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Liturgie et société. Gouverner et réformer l'Eglise, XIXe-XXe siècle
Dumons Bruno ; Petit Vincent ; Sorrel Christian
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753549159
La liturgie fait-elle société ? La société fait-elle la liturgie ? Cet ouvrage envisage la liturgie catholique comme l'expression d'un mode de gouvernance social et pas seulement ecclésial : il s'agit d'insister sur les pratiques et leurs contenus (rites, prières, chants), les textes normatifs et les procédures qui les imposent, et enfin les applications concrètes qui en sont faites. Il convient donc de ne pas considérer Sacrosanctum Concilium qui, trop souvent dans l'opinion publique résume l'oeuvre réformatrice du concile Vatican II, comme une rupture mais au contraire d'inscrire les réformes liturgiques dans une temporalité plus ample. Le présent volume se limite volontairement à l'aire francophone et s'articule autour de deux moments clés : la période 1840-1860 qui voit le succès d'une unité liturgique quasi-absolue autour de Rome, au nom d'une ecclésiologie intransigeante et d'un refus d'une quelconque inculturation nationale et démocratique, et la période 1930-1960 qui prépare et annonce une réforme de la liturgie qui entend " faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles, mieux adapter aux nécessités de notre époque celles des institutions qui sont sujettes à des changements [et] favoriser tout ce qui peut contribuer à l'union de tous ceux qui croient au Christ " (Sacrosanctum Concilium, §1).
Le "moment 68" constitue un temps de grand bouleversement social et culturel dans les sociétés occidentales. Les communautés religieuses n'ont pas échappé à ce séisme sociétal. Parmi les secousses qui ébranlent l'Eglise catholique durant ces premières "années conciliaires" , se distingue une révolution plus invisible que silencieuse, celle que les femmes catholiques ont imposé à l'institution ecclésiale. Cette "armée de réserve" , composée de pratiquantes et de militantes, avait jusque-là érigé un "catholicisme au féminin" . Or, l'aggiornamento conciliaire ne les concerne guère. Leurs paroles sont tues, leurs présences silencieuses tout au plus tolérées. C'est ignorer la lame de fond qui bouleverse les mondes sociaux et culturels de plusieurs générations de femmes européennes des années 1960. Celles de confession catholique sont particulièrement ébranlées. Des pratiques en baisse fournissent une explication à la "rupture de la pente religieuse de 1965" et la réception d'Humanae Vitae (1968) engendre autant de révoltes que d'incompréhensions. Ce "coup de grâce" libère une parole et de nouveaux comportements pour la décennie suivante. L'impact de ce "moment 68" n'a guère été étudié en ce qui concerne les femmes catholiques européennes, tant dans leurs manière de vivre que leurs rapports à l'institution ecclésiale. Cinq angles d'approche thématique sont ici abordés : fécondité et sexualité ; paroles et journaux intimes ; congrégations religieuses ; mouvements et organisations ; féminisme. La perspective européenne de ce livre est pour la première fois envisagée pour une telle problématique.
A l'heure où le pouvoir central a décidé d'entamer une réforme nationale de la carte territoriale, décision a été prise de fondre, en 2015, la région Rhône-Alpes avec la région Auvergne. Il est donc nécessaire, pour la communauté historienne, de porter un regard rétrospectif sur ce qui a construit un espace régional depuis deux siècles, dénommé autour d'un fleuve, le Rhône, et d'un espace de montagne, les Alpes. Il y a là une volonté de proposer aux citoyens un travail de mémoire sur le cadre spatial et les dynamiques qui ont donné une identité à ce territoire. C'est pourquoi une quinzaine d'historiens et d'historiennes appartenant aux pôles universitaires lyonnais, grenoblois et stéphanois se sont rassemblés pour proposer un ouvrage inédit, accessible à tous, structuré autour d'une vingtaine d'entrées thématiques.
Résumé : En prenant le chemin de l'exil, les princes bonapartistes comme les rois de la maison des Bourbons ou des Hohenzollern ont adopté l'Europe. Ainsi, malgré les ruptures, continue à se diffuser un modèle traditionnel de société et se perpétuent une mémoire et une culture politique. Emprunter la voie transnationale pour examiner les exils politiques des dirigeants déchus est bien l'esprit dans lequel s'enracine cet ouvrage issu d'une rencontre internationale réunissant les meilleurs spécialistes européens sur les cours princières et royales. Les recherches présentées témoignent de la capacité des souverains exilés à mobiliser des réseaux de fidélité grâce à leurs familles et leurs conseillers politiques. Enfin, elles inaugurent un chantier neuf dans l'historiographie de la politisation au XIXe siècle. Les cadres nationaux sont ainsi dépassés pour rejoindre une histoire européenne du politique qu'il convient de replacer dans une histoire qualifiée de "transnationale". Si cette dernière a pu trouver un réel écho dans les champs du culturel et de l'économique, elle peut également présenter une valeur heuristique dans celui du politique.
Depuis près d'un demi-siècle, l'histoire religieuse a constitué l'un des domaines les plus féconds de la recherche universitaire dédiée à la période contemporaine en France. Le renouvellement de ses questionnements a été régulier et ses acquis sont considérables. Elle doit relever aujourd'hui de nouveaux défis liés tout à la fois aux mutations du religieux dans les sociétés contemporaines et aux déplacements de la recherche au sein de l'institution universitaire. C'est dans cette double perspective que quatorze chercheurs de diverses générations s'interrogent dans cet ouvrage sur les axes de renouvellement nécessaires de l'histoire du catholicisme français contemporain autour de quatre pôles : politique et culture, société et changement social, institutions et pratiques, circulations et connexions. Ils ont en commun le souci de défendre la spécificité de leur objet d'étude et de la démarche qui lui est appliquée mais aussi la préoccupation du dialogue avec les autres champs de l'histoire contemporaine et les sciences humaines ou sociales.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.