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William Bouguereau. Le peintre roi de la Belle Epoque
Jung Didier
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782361995096
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
A l'âge de cinq ans, Jun Jung-Sik errait dans les rues de Séoul, quand un policier l'a pris par la main et emmené à l'orphelinat américain. Trente-six ans plus tard, Jung se raconte dans un récit tout à la fois bouleversant et plein d'humour: ses premiers souvenirs, qui tiennent à un fil; l'immersion totale dans une nouvelle culture, au sein d'une famille étrangère au langage inconnu, jusqu'au récent voyage du retour vers ses origines, vers de possibles et frêles racines. Une adoption pas toujours facile, mais une histoire qui est la sienne: il se construit avec elle, vaille que vaille. Les fous rires, les colères, les bêtises de gosse et celles de l'adolescence; les questions existentielles, et même celles qui ne trouveront pas de réponse.
Né à Saint-Martin-de-Ré où il a vécu les onze premières années de sa vie, fils d'une Rétaise de vieille souche et de l'aide de camp du gouverneur de l'île, Lapasset a servi une trentaine d'années en Algérie, s'efforçant, dans les différentes fonctions qu'il a successivement occupées, d'améliorer la condition des populations "indigènes" . Il avait l'oreille de Napoléon III et a grandement influencé la politique pro-arabe de l'empereur. Pendant la guerre de 1870, général de division dans l'armée du Rhin, il s'est distingué dans plusieurs opérations, particulièrement durant le siège de Metz, tentant à de nombreuses reprises, mais en vain, de convaincre Bazaine d'extraire l'armée du Rhin du piège dans lequel elle était tombée. Lors de la capitulation, Lapasset a refusé de remettre les drapeaux de ses régiments aux Prussiens et les a fait brûler, désobéissant aux ordres de Bazaine. C'est surtout cet épisode de sa vie que l'Histoire a retenu. De retour en Algérie, en 1871, pour réprimer la grande insurrection des Kabyles, il fut ensuite affecté à Perpignan, puis Toulouse, où il est mort, en 1875. Le grand historien français Louis Halphen disait de lui : "Le général Lapasset apparaît incontestablement comme une des plus sympathiques et des plus éminentes figures militaires de la fin du second Empire".
Samaritaine et philanthropie, voilà deux mots qui résument à eux seuls l'existence du couple Cognacq-Jaÿ. Ernest Cognacq est le fils d'un modeste bijoutier de Saint-Martin-de-Ré. Rétais de souche, il est issu de vieilles familles de l'île, mêlant terriens et marins. Louise Jaÿ est savoyarde, fille d'un pauvre maçon de Samoëns. Après des débuts chaotiques dans le Paris du Second Empire, le travail acharné des deux époux, associé à une volonté sans failles, leur permet de construire un vaste ensemble commercial auquel ils consacrent le moindre de leurs instants. Sans enfants, la création et le développement, pendant près de soixante ans, des grands magasins de La Samaritaine, devient l'unique but de leur vie. Nés pauvres, ils désirent mourir pauvres. Aussi, consacrent-ils la quasi-totalité de leurs gains fabuleux à des oeuvres philanthropiques, notamment à travers la Fondation Cognacq-Jaÿ, créée en 1916, et les prix destinés aux familles nombreuses, institués en 1919. On estime à l'équivalent de plusieurs centaines de millions d'euros le montant des sommes qu'ils ont distribuées à leurs employés et aux personnes nécessiteuses, de même qu'en dons aux employés de La Samaritaine, au cours de leur existence. Ernest et Louise Cognacq ont laissé à la postérité des réalisations hors du commun dont, un siècle plus tard, les traces sont encore visibles en Ré et à Paris.
Ce mardi 18 mai 1880, dans la coquette ville de Saintes, une insouciante et jolie demoiselle s'apprêtait à s'engager dans l'étroite rue Monconseil, perpendiculaire à la Charente. Après avoir déjeuné chez sa mère, où elle demeurait, elle reprenait le chemin de l'atelier où elle travaillait comme couturière. A peine avait-elle pénétré dans la rue Monconseil qu'une femme élégante d'une trentaine d'années, postée sur le seuil de son hôtel particulier, la héla : "Mademoiselle ! Mademoiselle ! " La jeune fille se retourna et reçut à deux reprises, un puissant jet d'acide au visage, qui la défigurera à vie. Cette sauvage et cruelle agression, survenue dans la paisible cité charentaise, va avoir un retentissement considérable. La presse locale, régionale et nationale en fera ses délices, jusqu'à un quotidien néo-zélandais qui en rapportera les principaux épisodes. Un célèbre écrivain, Alexandre Dumas fils, se passionnera pour cette affaire. Cette affaire retentissante en son temps, témoignage de la société de l'époque, fait écho au meurtre raconté et analysé par Jacques-Edmond Machefert dans la même collection : Saintes frayeurs. Saintes 1961.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Dans la nuit du 8 au 9 janvier 1924, un raz-de-marée s'abat sur les côtes de l'Atlantique, des côtes anglaises jusqu'aux côtes marocaines : 39 morts, auquel on peut rajouter les 50 morts du bateau Mont-Rose disparu mystérieusement en mer, et quelques millions de francs de dégâts sur le littoral. La France et l'Espagne sont particulièrement éprouvées. Le retentissement de l'événement est intense dans les journaux, en Europe et jusqu'aux Amériques. Les témoins relatent l'extraordinaire, quand ils ont été confrontés aux forces de la nature, tout en devant s'occuper de l'ordinaire, afin de retrouver la vie quotidienne. Les pouvoirs publics tâchent de recenser l'ensemble des dégâts pour tenter de subvenir aux besoins des plus nécessiteux, tout en tenant compte du rôle émergeant des assurances. Les experts donnent des explications du phénomène. Cette catastrophe est à l'origine de plusieurs équipements littoraux toujours en place. Mais est-ce réellement un raz-de-marée ? En développant l'événement au plus près des sites français touchés, cet ouvrage propose de reprendre connaissance de cette catastrophe, que certains ont évoqué en 2010, en marge de la tempête Xynthia, pour mesurer la vulnérabilité des espaces littoraux, pour comprendre comment sont gérées les conséquences de la catastrophe et les différents temps de la crise, pour aussi se rendre que la mémoire du risque a une forte tendance à s'étioler avec les années.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.