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Gouverner la ville en Europe. Du Moyen Age au XXe siècle
Dumons Bruno ; Zeller Olivier
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296005068
Aborder le gouvernement et la gestion de la cité en Europe dans une perspective historique peut fournir l'occasion aux historiens de l'urbain d'appréhender sur le temps long des lieux, des acteurs et des réseaux de la "gouvernance urbaine" mais aussi de rassembler des éléments et des réflexions pour construire une problématique historicisée du "gouvernement urbain" des villes en Europe. La tenue d'un colloque sur "La ville européenne et ses pouvoirs", organisé à Lyon en 2002, a permis de faire un point des différentes traditions historiographiques nationales. Il s'est d'abord voulu un colloque d'historiens de l'urbain, réunissant médiévistes, modernistes et contemporanéistes, mais il s'est également ouvert aux sociologues et aux politistes qui privilégient une approche historique, ceci afin de constituer un lieu de rencontres entre spécialistes de périodicité et de disciplines différentes et un espace de confrontation sur les problématiques et les questions de méthodologie. Ainsi en témoignent les contributions présentées à cette occasion qui forment l'ossature de ce livre. Si l'une d'elles a une vocation historiographique, la plupart, consacrées aux périodes moderne et contemporaine, s'attardent sur une étude de cas dans une aire géographique très localisée. Ce sont donc plusieurs exemples provenant de toute l'Europe urbaine, du nord comme du sud, qui mettent en exergue la diversité des modèles de "gouvernements urbains" à l'oeuvre depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours.
Depuis longtemps, la pérennisation du pouvoir royal s'était appuyée sur un ensemble de techniques, de dispositifs et de pratiques de gouvernement parmi lesquelles se distinguait l'attribution d'une médaille ou d'une décoration qui permettait de mettre à l'honneur un sujet. Si les révolutionnaires de 1789 ont décrété la suppression de ces ordres royaux, l'Assemblée nationale de 1791 a considéré qu'il y avait toujours lieu d'attribuer des marques d'honneur aux citoyens. Bonaparte reconnaît au Conseil d'État en 1802 qu'une telle technique n'est pas incompatible avec l'idéal républicain: Je défie qu'on me montre une République ancienne ou moderne dans laquelle il n'y a pas eu de distinctions... "Ainsi, l'honneur devient une affaire de mérite, rationalisable et génératrice d'un nouveau modèle d'élites. Recevoir une décoration, c'est donc être mis à l'honneur publiquement par l'institution qui la décerne. L'individu récompensé incarne un exemple de" vertu "et de" mérite ". L'attribution d'une médaille appartient à une logique de" distinction "et devient progressivement une technique de gouvernement". Dès le début du XIXe siècle, un véritable engouement pour les médailles et les décorations s'empare d'ailleurs de la nouvelle société bourgeoise. L'Empire et la République irais égaleraient l'Eglise ont distribué chacun à profusion ces marques de reconnaissance. Cette inflation de récompenses honorifiques qui ne se dément pas jusqu'au milieu du XXe siècle, et dans une large mesure jusqu'à nos jours, appelle une réflexion générale et une analyse socio-historique qui n'a jusqu'alors guère suscité l'intérêt des chercheurs en sciences sociales. Préalablement considéré comme poussiéreux et futile, réservé aux numismates et aux érudits, cet objet d'étude peut être revisité sous une double approche qui envisage la médaille et la décoration comme une technique relevant des"sciences de gouverneraient" et un outil de fabrication des nouvelles élites. Pour la première fois, une confrontation entre politistes, juristes et historiens a permis d'envisager, à partir de synthèses et d'études de cas empiriques, les multiples aspects qui entourent cette "technique de gouvernement" et les différents profils (l'élites générés et légitimés par la "pratique décorative" d'Etat.
