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Les femmes du Poitou-Charentes dans l'histoire
Blier Gérard
INDES SAVANTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782361995188
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.
- Nous voilà avec une poudrière aux portes de l'Europe! - Et qu'en pense notre suffragette préférée? - Je me demande s'il n'y aurait pas un peu moins de violence sur cette terre avec davantage de femmes au pouvoir! - Ha! Ha! Ha!". Le siècle vient d'entrer dans sa quatorzième année. Au Sénégal comme en France, Ousmane et Jean ne savent pas encore que le cours de l'histoire va bientôt les emporter. Pour l'heure, priment les affaires de coeur. Ismaïla, la soeur d'Ousmane, doit-elle braver les lois tribales pour ne pas épouser son beau-frère? Hubertine, l'étudiante en médecine, peut-elle vivre pleinement son amour avec Jean, le paysan? L'émancipation des femmes s'avère aussi l'un des combats de notre temps.
Si la violence est aussi difficile à définir qu'elle est aisée à identifier, l'ambition de ce livre est pourtant de montrer que des régularités existent et que les comportements humains obéissent à des règles universalisables. Dans Agamemnon, Eschyle constate que la violence a coutume d'engendrer la violence. Pour quelles raisons ? Sans doute parce que la violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'Autre. En d'autres termes, la violence est mimétique. Elle est mimétique parce que nous sommes nous-mêmes des êtres mimétiques qui cherchons nos désirs chez l'Autre, en l'Autre, en l'absence définitive de Moi authentique. Auparavant, la violence avait ses vertus. Machiavel pensait à juste titre que ce n'est pas la violence qui " restaure " mais celle qui " ruine " qu'il faut condamner. Aujourd'hui, dans le monde moderne, la violence ne produit plus que de la violence, elle n'a plus aucune vertu cathartique depuis que les textes bibliques en ont dévoilé les mécanismes. Alors, quel avenir pour nos enfants ? Un avenir sans doute apocalyptique où même le 11 septembre 2001 - figure suprême de l'infamie - pourrait à terme ne plus symboliser qu'un acte barbare parmi d'autres. Dieu, pourquoi nous avez-vous abandonnés ?...
Avec son arc, Ousmane Dioum est le meilleur chasseur de toute la langue de Barbarie, cette presqu'île qui sépare l'Atlantique de la côte sénégalaise. Mais est-ce suffisant pour protéger sa soeur des cruelles lois tribales de son défunt mari ? Ne vaudrait-il pas mieux se rapprocher des fusils de l'armée française ? Avec ses collets, Jean Gadoix est le plus habile braconnier de la commune de Roche-Vialard, dans le département de la Haute-Loire. Mais est-ce suffisant pour sauver la ferme familiale après l'accident du père ? Ne vaudrait-il pas mieux que sa soeur Joséphine épouse Auxence, le normalien ? À quelques milliers de kilomètres de distance l'un de l'autre, Ousmane et Jean ne savent pas encore que le cours de l'histoire va bientôt les emporter dans son flot tumultueux : le siècle vient d'entrer dans sa quatorzième année. Mais derrière le destin de ces hommes se profile aussi celui de leurs compagnes, cadenassées par la société. Pour son travail à la mine, Joséphine doit-elle accepter d'être payée deux fois moins qu'un homme ? Ismaïlia peut-elle braver sorcellerie et tradition pour ne pas devenir l'épouse de son beau-frère ? Hubertine, l'étudiante en médecine parisienne, arrivera-t-elle à combattre les préjugés de son ingénieur de père et vivre pleinement son amour avec un paysan nommé Jean Gadoix ? En ce début de siècle rugissant, c'est aussi de l'émancipation des femmes dont il est ici question.
Au fond d'une tranchée boueuse à portée de la mitraille allemande, se croisent les destins de Jean, le paysan français, et d'Ousmane, le chasseur sénégalais, deux hommes emportés par la tragédie qui se joue sous les bombes. A travers les trajectoires particulières de l'Européen et de l'Africain, cette fresque historique et intimiste évoque le drame collectif d'une génération sacrifiée, mais aussi les dommages collatéraux subis par les femmes dans ce tourbillon de haine. Hubertine, l'étudiante en médecine éprise de Jean, et Ismaïla, la soeur d'Ousmane, incarnent ce combat contre l'injustice et le mensonge de sociétés aveuglées par la violence. Mis en scène avec sensibilité et brio par Frédéric Blier, le scénario de Lax se révèle empreint d'émotion, de dignité et d'espérance.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Dans la nuit du 8 au 9 janvier 1924, un raz-de-marée s'abat sur les côtes de l'Atlantique, des côtes anglaises jusqu'aux côtes marocaines : 39 morts, auquel on peut rajouter les 50 morts du bateau Mont-Rose disparu mystérieusement en mer, et quelques millions de francs de dégâts sur le littoral. La France et l'Espagne sont particulièrement éprouvées. Le retentissement de l'événement est intense dans les journaux, en Europe et jusqu'aux Amériques. Les témoins relatent l'extraordinaire, quand ils ont été confrontés aux forces de la nature, tout en devant s'occuper de l'ordinaire, afin de retrouver la vie quotidienne. Les pouvoirs publics tâchent de recenser l'ensemble des dégâts pour tenter de subvenir aux besoins des plus nécessiteux, tout en tenant compte du rôle émergeant des assurances. Les experts donnent des explications du phénomène. Cette catastrophe est à l'origine de plusieurs équipements littoraux toujours en place. Mais est-ce réellement un raz-de-marée ? En développant l'événement au plus près des sites français touchés, cet ouvrage propose de reprendre connaissance de cette catastrophe, que certains ont évoqué en 2010, en marge de la tempête Xynthia, pour mesurer la vulnérabilité des espaces littoraux, pour comprendre comment sont gérées les conséquences de la catastrophe et les différents temps de la crise, pour aussi se rendre que la mémoire du risque a une forte tendance à s'étioler avec les années.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.