucraties municipales constituent l'ossature d'un véritable " gouvernement local " ; par ailleurs, en son sein, une aristocratie administrative construit ou conforte un pouvoir - fondé sur la diversité de ses domaines d'intervention - qui lui assure une position centrale dans le monde des élites urbaines des XIXe et XXe siècles.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.