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Chemins de banlieue. Recherche de soi et engagement professionnel des jeunes issus de l'immigration
Dubreuil Bertrand
LICORNE AMIENS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782747516563
Par quelle nécessité de jeunes adultes issus de l'immigration maghrébine se sentent-ils chargés de contribuer à l'éducation de leurs petits frères ? Pourquoi les jugements qu'ils portent sur les conduites des plus jeunes sont-ils si sévères ? Quelle indépendance affirment les jeunes femmes en s'investissant dans l'action sociale au sein des quartiers ? Quel sens l'engagement des uns et des autres prend-il dans leur construction identitaire ? Autant de questions qu'explore cet ouvrage. Bousculant les représentations courantes, ces jeunes adultes témoignent à la fois d'un attachement à la transmission des valeurs familiales et d'une adhésion aux principes d'égalité, de liberté et de laïcité. Et, loin de l'image trop entretenue d'une banlieue plaintive ou déstructurée, c'est une volonté d'avenir qu'ils nous communiquent. Ce livre est le fruit d'une démarche originale où le sociologue accompagné, et favorisé, rencontre après rencontre, paroles analyses de jeunes adultes dans le cadre de travaux tant collectifs qu'individuels.
Yakoub Abdellatif écrit pour le théâtre depuis plus de vingt ans. Il s'engage aussi quotidiennement auprès de jeunes qui rencontrent des difficultés d'insertion. On trouvera dans cet ouvrage de larges extraits commentés de ses pièces. D'autres textes, crées au fil de rencontres avec le sociologue Bertrand Dubreuil, fournissent des points de vue sur la situation des harkis, celle des jeunes des banlieues, le théâtre et l'écriture.
Aujourd'hui, dans les quartiers périphériques de nos villes, de nombreux jeunes poursuivent des missions dans le cadre d'un service civique. Ils y interviennent en faveur de la solidarité, de l'éducation populaire, du lien social. Ils sont accueillis et accompagnés par des structures qui les associent à leur action. Ce service civique est conçu comme une forme de volontariat et doit permettre de soutenir les jeunes dans la construction de leur avenir tant citoyen que professionnel. Comment vivent-ils cette expérience ? Ils en parlent notamment en termes de réalisation personnelle, en écho à leur histoire familiale, à leur condition sociale, et témoignent d'une volonté de réussir leur existence. A l'encontre de représentations pessimistes relatives aux comportements de la jeunesse, ils affirment des engagements qui trouvent sens dans le service civique.
Des jeunes femmes s'emparent des mots, à Creil. Elles témoignent de leur vision de la ville comme du monde et évoquent leurs projets, leurs engagements. L'avenir de la planète figure au premier plan, de même que la promotion de l'écologie dans leur vie de tous les jours. Des causes sociales, citoyennes, les appellent aussi : là où plusieurs s'interrogent d'autres crient leur révolte et manifestent. Elles se veulent actrices de leur futur : il sera tourné vers le respect de la nature et de la vie nous affirment-elles. Elles ont conscience de la partition qui leur est fournie, cependant, plus que d'être interprètes ou cheffes d'orchestre, ce qu'elles revendiquent c'est d'en écrire une nouvelle. Elles ont débattu, réunies en petits groupes par Fadila El Ouazzani et Sylviane Léonetti, qui plaident au quotidien pour l'égalité, avec goût et passion, au sein de Femmes de libertés et de La ville aux livres. Bertrand Dubreuil, ici en passeur, écoute avec bienveillance et générosité, relance quelquefois un sujet lorsqu'il lui semble que toutes n'ont pas encore exprimé leur pensée. Elles donnent ainsi à leurs paroles la couleur et la tonalité qui leur conviennent. En parallèle un reportage photographique est produit, montrant des lieux de la ville qui font écho aux questions abordées par les participantes.
Par la porte vitrée, il regarde s'éloigner monsieur et madame Taje. A son arrivée dans leur maison, il avait cinq ans. Il en a maintenant huit et tout est à recommencer... Le reste de sa vie il comptera. Maudit manège dans sa tête ! Les chevaux de bois tournoient jusqu'à la nausée. Il faut fuir, échapper à cette angoisse, ce soupçon toujours retenu sur lequel il ne sait mettre un nom. Il serre dans sa main la lettre de Jacques."... J'aurais aimé être un vrai papa pour toi... " Mais pourquoi faut-il que l'image d'un autre homme s'impose à son esprit ? Un homme dont il ne sait le nom, mais qu'il s'imagine déjà connaître. A son sujet, sa mère disait : " Il ne veut pas d'enfant pour l'instant. Un jour, tu reviendras. Un jour... Attends." ... Dans un quelconque foyer de la DDASS, un enfant s'est endormi, roulé en boule. Pierre Mallard, Pierre Taje, Pierre Detil... Peut-il appartenir à une histoire ? Pierre sans nom ! La vérité se terre au fond de lui, interdite. Plus décisive, pourtant, une détermination l'entraîne. Trompé, malmené de faux-semblants en vaines promesses, lui qui pensait n'exister d'aucun lien, se découvrira au centre d'un destin familial.