Résumé : Alors qu'il progresse sur la plupart des continents, le catholicisme romain perd de son influence en Occident depuis les années 1960. Aujourd'hui, son diagnostic sombre dans le pessimisme : la "crise" devient la "fin d'un monde" , "l'ivresse et le vertige" conduisent à "l'effondrement" , si bien que se pose cette question : "Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ? " Or, ce constat porte principalement sur la France qui fait figure d'exception en Europe. La rupture entre la société française et "son" catholicisme a été majeure durant le second XXe siècle. La question du salut, centrale dans le christianisme, paraît incompréhensible pour nos concitoyens. Et que dire de "la vie éternelle" ? C'est le coeur de la foi chrétienne qui deviendrait obsolète. L'économie sacramentelle aurait perdu toute crédibilité. Et pourtant, que d'efforts pastoraux ont été menés dans l'Eglise de France depuis les années 1950, notamment pour sortir du modèle tridentin et s'adapter aux évolutions de la société. Chaque sacrement sera rénové. Parmi les plus secoués, ceux du mariage et de l'ordre ont connu de profondes mutations. Mais rien n'y fait. Les églises et les séminaires se vident. Désormais, la transmission de la foi ne se ferait plus que dans les familles traditionnelles. Il n'y aurait plus que des communautés irréconciliables, plus attachées à un folklore et un patrimoine qu'aux sacrements. Alors que s'est-il passé pour en arriver là ? Une hypothèse de lecture sera dévoilée au cours de ce livre. Bruno Dumons est directeur de recherches au CNRS (LARHRA-Lyon), diacre du diocèse de Lyon. Spécialiste de l'histoire du catholicisme contemporain, il a dirigé notamment Le catholicisme en chantiers. France (XIXe-XXe siècles) (2013) avec Christian Sorrel, Femmes et catholicisme en Europe (1960-1970) (2020), Les congrégations féminines missionnaires. Education, santé et humanitaire : une histoire transnationale (XIXe-XXe siècles) (2023).
Dumons Bruno ; Pollet Gilles ; Saunier Pierre-Yves
Comment les métropoles et les villes moyennes sont-elles administrées sous la Troisième République ? Quelles sont les structures et l'évolution de ces organisations municipales qui ont souvent favorisé l'implantation puis la consolidation du régime républicain ? Qui sont, enfin, ces élites placées à la tête des services municipaux et comment s'insèrent-elles dans les configurations du pouvoir des cités qu'elles sont censées gérer ? Ces trois questions sont posées dans six villes du Sud-Est de la France : Annecy, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne et Saint-Étienne. Au-delà de la pluralité des modèles de rationalisation et de développement administratifs, deux conclusions majeures émergent de cette enquête : les bureaucraties municipales constituent l'ossature d'un véritable " gouvernement local " ; par ailleurs, en son sein, une aristocratie administrative construit ou conforte un pouvoir - fondé sur la diversité de ses domaines d'intervention - qui lui assure une position centrale dans le monde des élites urbaines des XIXe et XXe siècles.
Le "moment 68" constitue un temps de grand bouleversement social et culturel dans les sociétés occidentales. Les communautés religieuses n'ont pas échappé à ce séisme sociétal. Parmi les secousses qui ébranlent l'Eglise catholique durant ces premières "années conciliaires" , se distingue une révolution plus invisible que silencieuse, celle que les femmes catholiques ont imposé à l'institution ecclésiale. Cette "armée de réserve" , composée de pratiquantes et de militantes, avait jusque-là érigé un "catholicisme au féminin" . Or, l'aggiornamento conciliaire ne les concerne guère. Leurs paroles sont tues, leurs présences silencieuses tout au plus tolérées. C'est ignorer la lame de fond qui bouleverse les mondes sociaux et culturels de plusieurs générations de femmes européennes des années 1960. Celles de confession catholique sont particulièrement ébranlées. Des pratiques en baisse fournissent une explication à la "rupture de la pente religieuse de 1965" et la réception d'Humanae Vitae (1968) engendre autant de révoltes que d'incompréhensions. Ce "coup de grâce" libère une parole et de nouveaux comportements pour la décennie suivante. L'impact de ce "moment 68" n'a guère été étudié en ce qui concerne les femmes catholiques européennes, tant dans leurs manière de vivre que leurs rapports à l'institution ecclésiale. Cinq angles d'approche thématique sont ici abordés : fécondité et sexualité ; paroles et journaux intimes ; congrégations religieuses ; mouvements et organisations ; féminisme. La perspective européenne de ce livre est pour la première fois envisagée pour une telle problématique.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.