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Le catholicisme en chantiers. France, XIXe-XXe siècles
Dumons Bruno ; Sorrel Christian
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753528017
Depuis près d'un demi-siècle, l'histoire religieuse a constitué l'un des domaines les plus féconds de la recherche universitaire dédiée à la période contemporaine en France. Le renouvellement de ses questionnements a été régulier et ses acquis sont considérables. Elle doit relever aujourd'hui de nouveaux défis liés tout à la fois aux mutations du religieux dans les sociétés contemporaines et aux déplacements de la recherche au sein de l'institution universitaire. C'est dans cette double perspective que quatorze chercheurs de diverses générations s'interrogent dans cet ouvrage sur les axes de renouvellement nécessaires de l'histoire du catholicisme français contemporain autour de quatre pôles : politique et culture, société et changement social, institutions et pratiques, circulations et connexions. Ils ont en commun le souci de défendre la spécificité de leur objet d'étude et de la démarche qui lui est appliquée mais aussi la préoccupation du dialogue avec les autres champs de l'histoire contemporaine et les sciences humaines ou sociales.
Dumons Bruno ; Pollet Gilles ; Saunier Pierre-Yves
Comment les métropoles et les villes moyennes sont-elles administrées sous la Troisième République ? Quelles sont les structures et l'évolution de ces organisations municipales qui ont souvent favorisé l'implantation puis la consolidation du régime républicain ? Qui sont, enfin, ces élites placées à la tête des services municipaux et comment s'insèrent-elles dans les configurations du pouvoir des cités qu'elles sont censées gérer ? Ces trois questions sont posées dans six villes du Sud-Est de la France : Annecy, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne et Saint-Étienne. Au-delà de la pluralité des modèles de rationalisation et de développement administratifs, deux conclusions majeures émergent de cette enquête : les bureaucraties municipales constituent l'ossature d'un véritable " gouvernement local " ; par ailleurs, en son sein, une aristocratie administrative construit ou conforte un pouvoir - fondé sur la diversité de ses domaines d'intervention - qui lui assure une position centrale dans le monde des élites urbaines des XIXe et XXe siècles.
Depuis 1802, l'ordre de la Légion d'Honneur constitue en France un outil de récompense honorifique auquel tous les régimes politiques successifs ont eu recours. La République en a fait sa plus haute distinction. Le " ruban rouge " est devenu une authentique technique de gouvernement et occupe encore une place essentielle dans le dispositif du " management honorifique ". Il contribue à faire émerger des générations de héros républicains assimilables à de " nouveaux saints ", porteurs de vertus et de mérites auprès de l'ensemble des citoyens. Ils seront plus de deux cent mille légionnaires à la veille de 1940. La Troisième République aura été le temps au cours duquel la " croix d'honneur " connaîtra un véritable engouement. Qui sont ces figures de l'exemplarité républicaine ? C'est à une enquête de terrain que ce livre est consacré. De manière inédite, il s'efforce de partir à la découverte de ces " saints de la République ", incarnant ses valeurs et ses vertus, provenant des profondeurs des terroirs de France. Si le prix du sang a fait du héros militaire le légionnaire par excellence, l'exaltation du dévouement et de la compétence a permis de récompenser les personnalités civiles qui constituent les forces vives du pays, prenant souvent l'habit de l'honnête homme, d'âge mûr et d'expérience, exerçant dans les secteurs les plus dynamiques de l'économie, des sciences et du droit, en charge de mandats politiques locaux et de responsabilités publiques. Deux départements républicains, la Saône-et-Loire et le Var, très tôt acquis à la cause démocratique, ont servi ici de territoire d'observation sur les mécanismes de fabrication d'un légionnaire civil entre 1872 et 1939. S'appuyant sur un corpus de cinq cents candidats à la Légion d'Honneur, ce livre offre une étude inédite d'histoire sociale du politique portant sur les itinéraires et les vertus qui caractérisent des élites de la nation, décorées du " ruban rouge ".
Aborder le gouvernement et la gestion de la cité en Europe dans une perspective historique peut fournir l'occasion aux historiens de l'urbain d'appréhender sur le temps long des lieux, des acteurs et des réseaux de la "gouvernance urbaine" mais aussi de rassembler des éléments et des réflexions pour construire une problématique historicisée du "gouvernement urbain" des villes en Europe. La tenue d'un colloque sur "La ville européenne et ses pouvoirs", organisé à Lyon en 2002, a permis de faire un point des différentes traditions historiographiques nationales. Il s'est d'abord voulu un colloque d'historiens de l'urbain, réunissant médiévistes, modernistes et contemporanéistes, mais il s'est également ouvert aux sociologues et aux politistes qui privilégient une approche historique, ceci afin de constituer un lieu de rencontres entre spécialistes de périodicité et de disciplines différentes et un espace de confrontation sur les problématiques et les questions de méthodologie. Ainsi en témoignent les contributions présentées à cette occasion qui forment l'ossature de ce livre. Si l'une d'elles a une vocation historiographique, la plupart, consacrées aux périodes moderne et contemporaine, s'attardent sur une étude de cas dans une aire géographique très localisée. Ce sont donc plusieurs exemples provenant de toute l'Europe urbaine, du nord comme du sud, qui mettent en exergue la diversité des modèles de "gouvernements urbains" à l'oeuvre depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours.
A l'heure où le pouvoir central a décidé d'entamer une réforme nationale de la carte territoriale, décision a été prise de fondre, en 2015, la région Rhône-Alpes avec la région Auvergne. Il est donc nécessaire, pour la communauté historienne, de porter un regard rétrospectif sur ce qui a construit un espace régional depuis deux siècles, dénommé autour d'un fleuve, le Rhône, et d'un espace de montagne, les Alpes. Il y a là une volonté de proposer aux citoyens un travail de mémoire sur le cadre spatial et les dynamiques qui ont donné une identité à ce territoire. C'est pourquoi une quinzaine d'historiens et d'historiennes appartenant aux pôles universitaires lyonnais, grenoblois et stéphanois se sont rassemblés pour proposer un ouvrage inédit, accessible à tous, structuré autour d'une vingtaine d'entrées thématiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour