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L'enseignement de l'algèbre linéaire en question
DORIER JEAN-LUC
PENSEE SAUVAGE
38,11 €
Épuisé
EAN :9782859191313
Cet ouvrage présente un état de l'art de la recherche en didactique sur l'enseignement et l'apprentissage de l'algèbre linéaire en première année d'université, en se plaçant dans une perspective internationale. Sa vocation est de fournir aux enseignants d'algèbre linéaire un ensemble d'informations issues d'analyses scientifiques menées sur la base d'expérimentations contrôlées. Ces informations visent à mieux cerner les enjeux, les contraintes et les difficultés de cet enseignement, et présentent certaines alternatives et leurs effets, sans donner de réponse définitive sur ce qu'il faut ou ne faut pas faire. Ce livre s'adresse aussi aux didacticiens des mathématiques non spécialisés dans les questions d'algèbre linéaire. Ils pourront y trouver des réflexions sur les questions d'expérimentation et d'évaluation d'ingénieries longues, sur l'utilisation d'outils de didactique dans un contexte d'enseignement supérieur, sur l'articulation de la réflexion épistémologique entre des recherches historiques et didactiques, etc. L'ouvrage est divisé en deux parties: La première partie présente une analyse épistémologique de la genèse historique des concepts élémentaires d'algèbre linéaire sur une période s'étendant du XVIIe au milieu du XXe siècle. La deuxième partie est consacrée aux questions didactiques à part entière. Les quatre premiers chapitres présentent les travaux, qui s'articulent autour d'un enseignement expérimenté depuis une dizaine d'années. Les trois chapitres suivants présentent des travaux des USA ou du Canada. Le dernier chapitre enfin présente quatre travaux plus récents qui ouvrent des perspectives nouvelles de recherche.
Un dictionnaire encyclopédique qui met à la portée de tous les concepts (acteur, conscience, estime de soi, gouvernance, mondialisation, postmodernité...), les auteurs (Bourdieu, Darwin, Foucault, Mauss, Tocqueville, Weber...), les théories qui forment le corpus actuel des sciences humaines. Un dictionnaire vivant et humain: chaque notion est présentée à partir d'exemples concrets qui permettent de comprendre facilement les enjeux et de les situer dans leur contexte. Un dictionnaire actuel: si la dimension historique est systématiquement prise en compte, ce dictionnaire se veut résolument ouvert aux apports récents dans tous les domaines. Un inventaire des disciplines: les principales disciplines des sciences humaines font l'objet d'un développement spécifique en fin d'ouvrage, qui rappelle les fondamentaux (histoire et définition, méthodes et enjeux) pour chacune d'elles. Par sa conception résolument vivante et pédagogique, grâce à son ouverture à l'interdisciplinarité et aux apports internationaux, ce dictionnaire est le compagnon de travail idéal des étudiants, la référence indispensable pour les professionnels des sciences humaines et un outil de culture générale pour un large public.
La démarche clinique, analyse approfondie de situations particulières, devient une méthode d'investigation privilégiée dans tous les domaines de la recherche. Telles un travelling, les méthodes d'observation sont obligées de se modifier pour saisir l'objet en mouvance. Là-bas, les cliniciens de toutes cultures formés dans nos universités se trouvent nécessairement amenés à aménager leurs techniques pour répondre aux transformations des hommes surpris dans les modifications de leur environnement. Là-bas encore, les anthropologues de toutes cultures, s'intéressant de plus en plus aux systèmes dynamiques de représentation de la maladie, s'engagent volens nolens dans des relations de type clinique. Ici enfin, les cliniciens de toutes cultures rencontrant un grand chef soninké du Mali provisoirement éboueur à la ville de Paris, se trouvent expulsés de lests certitudes et subrepticement amenés à réfléchir sur le métissage des techniques.
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.
Le tabou attribue à une personne, un objet ou un mot un caractère à la fois interdit et sacré. Mais lorsqu'il est fonctionnel, le tabou inscrit dans l'univers du sujet qui s'y soumet une discrimination logique qui prend sa source dans des sensations physiques. Un juif pieux vomira à l'idée qu'il a pu ingérer de la viande de porc, une femme baoulé enceinte avortera en mangeant du fruit proscrit, un homme bété développera un véritable syndrome d'influence pour avoir eu des jeux sexuels avec sa cousine parallèle. Mais après cette expérience, ils se penseront davantage juif pieux, baoulé ou bété. Cliniquement, l'imposition du tabou est donc une opération complexe qui transforme des catégories culturelles en représentations psychiques par l'intermédiaire de sensations corporelles. On comprend donc aisément que les thérapies traditionnelles, dans des situations de grands désordres psychologiques utilisent de telles prescriptions. Ainsi, les shamans apaches guérissent-ils les maladies des tics, dont nous savons qu'elles sont notoirement réfractaires à toute psychothérapie, par la mise en place de systèmes individuels de tabous alors que les cheiks musulmans du Maghreb ont plutôt tendance à faire appel aux tabous religieux. De même, un patient gravement perturbé, mélancolique ou schizophrène, pourra-t-il créer un univers à la logique singulière par une organisation obsessionnelle du monde structurée autour de tabous privés. Quoi qu'il en soit, on attend toujours du tabou qu'il réinstaure de tordre là où régnait le désordre du fait de la maladie, de l'acculturation ou de la déstructuration du groupe social. Nous invitons les cliniciens et les chercheurs à approfondir la notion de tabou injustement négligée, à explorer le fonctionnement de thérapies organisées selon la logique du tabou et à s'interroger sur la place qu'il occupe, parfois à notre insu, dans nos psychothérapies.