L'immigration constitue un sujet qui se retrouve périodiquement sur le devant de la scène publique. Cependant, le manque de connaissances et les préjugés nuisent souvent aux débats. Une plongée dans un espace défini - la Picardie - et une appréhension des processus dans la durée - depuis le milieu du XIXe siècle - permettent de mieux comprendre, sous des angles variés, ce qui caractérise vraiment les phénomènes migratoires. Cet ouvrage collectif fait suite à une enquête régionale commanditée par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances et à un colloque, tous deux organisés par une équipe de chercheurs de l'université de Picardie Jules-Verne (laboratoire Habiter-processus identitaires-processus sociaux).
Un quartier, Victorine-Autier à Amiens, vit ses dernières heures. Ses trois tours sont détruites. Si certains habitants éprouvent un soulagement, d'autres demeurent indéfectiblement attachés à ces immeubles, à ce lieu. Philippe Lacoche et Catherine Petit leur ont fourni, à divers moments, des premiers signes de la démolition jusqu'à sa mise en oeuvre, l'occasion de s'exprimer sur les transformations: on peut ainsi lire dans Le dernier hiver de Victorine des témoignages empreints d'émotion et parfois de révolte. Parallèlement, des photographies de Mickaël Accart, Mourad Laffitte et Eléonore Lelong permettent de suivre par l'image, sur une période de dix ans, les changements et la disparition du quartier. On découvre aussi, dans l'ouvrage, une nouvelle de Philippe Lacoche qui redonne vie à cet endroit, planète désormais inaccessible; et un entretien avec deux élus de la ville d'Amiens, Valérie Wadlow et Jacques Lessard. Ils expliquent les raisons pour lesquelles la décision de raser les tours a été prise. Enfin, des reproductions procurent un aperçu d'un travail typographique accompli par Christine Brisset-Le Mauve avec les habitants.
Souvent en marge de notre société et exclus des droits les plus fondamentaux, les Tsiganes doivent lutter pour faire reconnaître leur identité. Qu'ils soient Rroms, Tsiganes, Gitans, Manouches - termes souvent employés de manière confuse alors qu'ils renvoient à des dimensions culturelles spécifiques -, les "gens du voyage", ainsi qu'ils sont identifiés administrativement, sont tous confrontés à des discriminations. Les enfants tsiganes, comme tous les enfants, doivent trouver dans l'école un accès aux connaissances: cependant, ce lieu est également le symbole de la société de l'écrit qui inquiète et écarte leurs parents. La relation au savoir constitue alors un enjeu essentiel. Chercheurs, travailleurs sociaux, enseignants, eux-mêmes Tsiganes ou engagés auprès de ces populations, apportent, dans cet ouvrage, leurs réflexions et leurs expériences. Ce livre collectif est composé de contributions dont une partie est issue d'un colloque consacré aux jeunes tsiganes, organisé par le CASNAV/rectorat de l'académie d'Amiens, le FASILD/ACSÉ de Picardie, l'université de Picardie Jules Verne et la Licorne. Outre les développements relatifs à la scolarisation, des textes traitent d'aspects historiques, économiques, sociaux et culturels.
Ce livre apparaît comme un recueil de témoignages. Ceux de femmes qui vivent ou se vivent entre Algérie et France, même si, parfois, elles n'ont pas revu l'Algérie depuis longtemps. Le pari d'Odile Glinel a consisté à rencontrer, sans distinction, des personnes parties vers la France pour des raisons diverses : immigrées pour motifs économiques, réfugiées, femmes venues à la suite de la guerre d'indépendance... Ce qui les relie ? Toutes, elles ont aimé et quitté le pays auquel elles étaient tant attachées. Ce parti pris de l'auteur transforme les histoires de vie en un regard profond sur l'existence. Les parcours assemblés s'entrechoquent mais aussi se mêlent. Au-delà des bannières et des justifications, ces femmes tissent des lendemains riches d'un héritage culturel aux couleurs communes. En France, quels chemins ont-elles alors empruntés pour bâtir un avenir ? Si elles n'ont pas disposé des mêmes atouts à leur arrivée, elles ont dû, après la déchirure, apprendre à maîtriser un nouveau monde. C'est ainsi qu'elles interrogent cet espace et ses habitants, les Français, dans leur rapport à l'accueil des autres.