Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le crime de la comtesse de Tilly. Saintes, 1880
Jung Didier
INDES SAVANTES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782846546676
Ce mardi 18 mai 1880, dans la coquette ville de Saintes, une insouciante et jolie demoiselle s'apprêtait à s'engager dans l'étroite rue Monconseil, perpendiculaire à la Charente. Après avoir déjeuné chez sa mère, où elle demeurait, elle reprenait le chemin de l'atelier où elle travaillait comme couturière. A peine avait-elle pénétré dans la rue Monconseil qu'une femme élégante d'une trentaine d'années, postée sur le seuil de son hôtel particulier, la héla : "Mademoiselle ! Mademoiselle ! " La jeune fille se retourna et reçut à deux reprises, un puissant jet d'acide au visage, qui la défigurera à vie. Cette sauvage et cruelle agression, survenue dans la paisible cité charentaise, va avoir un retentissement considérable. La presse locale, régionale et nationale en fera ses délices, jusqu'à un quotidien néo-zélandais qui en rapportera les principaux épisodes. Un célèbre écrivain, Alexandre Dumas fils, se passionnera pour cette affaire. Cette affaire retentissante en son temps, témoignage de la société de l'époque, fait écho au meurtre raconté et analysé par Jacques-Edmond Machefert dans la même collection : Saintes frayeurs. Saintes 1961.
Résumé : Le dernier voyage que Jung a effectué en Corée le confronte à une famille qui voit en lui leur fils perdu depuis 40 ans. Faut-il faire un test ADN ? Et si la réponse était positive ? Comment ont-ils perdu cet enfant ? Quid de sa famille en Belgique, qui l'a chéri et élevé ?! Partagé entre Europe et Asie, entre le souvenir de ce qui a été et tout ce qui aurait pu être, Jung tente de définir son métissage.
Né à Saint-Martin-de-Ré où il a vécu les onze premières années de sa vie, fils d'une Rétaise de vieille souche et de l'aide de camp du gouverneur de l'île, Lapasset a servi une trentaine d'années en Algérie, s'efforçant, dans les différentes fonctions qu'il a successivement occupées, d'améliorer la condition des populations "indigènes" . Il avait l'oreille de Napoléon III et a grandement influencé la politique pro-arabe de l'empereur. Pendant la guerre de 1870, général de division dans l'armée du Rhin, il s'est distingué dans plusieurs opérations, particulièrement durant le siège de Metz, tentant à de nombreuses reprises, mais en vain, de convaincre Bazaine d'extraire l'armée du Rhin du piège dans lequel elle était tombée. Lors de la capitulation, Lapasset a refusé de remettre les drapeaux de ses régiments aux Prussiens et les a fait brûler, désobéissant aux ordres de Bazaine. C'est surtout cet épisode de sa vie que l'Histoire a retenu. De retour en Algérie, en 1871, pour réprimer la grande insurrection des Kabyles, il fut ensuite affecté à Perpignan, puis Toulouse, où il est mort, en 1875. Le grand historien français Louis Halphen disait de lui : "Le général Lapasset apparaît incontestablement comme une des plus sympathiques et des plus éminentes figures militaires de la fin du second Empire".
Jung clôt ce voyage intérieur par l?évocation de ses années de jeunesse, étudiant à l?Institut Saint-Luc, amateur de jolies filles et de dessins. Il évoque aussi ce récent voyage en Corée effectué en 2011 pour le tournage de l?adaptation audiovisuelle de la série. Soulagement, sentiment d?appartenance retrouvé ou acculturation définitive? Ses sentiments sont complexes et troublants. Et son récit toujours bourré d?humour et d?émotions. Démarche autobiographique peu commune entamée en 2007, Couleur de peau: miel a déjà reçu un accueil sans précédent tant le témoignage est authentique et universel. Le courrier des lecteurs demeure abondant et bouleversant. L?adaptation cinéma a été présentée depuis le Japon jusqu?aux Émirats arabes unis, du Canada à l?Australie, et maintes fois récompensées. Jung a touché un point auquel nous sommes tous sensibles: nos racines. Savoir les situer, sur cette terre de mondialisation et de revendications nationalistes est peut-être une nécessité.
Au café du Commerce, sur le port d'Ars-en-Ré, les vacanciers d'aujourd'hui apprécient la convivialité régnant dans cette salle au décor, un peu baroque. Nul ne se doute que sous la houlette d'Elisée Reclus, William Barbotin et Jules Perrier, ce café abrita un des foyers historiques de l'anarchisme. Durant deux décennies, à la fin du XIXe siècle, une poignée de marins, sauniers, paysans et fonctionnaires locaux se réunissaient régulièrement dans l'arrière-salle autour de ces trois personnages. La propagande à laquelle ils se livraient dans le village provoquait l'inquiétude de la population et une surveillance sans relâche de la police rochelaise. Les deux enfants du pays, Barbotin grand prix de Rome de gravure et Perrier l'ancien communard, fascinés par Reclus, le géographe de réputation internationale, partageaient avec lui la conviction qu'une société idéale naîtrait un jour des principes anarchistes... Premier ouvrage sur le sujet, Les Anarchistes de l'île de Ré est le fruit de recherches ayant permis de recueillir de nombreuses informations inédites sur cet épisode oublié de la vie rétaise.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.